Il y a un peu plus de 24 ans débutait la première guerre du Golfe qui mettait Saddam Hussein aux prises avec 34 pays dirigés par les Etats-Unis et coalisés afin de libérer le Koweït de son joug.

Saddam a perdu, son armée défaite, ses capacités opérationnelles réduites à néant et le Koweït a été libéré.

TOUT AURAIT PU S’ARRETER LA !

Mais le 19 mars 2003, la deuxième guerre du Golfe était lancée par Georges W. Bush bien décidé à bouter le dictateur irakien hors de son trône, ce qui fut fait le 30 décembre 2006 lorsque celui-ci fut exécuté au terme d’un procès expéditif.

Saddam Hussein a été le premier dictateur arabe déchu par l’Occident au nom d’un « nouvel ordre mondial » décrété par la puissance américaine encouragée en cela par la chute de l’URSS et visant à modifier la structure étatique des dictatures de la région et à les immerger dans la démocratie.

Mais c’était sans compter sur la culture arabe qui ne se satisfait pas de la moindre faiblesse apparente, considère comme telle les consultations électorales et les transforme bien vite en mini guerres civiles.

Les pays engagés dans le processus de démocratisation de l’Irak en ont fait l’amère expérience et se sont embourbés dans ce guêpier, les Etats-Unis en tête !

Depuis, le chaos règne dans ce pays au gré des luttes de pouvoir entre les chiites majoritaires téléguidés et financés par l’Iran qui en a fait le point de départ de son vaste plan hégémonique sur tout le Moyen-Orient après la honteuse fuite des GI’s ordonnée par Obama, et les sunnites de l’Etat islamique.

Le 17 décembre 2010 commence le premier soulèvement populaire en Tunisie appelé « printemps arabe ». Il aboutira à la chute du président Ben Ali et à la prise du pouvoir par les islamistes du parti Ennahdha qui seront eux même défaits au cours des dernières élections…

Entre temps, des milliers de Tunisiens fuient vers l’Europe à la recherche d’une vie meilleure et rien n’a changé pour la population, leurs revendications restent intactes et le nouvel homme fort du pays traîne à proposer des réformes…

Puis c’est au tour de la Libye de vivre sa révolution, aidée en cela par les puissances occidentales, France en tête…

Mouammar Kadhafi est tué et encore une fois le chaos s’installe dans le pays abandonné par ceux qui étaient sensés l’aider à y instaurer la démocratie…

Mais dans ce cas, l’affaire se complique car comme le colonel Kadhafi l’avait prédit, des centaines de milliers de migrants venant d’Afrique subsaharienne et du Maghreb déferlent sur l’Europe.

L’Egypte aussi connaît, avec le renversement d’Hosni Moubarak un bouleversement politique et sombre dans une dictature théocratique avant de revenir, avec le Général Al-Sissi, à une sorte de dictature militaire maquillée…

La Syrie entre alors dans cette danse macabre et la contestation s’est très vite transformée en guerre civile meurtrière puisqu’à ce jour, nous dénombrons près de 300 000 victimes et des millions de réfugiés dont beaucoup tenteront par tous les moyens de rejoindre encore une fois le Vieux Continent submergé par cette vague incessante…

Le pays est aujourd’hui en pleine déliquescence et sa frontière avec Israël, considérée comme la moins « problématique » depuis 40 ans, fait dorénavant figure de nouveau front pour l’État hébreu…

COMPRENEZ MOI BIEN !

Je ne fais pas ici l’apologie des régimes dictatoriaux que
j’exècre !

Ce que je cherche à démontrer par cette réflexion, c’est que si la démocratie convient parfaitement à notre culture judéo-chrétienne, force est de constater qu’elle n’est en rien compatible avec les pays arabo-musulmans et que les dirigeants du « monde libre » auraient été bien inspirés de laisser les dictateurs en place plutôt que de provoquer le déversement de millions de personnes sur l’Europe qui à terme, se serviront de nos propres lois démocratiques afin de tenter de faire de nos pays… des dictatures…