Beaucoup d’encre a coulé à propos de « l’accord de Vienne » sur le nucléaire iranien.

De nombreux pays ont applaudi ce deal honteux et il ne servirait à rien de relater le processus progressif de concessions qui a fini par aboutir à la capitulation complète des pays occidentaux, les Etats-Unis d’Obama en tête…

D’autres se sont indignés d’une telle mascarade qui à terme ne réglera rien du tout et surtout, permettra au régime des mollahs d’obtenir la puissance nucléaire légalement dans le cadre de celui-ci…

Pour parler des premiers nommés, nous avons pu voir, alors qu’aucune sanction officielle n’a encore été levée, les ministres européens se précipiter à Téhéran avec à leur suite les représentants de leurs plus beaux fleurons industriels afin de signer des pré-contrats de fournitures de toute sorte, tentant de capter une part significative de l’enveloppe de plusieurs centaines de milliards de dollars promise au déblocage des sanctions…

Les russes eux, se sont contentés de l’adoption de la résolution actant cet accord par le conseil de sécurité pour l’interpréter comme une levée immédiate de celles-ci et coopèrent déjà avec l’Iran sur le plan militaire.

Tous comptent sur cette manne afin de redresser leurs économies en déliquescence.

MAIS PERSONNE N’A EMIS L’HYPOTHÈSE QUE LA RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE POURRAIT NE PAS RATIFIER CE TEXTE QUI DOIT, COMME POUR LES ÉTATS-UNIS, PASSER PAR UN VOTE AU PARLEMENT !!!

Aucun chef d’état, aucun analyste n’a à ma connaissance pris en compte le fait que les députés iraniens décident qu’en fin de compte, un meilleur traité pourrait être conclut !

Je reconnais que pour les occidentaux que nous sommes, la gymnastique intellectuelle conduisant à ce type de raisonnement paraît pour le moins ardue pour ne pas dire tordue, mais pour un esprit oriental, un tel cheminement obéirait à une espèce de logique au vu du déroulement des négociations passées !

Car si l’on reprend le cours de celles-ci, on s’aperçoit qu’alors que les iraniens étaient venus presqu’à genoux, contraints et forcés, minés qu’ils étaient par les sanctions qui paralysaient leur économie face à des négociateurs occidentaux bien décidés à imposer leurs conditions, il leur aura juste fallut étaler les perspectives de contrats futurs et la longue liste des besoins d’un pays représentant un marché de près de quatre vingt millions d’âmes sans compter les formidables réserves énergétiques à exploiter pour que les représentants des pays du 5+1 les remettent en selle et leur donnent la main dans des négociations sensées à l’origine, annihiler complètement leurs visées nucléaires…

Alors pourquoi les mollahs ne pourraient-ils pas imaginer, maintenant que pour les puissances occidentales, l’odeur du gâteau se fait de plus en plus proche, qu’elles se sont déjà léchées les babines, ont affûté leurs couteaux, posé leurs serviettes sur leurs genoux et presque ventilé les recettes à venir, que quelques « petits aménagements » de dernière minute ne sauraient constituer un obstacle majeur à l’atteinte de leurs objectifs économiques ?

Après tout, au point où elles ont accepté de se fourvoyer, un « petit effort » supplémentaire contre des centaines de milliards de dollars de commandes paraîtra bien peu de chose et elles sauront toujours trouver les mots pour nous expliquer que « cela ne changera rien sur le fond » et que « la situation est sous contrôle » non ?

Le vote au parlement iranien déjà repoussé une fois, devrait se tenir aujourd’hui !

JAMAIS JE N’AI AUTANT ESPÉRÉ ME TROMPER SUR L’ISSUE DE CELUI-CI…