Chers amis,

L’émission de cette semaine sera consacrée au roman de Rachel Shalita « Comme deux soeurs », aux éditions « l’Antilope » et au journal d’Yitskhok Rudashevski, traduit du yiddish.

Rachel Shalita est née en 1949 au kibboutz Tel-Yossef, un an après la création de l’État d’Israël. Elle vit à Tel-Aviv. Spécialiste d’éducation artistique et de communication visuelle, elle enseigne à l’école d’art Beith Berl. Elle est auteur de nouvelles et de pièces de théâtre.

Elle a vécu à Paris dans les années 1970 et parle bien le français. Elle est connue du public en tant que coauteur de « L’Hébreu au présent », une méthode d’apprentissage de l’hébreu, utilisée dans les cours en France et dans les pays francophones.

Rachel Shalita a commencé à écrire de la fiction en 2010. Sa nouvelle « Un cœur de pierre » a été primée en 2011 dans le concours de nouvelles organisé par le quotidien israélien Haaretz. En 2014, cette nouvelle est parue en traduction anglaise dans le magazine américain « The drunken boat ».

« Comme deux sœurs » est son premier roman. Il est paru en hébreu en avril 2015 aux éditions Yedioth Books.

« À travers le destin de deux héroïnes qui s’aiment ‘comme deux soeurs’, le roman entraîne le lecteur dans la société juive de Palestine, de la fin des années 1920 à la création de l’État d’Israël. Une période peu décrite jusqu’à présent dans la littérature israélienne et pourtant déterminante pour l’avenir des Juifs et des Arabes. »

En 2e partie, nous avons demandé à Gilles Rozier de nous présenter « Les éditions de l’Antilope qui choisissent de publier des textes littéraires rendant compte de la richesse et des paradoxes des cultures juives sur les cinq continents. » On doit la naissance des éditions de l’Antilope à Gilles Rozier et Anne Sophie Dreyfus.

En 3e partie, Gilles Rozier nous parlera du journal d’Yitskhok Rudashevski (zal) qui a été traduit du yiddish par Batia Baum et édité aux éditions l’Antilope avec l’aide de la Fondation pour la Mémoire.

Ce garçon de 13 ans enfermé dans le ghetto de Wilno de 1941 à 1943. Doué de capacités intellectuelles exceptionnelles, cet adolescent livre un témoignage saisissant sur sa vie quotidienne dans le ghetto de Wilno..

« Est-il normal, en mes meilleures années, de voir cette seule ruelle, ces quelques cours encloses, étouffées ? Je voudrais crier au temps d’attendre, de cesser de courir. Je voudrais rattraper mon année passée et la garder pour plus tard, jusqu’à la nouvelle vie. Je n’éprouve pas le moindre désespoir. Aujourd’hui j’ai quinze ans et je vis confiant en l’avenir. Je vois devant moi du soleil, du soleil, du soleil… »

BONNE ECOUTE ET BON PARTAGE.