Elie Wiesel, un des plus grands leaders juifs vient de nous quitter. Pour que sa mémoire reste vivante et vibrante, son combat doit maintenant devenir le nôtre. Nous sommes les témoins par procuration, à travers nos lèvres son message à jamais résonnera. 

Nous pleurons tous la disparition du grand poète, auteur et artisan de la paix Élie Wiesel, les dirigeants du monde entier témoignent de leur affection.

J’ai entendu hier le président  Obama rendre un dernier hommage à « une des grandes voix morales de l’humanité » selon ses dires, se séparant ainsi de son « ami » parti à l’âge de 87 ans.

Le lauréat du prix Nobel de la paix était considéré comme un phare, une boussole, une personne qui à elle seule avait le pouvoir de rappeler à des millions d’hommes que sans valeurs morales, l’histoire risquait très vite de se répéter.

Qui mieux que lui, rescapé de la Shoah, pouvait  nous avertir des dérives de l’homme pouvant l’amener à commettre les plus indicibles atrocités.

Hitler dans un de ses discours s’est annoncé en « libérateur de l’humanité » … « Je libère l’homme d’une vision fausse qui s’appelle conscience et moralité… La moralité est une invention juive ».

Le natif de Transylvanie en Roumanie avait survécu à la barbarie nazie et s’est investit corps et âme pour que jamais ne puissent triompher les forces du mal, pour que jamais ne puissent être effacées la conscience et la moralité.

Le combat de ce grand humaniste symbolise le combat du peuple juif à travers l’histoire. Celui de faire de valeurs universelles notre fer de lance, d’élever la conscience des hommes pour les rendre meilleurs, plus justes et plus sages.

Wiesel et les juifs ne peuvent perdre leur combat, le prix à payer serait beaucoup trop lourd.

Alors qu’aujourd’hui les forces du mal resurgissent, le juif est de nouveau appelé à jouer les premiers rôles. Le plus important pour nous est de ne jamais oublier car comme l’a dit Elie Wiesel « Ceux qui ne connaissent pas leur histoire s’exposent à ce qu’elle recommence ».

Nous sommes ses dignes successeurs, à nous maintenant de continuer à porter le flambeau, cette tâche millénaire qui nous incombe pour que jamais ne s’éteigne la flamme de la vertu.