Cette semaine nous allons étudier ensemble un des plus beaux récits érotiques jamais écrits : le Cantique des Cantiques ou Chir Hachirim.

La tradition veut que le roi Salomon en soit l’auteur. En réalité, nul ne sait qui a composé ce recueil de cinq poèmes. La langue et le style sont assez tardifs et font penser à l’époque perse ou même hellénistique (IIIe s. av. J.C.).

Comme vous pouvez vous en douter, ce texte à connotation érotique n’a pas été accepté par les rabbins sans discussions. La Mischna évoque de vives controverses au sujet de son intégration dans les Ecrits.

Il a pu y trouver sa place à la suite de l’interprétation allégorique de Rabbi Akiva, qui voit dans le Cantique des cantiques une déclaration symbolique de l’amour entre Dieu et son peuple.

Rabbi Akiva a expliqué que le sujet du Cantique des Cantiques ne pouvait pas être l’amour humain puisque son auteur, le roi Salomon, avait trop d’épouses pour composer un poème à la gloire d’une seule. Il expliqua que « tous les cantiques sont saints, mais Chir Hachirim est éminemment saint »

En lisant ce Cantique nous nous apercevons qu’à la manière d’un opéra, plusieurs actes et plusieurs personnages sont en scène : la bien-aimée, le chœur, le bien-aimé, le duo et le poète.

J’ai décidé de vous faire partager une traduction non allégorique de ce poème avec quelques commentaires, car nous ne trouvons dans nos synagogues que des traductions allégoriques.

Premier acte

LA BIEN-AIMEE

Qu’il me baise des baisers de sa bouche.

Tes amours sont plus délicieuses que le vin ; l’arôme de tes parfums est exquis ; ton nom est une huile qui s’épanche, c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment.

Entraîne-moi sur tes pas, courons !

Le roi m’a introduite en ses appartements ; tu seras notre joie et notre allégresse.

Nous célébrerons tes amours plus que le vin ; comme on a raison de t’aimer !

Je suis noire et pourtant belle, filles de Jérusalem, comme les tentes de Qédar, comme les pavillons de Salma.

Ne prenez pas garde à mon teint basané : c’est le soleil qui m’a brûlée.

Les fils de ma mère se sont emportés contre moi, ils m’ont mise à garder les vignes.

Ma vigne à moi, je ne l’avais pas gardée !

Dis-moi donc, toi que mon cœur aime : où mèneras-tu paître le troupeau, où le mettras-tu au repos, à l’heure de midi ?

Pour que je n’erre plus en vagabonde, près du troupeau de tes compagnons.

« Je suis noire et pourtant belle. » Il est très rare de trouver dans la Bible une mention de la couleur de la peau. Nous assistons à une première recommandation sur l’amour : il ne faut pas faire attention à la couleur de la peau de l’être aimé. Le racisme existait déjà à l’époque, certains se défiaient d’un teint basané.

LE CHŒUR

Si tu l’ignores, ô la plus belle des femmes, suis les traces du troupeau, et mène paître tes chevreaux près de la demeure des bergers.

LE BIEN-AIME

A ma cavale, attelée au char de Pharaon, je te compare, ma bien-aimée.

Tes joues restent belles, entre les pendeloques, et ton cou dans les colliers.

Nous te ferons des pendants d’or et des globules d’argent.

Voici une leçon pour nos jeunes : offrez des bijoux à vos bien-aimées. Il suffit d’une paire de boucles d’oreilles pour faire d’elles les plus heureuses.

DUO

–          Tandis que le roi est en son enclos, mon nard* donne son parfum.

           Mon bien-aimé est un sachet de myrrhe, qui repose entre mes seins.

           Mon bien-aimé est une grappe de cyprès, dans les vignes d’En-Geddi.

*Le nard est un des parfums les plus anciens que nous connaissons

–          Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes.

–          Que tu es beau, mon bien-aimé, combien délicieux ! Notre lit n’est que verdure.

–          Les poutres de notre maison sont de cèdre, nos lambris de cyprès.

–       Je suis le narcisse de Sharon, le lys des vallées

–          Comme le lys entre les chardons, telle ma bien-aimée entre les jeunes femmes.

–           Comme le pommier parmi les arbres d’un verger, ainsi mon bien-aimé parmi les jeunes hommes.

           A son ombre désirée je me suis assise, et son fruit est doux à mon palais.

           Il m’a menée au cellier, et la bannière qu’il dresse sur moi, c’est l’amour.

           Soutenez-moi avec des gâteaux de raisin, ranimez-moi avec des pommes, car je suis malade        d’amour.

            Son bras gauche est sous ma tête et sa droite m’étreint.

–          Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par les gazelles, par les biches des champs, n’éveillez pas,        ne réveillez pas mon amour, avant l’heure de son bon plaisir.

Nous sommes à la fin du premier acte. Les amoureux se sont déclarés leur flamme et sont prêts à s’aimer.

 Second acte

LA BIEN-AIMEE

J’entends mon bien-aimé.

Voici qu’il arrive, sautant sur les montagnes, bondissant sur les collines. Mon bien-aimé est semblable à une gazelle, à un jeune faon.

Voilà qu’il se tient derrière notre mur. Il guette par la fenêtre, Il épie par le treillis.

Mon bien-aimé élève la voix, Il me dit :“ Lève-toi, ma bien-aimée, ma belle, viens. Car voilà l’hiver passé, c’en est fini des pluies, elles ont disparu.

Sur notre terre, les fleurs se montrent.

A La saison viennent de gais refrains, le roucoulement de la tourterelle se fait entendre sur notre terre.

Le figuier forme ses premiers fruits et les vignes en fleur exhalent leur parfum.

Lève-toi, ma bien-aimée, ma belle, viens !

Ma colombe, cachée au creux des rochers, en des retraites escarpées, montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix ; car ta voix est douce et charmant ton visage. ”

Attrapez-nous les renards, les petits renards ravageurs de vigne, car nos vignes sont en fleur.

Nous assistons à un vrai cours de  « drague » qui devrait être appris par beaucoup d’hommes car, je crois que vous ne me contredirez pas mesdames, quelquefois les approches des messieurs sont un peu lourdes.

Mon bien-aimé est à moi, et moi à lui.

Il fait paître son troupeau parmi les lys.

Avant que souffle la brise du jour et que s’enfuient les ombres, reviens… ! Sois semblable, mon bien-aimé, à une gazelle, à un jeune faon, sur les montagnes de Bétèr.

Sur ma couche, la nuit, j’ai cherché celui que mon cœur aime.

Je l’ai cherché mais ne l’ai point trouvé !

Je me lèverai donc, et parcourrai la ville.

Dans les rues et sur les places, je chercherai celui que mon cœur aime.

Je l’ai cherché, mais ne l’ai point trouvé !

Les gardes m’ont rencontrée, ceux qui font la ronde dans la ville : “ Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? ”

A peine les avais-je dépassés, j’ai trouvé celui que mon cœur aime.

Je l’ai saisi et ne le lâcherai point que je ne l’aie fait entrer dans la maison de ma mère, dans la chambre de celle qui m’a conçue.

Elle a cherché l’amour tant d’années, on sent la détresse de cette jeune fille en quête d’amour mais après avoir trouvé son âme sœur, gare à celle qui lui prendra !

LE BIEN-AIME

Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par les gazelles, par les biches des champs, n’éveillez pas, ne réveillez pas mon amour, avant l’heure de son bon plaisir.

Nous arrivons à la fin du deuxième acte. Elle a trouvé son amour mais lui souhaite attendre un petit peu. On a l’impression qu’il désire la respecter. 

Troisième acte  

LE POETE

Qu’est-ce là qui monte du désert, comme une colonne de fumée, vapeur de myrrhe et d’encens et de tous parfums exotiques ?

Voici la litière de Salomon.

Soixante preux l’entourent, élite des preux d’Israël : tous experts à manier l’épée, vétérans des combats. Chacun a le glaive au côté, craignant les surprises de la nuit.

Le roi Salomon s’est fait un palanquin en bois du Liban.

Il en a fait les colonnes d’argent, le baldaquin d’or, le siège de pourpre.

Le fond est une marqueterie d’ébène.

Venez contempler, filles de Sion, le roi Salomon, avec le diadème dont sa mère l’a couronné au jour de ses épousailles, au jour de la joie de son cœur.

Nous apprenons, par le poète, que Salomon ne dormait pas sur ses deux oreilles. Il était entouré de gardes. En sachant le nombre de femmes qu’avait Salomon, peut-être a-t-il fait des jaloux ? Je vois un autre message : il est beaucoup moins dangereux d’avoir une femme que plusieurs.

LE BIEN-AIME

Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle !

 Tes yeux sont des colombes, derrière ton voile, tes cheveux comme un troupeau de chèvres, ondulant sur les pentes du mont Galaad.

Tes dents, un troupeau de brebis à tondre qui remontent du bain.

Chacune a sa jumelle et nulle n’en est privée.

Tes lèvres un fil d’écarlate, et tes discours sont ravissants.

Tes joues, des moitiés de grenades, derrière ton voile.

Ton cou, la tour de David, bâtie par assises.

Mille rondaches y sont suspendues, tous les boucliers des preux.

Tes deux seins, deux faons, jumeaux d’une gazelle, qui paissent parmi les lys.

Avant que souffle la brise du jour et que s’enfuient les ombres, j’irai à la montagne de la myrrhe, à la colline de l’encens.

Tu es toute belle, ma bien-aimée, et sans tache aucune !

Viens du Liban, ô fiancée, viens du Liban, fais ton entrée.

Abaisse tes regards, des cimes de l’Amana, des cimes du Sanir et de l’Hermon, repaire des lions, montagne des léopards.

Tu me fais perdre le sens, ma sœur, ô fiancée, tu me fais perdre le sens par un seul de tes regards, par un anneau de ton collier !

Que ton amour a de charmes, ma sœur, ô fiancée.

Que ton amour est délicieux, plus que le vin !

Et l’arôme de tes parfums, plus que tous les baumes !

Tes lèvres, ô fiancée, distillent le miel vierge.

Le miel et le lait sont sous ta langue ; et le parfum de tes vêtements est comme le parfum du Liban.

Elle est un jardin bien clos, ma sœur, ô fiancée ; un jardin bien clos, une source scellée.

Tes jets font un verger des grenadiers, avec les fruits les plus exquis : le nard et le safran, le roseau odorant et le cinnamome, avec tous les arbres à encens ; la myrrhe et l’aloès, avec les plus fins arômes. Source des jardins, puits d’eaux vives, ruissellement du Liban !

Plus romantique et enflammé que cela, franchement c’est impossible.

LA BIEN-AIMEE

Lève-toi, aquilon, accours, autan !

Soufflez sur mon jardin, qu’il distille ses aromates !

Que mon bien-aimé entre dans son jardin, et qu’il en goûte les fruits délicieux !

LE BIEN-AIMé

J’entre dans mon jardin, ma sœur, ô fiancée, je récolte ma myrrhe et mon baume, je mange mon miel et mon rayon, je bois mon vin et mon lait.

Mangez, amis, buvez, enivrez-vous, mes bien-aimés !

A la fin de cet acte, nos deux tourtereaux ont consommé… et d’une façon si romantique !

Quatrième acte 

LA BIEN-AIMéE

Je dors, mais mon cœur veille.

J’entends mon bien-aimé qui frappe.

“ Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, ma parfaite ! Car ma tête est couverte de rosée, mes boucles, des gouttes de la nuit. ”

“ J’ai ôté ma tunique, comment la remettrais-je ?

J’ai lavé mes pieds, comment les salirais-je ? ”

Mon bien-aimé a passé la main par la fente, et pour lui mes entrailles ont frémi.

Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé, et de mes mains a dégoutté la myrrhe, de mes doigts la myrrhe vierge, sur la poignée du verrou.

J’ai ouvert à mon bien-aimé, mais, tournant le dos, il avait disparu !

Sa fuite m’a fait rendre l’âme.

Je l’ai cherché, mais ne l’ai point trouvé, je l’ai appelé, mais il n’a pas répondu !

Les gardes m’ont rencontrée, ceux qui font la ronde dans la ville.

Ils m’ont frappée, ils m’ont blessée, ils ont enlevé mon manteau, ceux qui gardent les remparts.

Je vous en conjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui déclarerez-vous ?

Que je suis malade d’amour.

Nous assistons à ce moment à un drame : il a consommé et s’en est allé.

LE CHŒUR

Qu’a donc ton bien-aimé de plus que les autres, ô la plus belle des femmes ?

Qu’a donc ton bien-aimé de plus que les autres, pour que tu nous conjures de la sorte ?

LA BIEN-AIMEE

Mon bien-aimé est frais et vermeil, il se reconnaît entre dix mille.

Sa tête est d’or, et d’un or pur ; ses boucles sont des palmes, noires comme le corbeau.

Ses yeux sont des colombes, au bord des cours d’eau se baignant dans le lait, posées au bord d’une vasque.

Ses joues sont comme des parterres d’aromates, des massifs parfumés.

Ses lèvres sont des lys ; elles distillent la myrrhe vierge.

Ses mains sont des globes d’or, garnies de pierres de Tarsis.

Son ventre est une masse d’ivoire, couverte de saphirs.

Ses jambes sont des colonnes d’albâtre, posées sur des bases d’or pur.

Son aspect est celui du Liban, sans rival comme les cèdres.

Ses discours sont la suavité même, et tout en lui n’est que charme.

Tel est mon bien-aimé, tel est mon époux, filles de Jérusalem.

LE CHŒUR

Où est parti ton bien-aimé, ô la plus belle des femmes ?

Où s’est tourné ton bien-aimé, que nous le cherchions avec toi ?

LA BIEN-AIMéE

Mon bien-aimé est descendu à son jardin, aux parterres embaumés, pour faire paître son troupeau dans les jardins et pour cueillir des lys.

Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi !

Il fait paître son troupeau parmi les lys.

L’auteur nous rassure sur la fuite du bien-aimé : il est parti travailler.

Cinquième acte 

LE BIEN-AIMé

Tu es belle, mon amie, comme Tirça, charmante comme Jérusalem, redoutable comme des bataillons.

Détourne de moi tes regards, car ils m’assaillent !

Tes cheveux sont un troupeau de chèvres, ondulant sur les pentes du Galaad.

Tes dents sont un troupeau de brebis, qui remontent du bain.

Chacune a sa jumelle et nulle n’en est privée.

Tes joues sont des moitiés de grenade derrière ton voile.

Il y a soixante reines et quatre-vingts concubines ! (et des jeunes filles sans nombre.)

Unique est ma colombe, ma parfaite.

Elle est l’unique de sa mère, la préférée de celle qui l’enfanta.

Les jeunes femmes l’ont vue et glorifiée, reines et concubines l’ont célébrée : “ Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore, belle comme la lune, resplendissante comme le soleil, redoutable comme des bataillons ? ”

Au jardin des noyers je suis descendu, pour voir les jeunes pousses de la vallée, pour voir si la vigne bourgeonne, si les grenadiers fleurissent. Je ne sais, mais mon désir m’a jeté sur les chars d’Amminadîb !

On voit que le bien-aimé a déjà « vécu » mais on a l’impression qu’il a enfin trouvé l’amour.

LE CHŒUR

Reviens, reviens, Sulamite ; reviens, reviens, que nous te regardions !

Pourquoi regardez-vous la Sulamite dansant comme en un double chœur ?

LE BIEN-AIME

Que tes pieds sont beaux dans tes sandales, fille de prince !

La courbe de tes flancs est comme un collier, œuvre des mains d’un artiste.

Ton nombril forme une coupe, que les vins n’y manquent pas !

Ton ventre, un monceau de froment, de lys environné.

Tes deux seins ressemblent à deux faons, jumeaux d’une gazelle.

Ton cou, une tour d’ivoire. Tes yeux, les piscines de Heshbôn, près de la porte de Bat-Rabbim.

Ton nez, la tour du Liban, sentinelle tournée vers Damas. Ton chef se dresse, semblable au Carmel,

et ses nattes sont comme la pourpre ; un roi est pris à ses boucles.

Que tu es belle, que tu es charmante, ô amour, ô délices !

Dans ton élan tu ressembles au palmier. Tes seins en sont les grappes.

J’ai dit : je monterai au palmier, j’en saisirai les régimes. Tes seins, qu’ils soient des grappes de raisin,

le parfum de ton souffle, celui des pommes ; tes discours, un vin exquis !

 LA BIEN-AIMéE

Il va droit à mon bien-aimé, comme il coule sur les lèvres de ceux qui sommeillent, je suis à mon bien-aimé, et vers moi se porte son désir.

Viens, mon bien-aimé, allons aux champs !

Nous passerons la nuit dans les villages, dès le matin nous irons aux vignobles.

Nous verrons si la vigne bourgeonne, si les pampres fleurissent, si les grenadiers sont en fleur.

Alors je te ferai le don de mes amours.

Les mandragores exhalent leur parfum, à nos portes sont tous les meilleurs fruits.

Les nouveaux comme les anciens, je les ai réservés pour toi, mon bien-aimé.

Ah ! Que ne m’es-tu un frère, allaité au sein de ma mère !

Te rencontrant dehors, je pourrais t’embrasser, sans que les gens me méprisent.

Je te conduirais, je t’introduirais dans la maison de ma mère, tu m’enseignerais !

Je te ferais boire un vin parfumé, ma liqueur de grenades.

Son bras est sous ma tête, et sa droite m’étreint.

LE BIEN-AIME

Je vous en conjure, filles de Jérusalem, n’éveillez pas, ne réveillez pas mon amour, avant l’heure de son bon plaisir.

Après la déclaration du bien-aimé, notre amoureuse se sent soulagée. Elle ne cachera pas son amour qu’elle pourra vivre au vu de tous.

Epilogue 

Qui est celle-ci qui monte du désert, appuyée sur son bien-aimé ?

Sous le pommier je t’ai réveillée, là même où ta mère te conçut, là où conçut celle qui t’a enfantée.

LA BIEN-AIMEE

Pose-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras.

Car l’amour est fort comme la mort, la passion inflexible comme le Shéol.

Ses traits sont des traits de feu, une flamme de Yahvé.

Les grandes eaux ne pourront éteindre l’amour, ni les fleuves le submerger.

Qui offrirait toutes les richesses de sa maison pour acheter l’amour, ne recueillerait que mépris.

Notre sœur est petite : elle n’a pas encore les seins formés. Que ferons-nous à notre sœur, le jour où il sera question d’elle ?

Si elle est un rempart, nous élèverons au faîte un couronnement d’argent ; si elle est une porte, nous dresserons contre elle

des haies de cèdre.

Je suis un mur, et mes seins en figurent les tours. Aussi ai-je à leurs yeux trouvé la paix.

Salomon avait une vigne à Baal-Hamôn. Il la confia à des gardiens, et chacun devait lui remettre le prix de son fruit :

mille sicles d’argent. Ma vigne à moi, je l’ai sous mes yeux : à toi, Salomon, les mille sicles, et deux cents aux gardiens

de son fruit.

A vivre !!! et chabbat chalom

 

.