A la fois poète, peintre, auteur de livres pour enfants, tour à tour artiste plasticienne, curatrice d’expositions, enseignante, multidisciplinaire s’attelant à divers projets, Galia Scheter s’est attachée au fil de ses productions à lier la lettre à l’image visuelle.

Chacune de ses oeuvres, qu’elle soit plastique ou littéraire, présente dans un jeu de miroirs et de correspondance, un ensemble fait de signes et de traits pleins, des cryptogrammes mis les uns avec les autres composants une nouvelle langue visuelle, redéfinissant le signifiant et abjurant les barrières de toute façon bien trop minces pour exister entre poésie, photographie et peinture.

Sans avoir à côtoyer les salons du XIXe siècle européen, Galia s’est naturellement toujours entourée d’artistes qui, comme elle, ont cherché dans leurs oeuvres cette association des sens du signifié pour toucher par-delà les sens de l’émotion.

Fil d’Ariane d’un nouveau langage, c’est dans une Tel-Aviv encore en pleine éclosion artistique au début des années 1990, que Galia monte en collaboration avec l’une des galeries de l’époque, une exposition collective réunissant poètes, photographes et peintres – une nouvelle vague de l’art israélien.

Une dizaine d’années plus tard, Galia présente une exposition solo, ainsi qu’une performance mêlant le théâtre, au musée d’Israël de Jérusalem. Dans le même temps, Galia Scheter a conçu des affiches pour le mémorial Yad Vashem, de Jérusalem, publié divers livres pour enfants et recueils de poésie, dont certains des poèmes ont été publiés dans des revues littéraires. Galia Scheter a exposé et présenté ses livres à travers tout le pays et également à l’étranger, particulièrement en Angleterre.

Crédit: Galia Scheter

Il y a quelques années, Galia a fondé « Galim », un centre d’art interdisciplinaire à Zichron Yaacov, qui accueille des expositions, et qui encadre les jeunes artistes dans la conception de leurs catalogues, les conseille dans leurs projets créatifs et leurs visuels, c’est également un lieu d’ateliers et d’art-thérapie.

C’est justement dans la région de Zichron Yaacov que Galia a grandi, et enfant, elle s’est émerveillée de cette nature, source d’abondance, de variétés de formes, de couleurs, de senteurs, c’est déjà devant ce paysage de Gan Eden, que Galia y a puisé ses mots et ce besoin d’interaction. A l’instar de la nature, l’art est tout aussi riche, entre le mot-animal et la peinture-végétale.

Crédit: Galia Scheter

Toujours en combinant art et écriture, Galia Scheter enseigne à ses étudiants une expression à part entière, qui abolit les clivages et re-connecte entre elles les disciplines artistiques et littéraires ; tout comme dans ses histoires pour enfants qui redéfinit la communication enfant-adulte. « Nos enfants nous donnent des ailes et la force de nous sublimer, tout comme l’art. »

Crédit: Galia Scheter