Neuropsychologue de formation, Lilac Abramsky-Arazi ne cherche pas à dépeindre le monde tel qu’il est, sinon à exprimer l’expérience émotive que peut provoquer l’image artistique, autant que le processus de création.

Dans un rapport analytique à ce qui l’entoure, elle cherche à approfondir le regard du spectateur et à l’amener dans une expérience du sensible en stimulant sa curiosité émotionnelle.

Avec cette curiosité de pouvoir combiner les couleurs qui semblent inappropriées, qui a priori ne vont pas ensemble, vives et audacieuses, et de les traiter à sa guise. Et par la texture qui se touche, se modèle et se modifie, l’artiste joue avec sa création autour de l’élément principal qu’est le sentiment.

Elle crée ainsi des écarts entre une texture très rugueuse et des couleurs subtiles, ou bien alors, un conflit entre les directions. Chaque œuvre est en ce sens unique et subtile. Il s’agit dès lors d’un travail sur les imperfections, l’imprécision, qui rend la vue inconfortable.

« La première étape est généralement moins consciente, c’est l’approche de la couleur et des tontes qui vont dominer la toile. Puis je reviens à un endroit plus précis, et c’est là que je déchiffre ce que j’ai semé alors. Le conscient est lié à l’œil et vient alors une tentative de correspondre l’intérieur à l’extérieur. »

Le but n’est pas de briser les conventions, sinon de stimuler un passage de l’extérieur vers l’intérieur. Et c’est ce mouvement, cette fluctuation permanente, qui rythme la toile de l’artiste, et se reflète dans ses œuvres.

"Edward", Lilac Abramsky-Arazi

« Edward », Lilac Abramsky-Arazi

Tout comme dans sa recherche psychologique et son travail sur la circulation, c’est en peignant sur la toile un temps donné, un mouvement arrêté que Lilac apprivoise ce qui motive chaque personne au déplacement ; en allant au-delà de ce qui reste visible à l’œil nu. C’est précisément cet endroit qu’elle découvre et où elle se trouve lorsqu’elle peint.

La création, comme expression de l’envie et de désir. « Je voudrais avoir un endroit pour terminer, et toujours rester dans mon imagination, restant dans le vague avec des interrogations. Dans une démarche nullement intellectuelle ou cognitive. Avec cette nécessité incessante d’aller vers l’intérieur de moi-même et la profondeur de chaque action, sans s’arrêter sur les premières impressions. »

"Deer" by Lilac Abramsky-Arazi

« Deer » by Lilac Abramsky-Arazi

L’artiste exposera à La Maison des Artistes de Modi’in-Reut, dans l’exposition collective « La survie », dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme, dont le vernissage aura lieu le jeudi 3 mars, à partir de 20h00.

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La Maison des Artistes
3 rue Hatsav, Modi’in-Reut
Vernissage : 3.3.2016 à partir de 20h
Exposition du 4.3.2016 au 30.4.2016
Rencontre à la galerie le 23.3.2016 à 20h30

Pour plus d’informations sur l’artiste : Lilac Abramsky-Arazi
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acebook : Lilac Abramski-Arazi