Le 22 mars 2016, le monde a été témoin de l’attaque terroriste la plus meurtrière sur le sol belge. Les attentats concertés à l’aéroport de Bruxelles et à la station de métro Maelbeek ont coûté la vie à plus de 30 personnes et en ont blessé plus de 300.

Cela fait plusieurs mois que des villes belges sont évoquées dans les médias en raison de leur connexion à certains des attentats terroristes de 2015 en France. Je pensais que l’attaque terroriste contre Charlie Hebdo en janvier 2015 allait enfin sonner l’alarme pour la France, en particulier, et pour l’Europe, en général.

Il semblait à coup sûr que les autorités françaises allaient finalement s’engager à défendre efficacement leurs citoyens, et plus encore, leur propre communauté juive. Puis le 13 novembre 2015 est survenu et la France a été à nouveau frappée. Cette fois-ci, 130 personnes sont mortes et 368 ont été blessées. La France a-t-elle été prise au dépourvu? Qu’en a-t-il été de la Belgique ce 22 mars 2016? Je pense que nous avons depuis longtemps dépassé l’étape où sonner l’alarme est nécessaire en Europe.

Pour des raisons qui défient toute logique, l’appel de l’État islamique à une jeune génération d’européens se développe rapidement, et nous commençons à voir le fruit de la propagande et du recrutement intensif.

Le terrorisme « façon Etat islamique » est devenu mondial. Alors que toutes les personnes politiquement-correctes continuent de détester le contrôle au faciès et la séparation des cultures, la terreur islamique est tout simplement en train de croître globalement. S’il-vous-plaît, prouvez-moi que j’ai tort !

Dans le contexte tragique de ce qui s’est passé en Belgique, les gens semblent se serrer les coudes. Religieux ou non, belges ou non, les gens se réunissent une fois de plus pour manifester une solidarité qui donne à réfléchir. L’esprit humain peut encore prévaloir. La réaction ne s’est pas faite attendre en Belgique : photos de victimes, veillées de bougie, créations artistiques de symboles, drapeaux de divers pays ici et là…

Les gens organisent des rassemblements pacifiques semblables à la marche historique qu’il y a eu à Paris le 11 janvier 2015. Ainsi, nous pourrions avoir dépassé le simple stade de réveil. Mais l’homme étant ce qu’il est, les tragédies – aussi dévastatrices qu’elles peuvent l’être – rapprochent les gens. Aujourd’hui est venu le jour de mettre de côté nos différences et de nous tenir main dans la main contre le terrorisme de toute sorte.

Apparemment, cela devrait être vrai pour toute personne. Mais celles qui sont pro-palestiniennes font exception. Dans un affichage méprisable de la haine qui est politiquement plus ciblée que toute autre chose, nous avons vu plusieurs personnes venir à des veillées pour soit déchirer soit enlever des drapeaux israéliens pour les remplacer par un drapeau palestinien.

Qu’est-ce que tout ce sombre manège a à voir avec l’État Islamique qui attaque la Belgique ? Absolument rien !

A une époque où le monde pleure les victimes innocentes d’une énième attaque terroriste, certaines personnes ont le culot de faire irruption et d’injecter leur venin antisémite sans aucune honte apparente. La haine envers Israël est si profonde que les pro-palestiniens ne peuvent même pas se contenir dignement à la seule vue d’un drapeau israélien lors d’une veillée paisible en mémoire des victimes de Bruxelles. Etaient-ils en train d’insinuer que les attaques terroristes étaient la faute d’Israël ? Sérieusement ?

Ce qui est encore plus inquiétant, c’est le fait que ces actes ne semblent gêner personne dans les médias. Une femme en hijab et coiffée d’un foulard palestinien déchire publiquement un drapeau israélien puis couvre les restes avec le drapeau palestinien tandis que la foule tout autour demeure silencieuse. Les gens sont-ils désemparés, indifférents ? Que dire des commentateurs travaillant pour la télévision francophone montrant ces images, et qui parlent d’un prochain rassemblement pour commémorer les victimes, alors que le caméraman filme cette femme en direct, sans qu’aucun d’entre eux ne semblent remarquer la scène ou s’y intéresser ?

Même si le monde entier sait que Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu sont loin d’être des amis, quand est venu le temps de marcher à Paris contre le terrorisme en 2015, ils ont tous deux été présents. Et même s’il y avait un soupçon d’hypocrisie de la part d’Abbas (qui soutient clairement le terrorisme), il était tout de même au milieu d’un moment historique international.

Il devrait maintenant être clair que le conflit israélo-palestinien est bien plus qu’une question liée au territoire. Le conflit n’est pas – et n’a jamais été – à propos d’Israël occupant la Palestine. Au contraire, ce qui le motive, c’est l’objectif simple d’effacer complètement les Juifs et Israël de la face de la terre. Comment expliquez-vous le fait que le simple affichage d’un drapeau au milieu d’une myriade d’autres drapeaux puisse pousser des pro-palestiniens à déchirer ou couvrir le symbole israélien ?

Franchement, dans un monde normal, ces manifestations de haine seraient pointées du doigt et réprimandées immédiatement, surtout dans ce contexte, au lendemain d’attaques terroristes comme celles perpétrées à l’aéroport et dans le métro de Bruxelles. Mais nous ne vivons pas dans un monde normal. Nous vivons dans un monde où les victimes sont transformées en bourreaux et où de plus en plus de gens adorent la mort plus qu’ils apprécient la vie.

Apparemment, dénigrer Israël est tout à fait admissible lors d’une manifestation internationale d’unité en l’honneur des victimes du terrorisme. Cacher ou détruire le drapeau israélien – comme si Israël était en quelque sorte coupable ou impliqué dans la vague de terreur récente – est méprisable au plus haut point. S’il vous plaît, n’allez pas me dire que le récit palestinien est à propos de justice, des droits de l’homme et de tolérance. Où était la décence humaine, et plus tragique, où était l’indignation humaine pour de tels actes de pure haine ?