Chers amis,

Cette semaine, je souhaiterais vous parler et faire parler de l’association « Un coeur pour la paix », créée à l’initiative du Dr Muriel Haïm.

Cette association fait opérer gratuitement des enfants palestiniens souffrant de malformations cardiaques graves à l’hôpital Hadassah de Jérusalem, par des équipes de médecins israéliens et palestiniens, qui travaillent main dans la main.

Muriel est très attachée à sa communauté et absolument pas pratiquante. Ses quatre grands-parents viennent de Grèce (Salonique), Turquie (Smyrne) et d’Alsace. Le père est marchand de tissus à Paris, la mère sans profession. Le foyer n’est pas pauvre. Muriel fréquente le mouvement de jeunesse Hashomer Hatzaïr, un genre de scoutisme de gauche.

Médecin à Garges les Gonesse, en 1981, à 30 ans, Muriel Haïm plaque tout pour aller s’établir en Israël avec des amis afin de monter un centre d’aide aux ados prédélinquants, le Bait Ham. Il existe maintenant une trentaine de ces structures. Elle rentre. Puis repart. En 2005, elle lance l’association « Un cœur pour la paix », qui finance des opérations de chirurgie cardiaque pour les enfants palestiniens. Plus de 400 gamins souffrant de malformations cardiaques ont déjà été opérés gratuitement à l’hôpital israélien Hadassah à Jérusalem par des équipes mixtes.

Toujours en mai 2005, lors d’un voyage de l’Association des médecins israélites de France à Jérusalem, Muriel Haïm découvre le travail du professeur Jean-Jacques Rein. Ce dernier, à la tête du service de cardiologie pédiatrique de l’hôpital Hadassah, opère gratuitement les enfants atteints de malformations cardiaques, quelles que soient leur nationalité et leur origine.

Mais les besoins sont énormes : la consanguinité importante en Cisjordanie et à Gaza fait que chaque année, au moins 300 enfants palestiniens naissent avec des malformations cardiaques (trois fois plus que dans la population générale). Jean-Jacques Rein a besoin d’argent pour opérer au moins 50 enfants de plus chaque année et pour former des médecins palestiniens.

Une opération coûte entre 12 000 et 14 000 euros. Pour Muriel Haïm, «Il faut créer des territoires pour se parler. La médecine est un de ces territoires».

BONNE ECOUTE ET BON PARTAGE.