C’est à Erevan, que va se tenir le sommet de la francophonie qui entérinera l’admission de l’Arménie à l’organisation internationale de la francophonie… Il est de notoriété publique que le nombre de francophones, dans ce pays, se comptent sur les doigts des deux mains.

Il est vrai que la Corée du Sud, le Mexique, la Thaïlande et l’Estonie sont dans une situation semblables… Le ridicule ne tuant plus… L’Arabie Saoudite –pays des droits de l’Homme– vient de demander son admission.

Pour ma part, je n’ai pas demandé à naître francophone mais je le suis, j’en suis fier et heureux.

Comment, dès lors, peut-on me contester cette partie intrinsèque de mon identité culturelle ? La francophonie est devenue un microcosme de la société israélienne.

Alors pourquoi cette absurdité ?

C’est que l’une des règles de fonctionnement de la francophonie est celle de l’unanimité, laquelle est incompréhensible et anachronique. Il est navrant et décevant de se rendre compte que cette législation ne gêne aucun des Etats et aucun des gouvernements membres de la francophonie.

Y a-t-il besoin de répéter que l’entrée d’Israël dans la francophonie rendra possible un dialogue de cultures d’Orient et d’Occident, du nord et du sud et contribuera à un dialogue judeo-arabe plus fécond.

Je crois que j’aurais renoncé à mon interpellation –moi a qui la France avait fini par faire croire que mes ancêtres étaient des gaulois– s’il se trouvait un seul pays lésé par une telle décision. Le débat de la francophonie– qui est pour nous autres israéliens une véritable aventure spirituelle– est assuré d’une longue histoire et ce sera une chance et un gage de fécondité pour la francophonie.