Poser la question autour de vous, et surtout aux jeunes, demandez-leur quelles étaient les frontières entre les Etats arabes et Israël depuis le plan de partage de l’ONU en 1947, l’évolution de celles-ci suite à la guerre déclenchée par tous les Etats arabes qui s’en est suivie, la situation qui prévalait avant la guerre des Six jours en 1967, vous serez certainement surpris par leur méconnaissance touchant tous ces sujets, personne ne pourrait le leur reprocher, ils n’en sont pas responsables, dans tous les débats interminables auxquels il nous est donné d’assister, peu de monde y pense, comment comprendre alors la situation.

Je ne vais pas revenir sur toutes les péripéties de ce conflit, ceux qui veulent s’instruire avant de se faire une idée juste du conflit israélo-arabe, pourront s’ils le veulent vraiment, trouver assez d’informations sur la toile, plusieurs sites expliquent assez clairement les tenants et aboutissants de ce conflit.

Attention, la résolution 242 de l’ONU de 1967 stipule en anglais, qu’Israel doit se retirer « DE » territoires conquis et négocier avec les Etats arabes (et non avec un Etat palestinien qui n’existait pas) le tracé definitif des frontières, donc pas de « TOUS version que certains malhonnêtes voudraient imposer, favorisant quand cela les arrange, la version française qui ne fait pas autorité en la matière, la version anglaise officielle stipule « From territories », à dessein plus vague, laissant la porte ouverte à des rectifications des frontières a négocier entre les belligérants, tout devant etre négociable.

Juste pour mémoire, il faut savoir qu’il n’existait pas d’État palestinien avant 1967, les frontières avant la guerre de 1967 n’étaient que des lignes d’armistice (pas encore déterminées donc non reconnues selon le droit international).

La Jordanie occupait sans en avoir le droit, toute la Cis-Jordanie, elle occupait la plus grande partie de Jerusalem, le mont du Temple et le mur des Lamentations étaient aussi entre ses mains avec interdiction pour les Juifs israéliens d’y accéder, tout le monde sait ce qu’ils on fait pour éliminer toute trace, pourtant millénaire, de la présence juive dans ces territoires qu’elle contrôlait…

La Jordanie avait donc depuis 1949 jusqu’à 1967, tout ce territoire, pendant ce laps de temps, ni elle, ni aucun autre Etat arabe, et encore moins l’ONU, ne s’était offusquée qu’un Etat palestinien n’existât point, et pour cause, en ce temps-là, pour les Arabes la Palestine, c’était la Jordanie et Israël n’avait pas le droit d’exister.

Ceci dit, comme il n’a jamais existé d’État palestinien avant 1947, ni avant ni après Jésus-Christ…

Les seuls à avoir accepté que celui-ci soit créé, sont les Israéliens, alors qu’ils sont sortis vainqueurs de toutes les guerres provoquées par ces États arabes qui n’avaient pas caché leur désir de détruire Israël dès sa reconnaissance par l’ONU.

C’est donc sans avoir légalement obligation, qu’Israël avait accepté de négocier avec les Etats arabes, d’une reconnaissance par eux d’un Etat propre aux palestiniens, l’ONU exigeait juste qu’Israel négociât avec les pays arabes (la Jordanie pour la Judee-Samarie avec la Syrie pour le Golan et avec l’Egypte pour le Sinaï et Gaza) le tracé des frontières qui les séparaient, Israel proposa de restituer à la Jordanie, la Cis-Jordanie moyennant des arrangements notamment sur Jérusalem, mais la Jordanie refusa cette offre, prétextant qu’elle ne voulait ni reconnaitre ni négocier avec Israël, elle déclara qu’Israël n’avait qu’à régler ce problème avec les habitants de ce territoire, ces fameux habitants que le monde a nommé « peuple palestinien », comme si les Juifs israéliens et les Jordaniens eux-mêmes n’étaient pas palestiniens.

Les dirigeants de ce peuple palestinien, qui plus est, sans État, ne voulaient pas non plus entendre parler d’Israël, ni même reconnaître son existence, ils promirent à leur peuple de jeter les « Juifs à la mer », en fait, jusqu’à présent en 2015, malgré des négociations sans fin, les Palestiniens n’admettent toujours pas qu’un État Juif puisse vivre en paix à leur côté dans cette région, qu’ils estiment n’être, et ne devant être, qu’une terre d’islam, c’est écrit noir sur blanc dans la Charte du Hamas, Mahmoud Abbas pense et dit la même chose, en arabe pour les Arabes, et en anglais pour le reste du monde…

Seuls les sourds ne peuvent pas l’entendre…

Alors, pourquoi tous les gouvernements israéliens qui se sont succédés, depuis près de 70 ans sont-ils tombés sur un mur du « NON » ?

Quelles que soient les propositions parfois très généreuses des Israéliens (MM. Rabin, Barak, et ceux qui les ont suivi), les Palestiniens ont toujours refusé un accord definitif, ils n’ont pas changé, comme ils n’ont pas changé de négociateurs en charge du dossier, avec la sempiternelle poupée qui dit non… Saeb Erekat entre autres, il faut croire qu’ils ne tiennent pas beaucoup à signer cette paix, comme tous les autres avant eux, par peur de se faire assassiner, et par manque de courage, n’est pas Monsieur Sadate qui veut.

Je suis pessimiste, à moins d’un « printemps » palestinien, et d’élections vraiment ouvertes et libres, je ne vois pas comment cette population va pouvoir remplacer ses dirigeants par d’autres plus honnêtes, plus réalistes, ne désirant pas s’en mettre plein les poches sur leur dos et sur celui de la communauté internationale, accepteront-ils un jour une paix réelle, avec leur Etat à côté, et NON à la place d’Israël :

Pour mémoire, voici sur quels points achoppent les négociations :

JERUSALEM : Une solution avait été trouvée en 2000, cela avait été pratiquement réglé, mais Arafat ayant eu peur de se faire assassiner, il claqua la porte, et tout fut remis aux calendes grecques.

A ce jour, je pense que les Israéliens en majorité seraient prêts à accepter ces propositions faites par Ehud Barak, dans tous les programmes politiques de tous les grands partis israéliens à quelques nuances près, elles sont équivalentes.

RETOUR DES RÉFUGIÉS : Le retour en Israël intra-muros de tous les réfugiés ayant fui en 1948-49, répondant aux injonctions des dirigeants des pays arabes encerclant l’État d’Israël naissant, ils partirent… 500 000, ils sont aujourd’hui plus de 5 millions à vouloir revenir…

Aucun parti politique en Israël, sur ce point également n’est disposé à accepter ce suicide démographique, les Palestiniens ne veulent rien entendre, bien que les grandes puissances trouvent cette demande pour le moins farfelue, soulignons quand même qu’Israël a bien voulu accepter le retour de 30 000 réfugiés en Israël dans un geste de bonne volonté, refus également.

DÉMILITARISATION DU FUTUR ETAT PALESTINIEN : Tous les grands partis politiques israéliens sont contre un Etat palestinien militarisé, à quoi servirait une armée palestinienne, sinon qu’à menacer son voisin si le vent venait à tourner, et on voit bien dans cette région à quelle vitesse il peut tourner…

Ils sont prêts à mourir, plutot que d’accepter que leur futur Etat n’ait pas cette armée, avec qui sait, la possibilité de pouvoir retourner ses armes contre Israël, on a vu leur respect des accords déjà signés avec Israel…

Gaza qui a été restituée sans accord bilatéral il est vrai, aurait pu être un laboratoire, ce fut un fiasco total, les Palestiniens ayant perdu leur meilleure occasion de prouver aux Israéliens et au monde qui ferme les yeux, ce dont ils sont capables dans un territoire complètement entre leurs mains, on aura beaucoup de mal à l’avenir d’arriver à la paix à cause de ce bellicisme incroyable.

CONTRÔLES AUX FRONTIERES : Israël demande qu’en cas d’accord de paix, il puisse assurer un contrôle commun à ses frontières délimitées par les voies naturelles, le Jourdain en particulier, même quand Israël accepte de ne maintenir ces contrôles, que pendant quelques années pour voir… Même temporairement, refus encore, on voit bien de quel côté se trouve l’intransigeance…

Et surtout on pourra juger de l’empressement des Palestiniens, que l’on dit dans une situation dramatiquement intenable, d’avoir enfin leur propre Etat.

Sans rentrer dans tous les détails des négotiations depuis des dizaines d’années, celles-ci ont buté principalement sur les points rappelés plus haut, je vous laisse juge, qui sont les responsables, qui sont les plus intransigeants, et quels sont les dirigeants israéliens qui seraient disposés à accepter demain, ce que tous les grands dirigeants de tous les grands partis de ce pays ont toujours refusé à ce jour, ils refuseront demain pour les mêmes raisons toutes concessions qui pourraient mettre en danger le pays, il ne faut pas en douter, c’est bien aux Palestiniens de montrer leur bonne volonté, la situation de Gaza n’a pas arrangé les choses, surtout pour la gauche israélienne complètement lâchée et asséchée par les Palestiniens.

Alors me direz-vous, Droite, Gauche, je ne pense pas que les Israéliens devraient prendre en considération les futurs pourparlers de paix avant de déposer leur bulletin de vote dans l’urne dans quelques semaines, les autres sujets ne manquent pas, sociaux notamment, les négociations passées et récentes prouvent que les critères concernant les pourparlers de paix ne changent pas sur le fond, selon qui gouverne en Israel.

Mais attention il ne faudra pas que les Palestiniens influencent par leurs actes à venir, leur décision, il ne faudrait pas qu’à nouveau ceux-ci jouent un rôle néfaste, Arafat le machiavélique avait instrumentalisé ces élections, qui devaient voir la victoire de Monsieur Itshak Rabin en 1995, tout le monde connaît la suite, mais peu de monde en avait fait la bonne analyse, attribuant simplement son assassinant par un extrémiste juif, en occultant la responsabilité d’Arafat, qui l’avait rendu possible.

Nous savons aujourd’hui, que les attentats quasi-journaliers organisés par Arafat, avaient contribué largement, d’abord à l’assassinat de ce grand Homme d’Etat que fut M. Rabin (Z’L) puis à la défaite d’un parti résolument engagé dans un processus de paix, que seul le vice et la mauvaise foi de ce terroriste, avait enterré, et pour cause, Arafat ne desirant pas favoriser la réélection d’une paire de dirigeants messianique, telle que MM. Rabin-Peres, auréolée d’une popularité internationale, reconnue, appréciée, et de plus très respectée, autant d’atouts qui pour lui étaient tout simplement inenvisageables voir, INSUPPORTABLES !!!

Et oui, contrairement à tout ce que l’on pourrait penser, les dirigeants palestiniens ont toujours favorisé l’arrivée au pouvoir en Israel, d’hommes discrédités par avance, ayant une réputation d’intransigeance, pour passer, EUX, pour des anges pacifiques, cela ne leur a jamais réussi, mais comme ce n’est pas tant la paix qu’ils recherchent, peut-être que dans cette seule optique, il faut l’avouer, ils auront réussi…

Pour le seul malheur de leur peuple…