Des attaques terroristes de grandes envergures ont frappé des positions égyptiennes dans le Sinaï, faisant entre 40 et 70 victimes militaires et civiles.

Le président Al Sissi a, comme à son habitude, promptement réagit en contre-attaquant fortement avec ses F16, ses hélicoptères de combat et ses chars les milices terroristes se revendiquant de l’EI, faisant une centaine de morts parmi celles-ci.

Nous apprenons, de sources sécuritaires israéliennes que le Hamas aurait fourni les armes utilisées lors de ces attaques.

L’exécutif égyptien a déclaré que si cela était confirmé, il n’exclurait  pas de frapper massivement la bande de Gaza en représailles.

Il ne fait aucun doute que si l’implication des dirigeants de la bande côtière se vérifie, il mettra sa menace à exécution et ne s’embarrassera pas de savoir qui se trouvera sous ses bombardements.

S’il décide de punir les responsables logistiques de ces attentats, il ne se privera pas de l’effet de surprise nécessaire afin d’atteindre ses obejctifs en prévenant, comme le fait Tsahal, les populations civiles au milieu desquelles se trouvent en permanence ces derniers.

Si le Hamas répond par des tirs de missiles visant des cibles égyptiennes, sa contre-attaque ne sera pas entravée par l’observance d’une quelconque éthique à l’égard des gazaouis.

Mais alors, une question me taraude : qu’en sera-t-il de la réaction internationale dans un tel cas de figure ?
Parlera-t-on de riposte « disproportionnée » ?
Verra-t-on les dirigeants du « monde libre » monter au créneau pour dénoncer un massacre ?

Laurent Fabius s’emploiera-t-il au Caire pour déclarer « que rien ne justifie un tel carnage » comme il avait pu le faire de Jérusalem ou sera-t-il bridé en cela par la menace d’une éventuelle annulation de la commande égyptienne de « Rafales » français ?

Verra-t-on les rues de Paris et des grandes villes envahies par des hordes de manifestants survoltés, crachant leur haine de « l’égyptien génocidaire » ?

Assisterons nous à des rassemblements rageurs un peu partout dans le monde, et y verrons nous leurs participants y hurler leur détestation de l’Egypte comme ils l’ont fait pour Israël ?

Le conseil des droit de l’homme de l’ONU diligentera-t-il une enquête internationale afin de traquer l’éventualité d’une accusation pour « crime de guerre » contre le Caire ?

En vérité, je ne crois pas une seule seconde qu’une réponse affirmative ne vienne sanctionner la moindre de mes interrogations, sauf celle concernant notre cher ministre des Affaires Étrangères bien sûr.

Comment puis je être aussi sûr de cela ?
Sur quelles bases m’appuie-je pour afficher de telles certitudes ?

Simplement sur le constat perpétuellement renouvelé que lorsque des arabes tuent d’autres arabes, les manifestations de colère n’ont pas droit de cité.

Quelques exemples ?

Tout le monde sait de quelle manière Al Sissi a maté dans le sang la rébellion islamique, tuant 1 400 personnes, en emprisonnant des milliers d’autres et en condamnant à mort, dans des procès pour le moins expéditifs des centaines dont le président déchu Mohamed Morsi.

Il a en outre et dans l’indifférence totale, détruit des milliers de maisons palestiniennes à la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte afin de s’assurer une profondeur stratégique, puis creusé une tranchée de 10m de large sur 20 de profondeur !

Quid des condamnations internationales ?

Le conflit en Syrie a jusqu’à présent, fait plus de 230 000 victimes et nous attendons toujours des manifestations monstres à travers le monde.

Il y en a bien eu une à Paris mais elle n’a rassemblé qu’à peine… 150 personnes !

Les exécutions filmées de l’Etat Islamique, bien qu’elles aient suscitées horreur et effroi, n’ont pas non plus donné lieu à des rassemblements dignes de ce nom.

De même que le siège et les bombardements meurtriers du camp palestinien de Yarmouk qui ont provoqué la mort de centaines de personnes dont plus de 170…de faim !

La liste est encore longue mais vous aurez tous compris où je voulais en venir :

Je pense que nous attendrons en vain les condamnations et les actions onusiennes de ces « indignés » aux mains pleines du sang de leurs bavures sur les théatres d’opérations en Irak, en Afghanistan ou au Mali.

Malheureusement, il ressort de cette analyse que la mort d’un arabe ne suscite colère, indignation et condamnation qu’en fonction de la couleur de la balle qui l’a tué…