Elie Barnavi, ex-ambassadeur d’Israël en France, historien et écrivain, fait parti des 660 signataires israéliens appelant les gouvernements européens à reconnaître un état de « Palestine ».

Le quotidien L’Humanité l’a interrogé. A lire ses réponses chacun restera coi devant son manque de discernement.

A croire que la gauche ne vit que d’espoir et qu’il ne lui reste que la possibilité de tordre la réalité pour perpétuer celui-ci.

A la question « (…) Une telle reconnaissance, leur dites-vous, ferait avancer la cause de la paix » le signataire de JCall répond : « Nous voulons encourager ces parlementaires à adopter une position claire. Sans État palestinien à nos côtés, c’est l’avenir même d’Israël qui est compromis ».

La grande majorité des Israéliens est d’accord avec cette affirmation. Mais de quel état parle t-on ? Un état dirigé par le Hamas ?
Par le Fatah ? D’autres organisations ne songeant qu’à l’éradication de l’état du peuple juif, sinon par la force, par un ‘’droit de retour’’ de centaines de milliers de ‘’réfugiés’’ au sein même de l’Etat d’Israël ?

Elie Barnavi, le « patriote » comme il se définit dans l’entretien, a-t-il seulement songé à demander aux différents gouvernements européens d’inclure, dans leur reconnaissance, l’abandon de cette exigence ‘’palestinienne’’ ainsi que l’obligation que l’état à naître soit un état démocratique ?

Détails insignifiants à ses yeux semble t-il !

Autres réponses :

« Sans une pression politique extérieure très forte pour tracer des frontières claires, définir des paramètres et forcer les parties à les endosser, il n’y aura pas de paix dans cette région du monde ».

L’Europe aura-t-elle la volonté et surtout les moyens d’imposer l’abandon du ‘’droit de retour’’ au monde musulman ? Que la « Palestine » ne devienne pas un état judenrein ? Que l’esplanade du Mont du Temple soit également ouverte aux Juifs désireux d’y prier ?

Qui pourrait garantir de nos jours une réponse positive à ces trois demandes basiques ? Personne !

Inutile, évidemment, à ce stade d’aborder les questions de sécurité.

« Ipso facto, cela rendrait l’occupation illégale. Elle l’est déjà, mais cela deviendrait évident aux yeux de tous. Israël serait reconnu comme occupant le territoire d’un État souverain. »

Ce qui augmentera de manière significative les pressions et la justification de sanctions sur l’Etat d’Israël pour que celui-ci se retire jusqu’aux ‘’frontières de 1967’’ et donc de la veille ville de Jérusalem. Le tout sans négociations et, de surcroît, sans recevoir la moindre reconnaissance ‘’palestinienne’’ et de ses mentors de son propre statut d’état du peuple juif !

Ce qui, à n’en pas douter, fera avancer la ‘’paix’’ dans la région !

« (…) il n’y a pas de partenaire de notre côté non plus. Le gouvernement dirigé par Benyamin Netanyahou est incapable de songer à négocier sérieusement la paix »

L’électeur israélien étant celui qui nomme ses gouvernants, chacun se demandera pour quelles raisons Elie Barnavi et ses amis politiques du même bord sont encore dans l’opposition et non pas aux manettes de l’état à manœuvrer pour la paix ?

Est-ce pour la simple déduction que la vision de ce bord politique est irréaliste, voire dangereuse pour l’avenir du pays ? A coup sûr !

Le reste est à l’avenant.

Personne ne croira ici que le quotidien L’Humanité a choisi son sujet librement. Difficile de croire en effet que ce journal donnerait la parole à un israélien ayant des idées opposées à la ligne éditoriale. Ce qui confirme qu’à ses yeux Elie Barnavi est l’idiot utile du jour.

Une preuve de plus qui incitera les électeurs israéliens à laisser ce bord politique sur les bancs de l’opposition pour encore longtemps.

Victor PEREZ