Aux journalistes du Figaro, ceux qui sont encore et malgré tout, les journalistes les moins hargneux envers Israël.

J’aurais aimé avoir la possibilité de faire partie de votre équipe pour avoir le droit de présenter dans votre journal la réalité Israélienne telle que je la vis. Après tout, le journalisme est censé promouvoir le pluralisme surtout lorsque celui-ci est respectueux, documenté, et pertinent. J’aurais relaté les derniers événements que nous vivons et si j’avais eu l’occasion de publier sur la plateforme médiatique francophone la plus importante du monde, mon reportage, en tant que journaliste, aurait eu la forme suivante.

« Israël, le pays où coulent le lait et le miel. Deux religions monothéistes allaient célébrer, chacune de son côté mais durant les mêmes jours, leurs fêtes religieuses. Le nouvel an suivit du solennel jour du Kippour et de la traditionnelle fête des cabanes pour les juifs, et l’Aïd El Kabir pour les musulmans.

Une canicule rarissime par sa violence a dévasté les récoltes agricoles et les fêtes des deux communautés ont créé un semblant de pénurie. Loin des années 1950 mais quelques étagères manquaient certains produits de base. L’opposition Israélienne a, évidemment, immédiatement essayé de créer un mouvement populaire mais pour le lambda Israélien, le subterfuge était trop gros, si je puis me permettre de parler gaulois.

Dans cette atmosphère de paix et de recueillement religieux, Mahmoud Abbas a décidé de profiter du microphone onusien qui lui a été présenté le 30 septembre afin de diffuser un lot de mensonges et d’inciter à la haine à l’encontre d’Israël.

Le message a été capté. Une vague de violence a déferlé sur Israël. Des violences qui ont tout d’abord été enregistrées sur l’esplanade du temple[1] lorsque Abbas ment sans rougir en déclarant que « Le gouvernement israélien agit pour changer le statu quo en violation flagrante avec la situation d’avant et depuis 1967 ». Le dicton est connu et, est malheureusement, de plus en plus pertinent : plus le mensonge est gros, plus il est accepté.

Malgré les déclarations sans équivoque du gouvernement Israélien et de tous les représentants officiels de l’État Hébreu déclarant que personne ne songe à changer, ne serait-ce que d’un iota, le statu quo religieux à Jérusalem, les seuls messages qui ont été diffusés dans les médias Arabes ont été les appels de quelques juifs radicaux qui ont demandé d’aller prier sur l’esplanade du temple. Ces appels à la prière, qui auraient pu être légitimes si on y réfléchit sans tomber dans l’émotionnel ou le monastique, ont été habillés d’ornements nationalistes avec les mêmes motifs qui, 90 ans plus tôt, avaient embrasé cette même région.

Ces « troubles en Palestine » ont été reportés par Le Petit Journal illustré du 9 Sept 1929 avec en second titre : « Des Arabes Fanatiques massacrent des Juifs dans les divers quartiers de Jérusalem. » Des dizaines d’accrochages, d’attaques sournoises, d’humiliations quotidiennes ont été relevées à Jérusalem. Des juifs allant prier au mur des lamentations se sont vus molestés dans les rues de la vieille ville et ont été filmés par des Arabes pour que ceux-ci puissent goguenards, se délecter de ces images que nous n’avions plus vues depuis les années trente du siècle dernier.

Des images de juifs humiliés, à qui on crache à la figure et dont on botte les fesses devant une foule hilare ont commencé à faire monter la tension. Les policiers Israéliens se sont faits plus présent et pressant mais cela n’a pas empêché des barbares d’assassiner de sang-froid le 1er octobre un jeune couple d’Israélien devant les yeux de leurs 4 enfants. Ces orphelins n’ont eu leurs vies sauves qu’après que les terroristes ont eu un problème avec leurs armes.

En Israël, la colère monte et l’armée part à une chasse à l’homme afin de capturer ces terroristes quelques jours plus tard. Un attentat supplémentaire coûte la vie de deux autres Israéliens dans la vieille ville de Jérusalem. Un couple avec leur bébé de deux ans est attaqué à l’arme blanche. Le père est tué sur le coup mais la jeune femme réussie à s’échapper, après avoir été poignardé par le couteau qui venait de tuer son mari. Elle a dû affronter pendant plusieurs dizaines de mètres l’indifférence des Arabes se trouvant à proximité.

Un jeune rabbin qui se rue au secours des assaillis est blessé à mort avant que le terroriste ne soit abattu par les forces de l’ordre. Il ne passe pas plusieurs heures ou les Israéliens hébétés comptent leurs morts, qu’une nouvelle attaque au couteau blesse un adolescent de 15 ans. Toujours en plein jour à la vieille ville de Jérusalem. L’attaquant a été lui aussi immédiatement abattu par la police des frontières.

Le mot d’ordre est clair et il n’est pas écrit sur les murs. Il est diffusé copieusement dans les réseaux sociaux et dans les allocutions des dirigeants Arabes. Un déferlement d’attaques, de jets de pierre, de cocktail Molotov, de tentatives de meurtre à l’arme blanche, aux armes à feu et aux voitures béliers se propage dans tout le pays.

Le Hamas et l’Autorité Palestinienne veulent appeler ces actes de barbarie une « nouvelle intifada » mais pour le gouvernement israélien, cette vague de violence est toujours définie comme étant une mauvaise période. Les débuts de l’intifada de 2000 ont été quand même d’une tout autre envergure alors que beaucoup d’Israéliens étaient restés à l’époque pendant plusieurs jours enfermés dans plusieurs villes et villages de Cisjordanie.

Est-ce que le gouvernement israélien réussira à enrayer cette nouvelle vague de violence ou est-ce que cette vague de violence réussira à embraser de nouveau cette contrée ? Ce qui est sûr, c’est que les Juifs et les Arabes ont plus besoin de pompiers que de pyromanes. C’est exactement ce que dit le Premier ministre Israélien. Il suffit de l’écouter »

Voilà les faits tels que je les ai vécus. L’incitation à la haine de Mahmoud Abbas est omniprésente dans YouTube, il n’y a aucune condamnation des meurtres par les officiels palestiniens. Les officiels israéliens quant à eux sont unanimes sur les mensonges diffusés dans les médias Arabes quant au statut de l’esplanade du temple. Il est vrai que dans plusieurs endroits en Israël, il y a eu des essais de vengeance comme ces 4 Bédouins qui ont été attaqués au couteau à Beer Sheva par un juif.

Il y a eu aussi des manifestations, spontanées en général et sur les lieux des crimes, mais aussi organisées, ou des slogans de vengeance ont été scandés.

Je suppose que si des dizaines d’attaques avaient été perpétrées en France par des Arabes ou des Chinois, nous aurions entendu des slogans similaires dans les rues de Paris allant à l’encontre des musulmans ou des Chinois.

Les comparaisons faites entre les violences engendrées par une incitation étatique de la part de l’Autorité Palestinienne et les actes de violence des juifs en réponse à ce cercle infernal me font penser à cette souris qui, courant aux côtés d’un éléphant, se retourne et lui dit: « C’est quand même fou ce qu’on fait comme poussière !»

Juste pour remettre les chiffres dans leurs proportions, 7 Israéliens ont été assassinés et 92 blessés pendant les 16 premiers jours du mois d’Octobre. Certains resteront infirmes à vie, d’autres seulement traumatisés à vie. La police reçoit près de 25 000 appels d’urgences par jour, alors que la moyenne du pays en temps normaux est de 600 appels par jour.

Tous les Arabes qui ont été tués par les forces de l’ordre ou par des civils armés ont été abattus pendant leurs attaques contrairement à ce que veut insinuer Le Figaro dans son flash internet qui écrit sans bégayer que « La flambée de violences qui a débuté le 1er octobre en Cisjordanie occupée et Jérusalem Est, avant de s’étendre à la bande de Gaza et de toucher aussi Israël, a fait 39 morts, dont plusieurs auteurs d’attaques, et des centaines de blessés côté palestinien, ainsi que sept morts et des dizaines de blessés côté israélien ».

Tous les Juifs qui ont agi contre la loi ont été arrêtés et vont être jugés par la justice israélienne. Personne n’a offert de bonbons dans les rues de Jérusalem pour fêter ces attaques qui ont été dénoncées par tous les responsables israéliens. De l’autre côté, les appels aux meurtres ont été prononcés par les représentants officiels de l’autorité palestinienne et infestent littéralement les réseaux sociaux à tel point que l’État d’Israël a contacté Google et YouTube afin de nettoyer la toile de ces incitations obscènes.

D’autre part, la justification sous entendue et pernicieuse de ces meurtres en accentuant diaboliquement des données géographiques qui n’ont strictement rien à avoir avec ces actes, est tout simplement répugnante. Comme si le fait de vouloir habiter sa patrie ancestrale est passible de meurtre justifié si l’endroit où on est égorgé est controversé.

Si vous êtes en Israël et si vous vivez la réalité israélienne comme nous la vivons, regardez-nous dans les yeux et osez nous dire de vive voix ce que vous publiez dans vos journaux.

Si vous n’étiez pas aussi occupé avec vos microscopes à examiner les grains de poussières levés par la course de cette souris, vous auriez certainement pu apercevoir les nuages de poussières qui envahissent les rues de l’État hébreu. Votre devoir et de le relater mais vous vous cachez le drame que cette incitation étatique crée dans notre région.

Ce drame que vous cachez de toutes vos forces et par tous vos moyens et qui permet à un enfant de 13 ans d’aller poignarder un autre enfant de son âge uniquement parce qu’il est juif. À moins que vous ne ralliez la position officielle de l’Autorité Palestinienne qui crie au meurtre d’un enfant par des colons… Un mensonge vil et abject qui continue cette incitation à la haine.

Si vous êtes épris de paix et que votre but est réellement celui que vous énoncez, servez-vous de votre clavier pour dénoncer le mensonge. Relevez ceux qui veulent calmer les esprits et non pas ceux qui versent de l’essence sur le feu. Votre couverture médiatique actuelle ne fait pas avancer la paix. Bien au contraire.

[1]  « L’esplanade des mosquées » n’est qu’une nomination française et contemporaine de l’esplanade du temple. Il n’y a qu’une seule mosquée sur cette esplanade, la mosquée El Aqsa car le dôme du rocher n’est en fait qu’un édifice construit en 691 sur les vestiges des deux temples Juifs détruit par Nabuchodonosor en 586 avant av. J.-C et par Titus en 70, chacun de ces temples ayant existés pendant près de 500 ans chacun.