Je demande enfin justice et sollicite le versement de dommages et intérêts en réparation des préjudices causés par la SNC.

Sous le régime de Vichy, la SNCF a déporté 76 000 Juifs dans des wagons de marchandises.

Cet établissement public, conjointement avec l’Etat français, a spolié  les juifs, les a transporteé dans des conditions inhumaines vers les camps d’Auschwitz et les a dépossédé de tous leurs bien de valeurs avant ou durant le voyage vers l’Allemagne nazie.

Le préjudice réside à l’évidence dans la privation de liberté en parfaite violation de tous les principes les plus élémentaires du droit, et dans les conditions effroyables de transport et de détention.

Ma mère a subi cette épreuve et souffert toute sa vie d’avoir perdu ces parents dans des conditions aussi atroces, elle a eu des troubles psychologiques graves, toute sa vie, jusqu’à sa mort en 2000.

J’ai déjà intenté un premier procès en France avec comme avocate Maître Corinne Hershkovitch à Paris en 2006, puis aux Etats-Unis avec maître Harriet Tamen l’avocate new-yorkaise, qui coordonne le dossier.

Steven Blonder avocat américain spécialiste des class action, a engagé une plainte collective, en mon nom propre avec deux autres personnes devant le tribunal fédéral de Chicago.

Le dossier a été déposé le 16 avril aux États-Unis contre la SNCF à l’occasion de la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste.

Mr Ehlai Haim et sa femme Mme Elhai Nonna Benguigui ont été déporté le 23/05/1943 à Paris. Leurs biens, ainsi que ceux de dizaines de milliers de personnes, ont été saisis.

déportation grand parents 23 juin 1943 par la France de vichy

Identité des responsables: police française, SNCF, état français.
Gare d’arrivée: Auschwitz

Camps de transit français ou camps d’internement: Drancy
Numéro de convois N°55

convois 55 en date du 23juin 1943

Les wagons étaient préparés par la SNCF et tractés par la SNCF comme trains de marchandises. Il s’agissait pourtant de véritables prisons roulantes.

Il est donc incontestable que les fait commis par la SNCF, établissement public, tout comme ceux commis par les fonctionnaires de l’état français, sont constitutifs de spoliation et complicité de crime contre l’humanité, fait largement établis tant par les travaux d’historiens que par la jurisprudence.