Encore une fois, à tort ou à raison, les Israéliens ont voté pour les formations qui défendront le pays au mieux de leurs intérêts et pour le premier d’entre eux, la paix.

Mais pour faire la paix, le peuple israelien sait qu’il faut être deux, c’est regrettable mais je n’ai pas entendu avant ces élections, un seul dirigeant palestinien proposer ne serait-ce qu’une option, qui aurait stimulé ou favorisé l’une ou l’autre des formations politiques israéliennes qui se disputaient le pouvoir.

A croire que le statu quo ante convenait parfaitement aux Palestiniens, il faut dire qu’un Bibi Natanyahou affaibli, discrédité voir vilipendé  par avance sur la scène internationale fait bien leur affaire, la Gauche leur a toujours fait peur, sinon ils l’auraient favorisée, rappelez-vous quand MM Rabin (Z’L) et Peres étaient au pouvoir, c’est tout le contraire qu’ils firent, alors que nous étions très proches d’un accord de paix, mais décidément seul un Israël faisant figure d’intransigeant, de guerrier, trouve grâce a leurs yeux, se contentant de passer pour de sempiternelles victimes, ne demandant qu’à négocier… Seulement négocier, comme si signer un accord définitif, était inimaginable…

Itshak Herzog voulait, s’il était élu, prendre l’initiative d’aller négocier avec la Ligue arabe, voir avec d’autres dirigeants de pays arabes en paix avec Israël pour tester la volonté des palestiniens de trouver une solution négociée, rien ne devrait l’empêcher de le faire,

Tzipi Livni avait bien continué de négocier avec Abbas à l’encontre des instructions du Premier ministre d’un Gouvernement dont elle faisait partie.

M.Herzog pourrait jouer ce rôle, n’est-il pas Chef de l’Opposition, passer ensuite le relais à B. Netanyahou en cas d’ouverture possible, pourquoi pas ?

Il pourrait emprunter cette voie en secret ou pas, bien d’autres hommes politiques israeliens avant lui l’avaient fait par le passé.

Si une seule possibilité d’avancer vers un processus de paix était envisageable, au moins le monde le saurait, en tout cas pourquoi pas tenter de le faire ? Il en sortirait grandi et laisserait auguré de ses capacités d’homme d’État, ce dont doute encore le peuple israélien dans sa majorité.

Il est triste de le dire, mais je ne vois pas en Mahmoud Abbas un Nelson Mandela, seul un Homme de la stature de ce véritable Homme d’Etat qu’il fut, pourrait redonner foi en cette paix tant attendue, les critères sur lesquels butent les négociations de paix sont bien connus de tous, il faudrait que les pressions exercées sur les Israéliens soient davantage faites sur la partie palestinienne, et sur le Hamas pour changer, qui sait peut-être cela faciliterait-il une reprise des pourparlers de paix.

Tant que les Palestiniens penseront qu’avec le temps ils arriveront à leurs fins, à savoir un Etat militarisé, exiger le retour de tous les réfugiés en Israel même, avoir Jerusalem-Est capitale de leur Etat, et continuer d’être intransigeant sur tout ou partie de ces points, rien ni personne ne pourra peser sur de futures négociations, il faut croire que pour tout le monde, le plus important serait davantage d’ouvrir des négociations, plutot que d’aboutir…

Les Palestiniens devront un jour, faire un choix, avoir un Etat palestinien arabe et démilitarisé à coté d’un Etat d’Israel juif, comme l’ONU l’avait prévu, ou bien un Etat qui pourrait servir de base future pour attaquer Israel quand l’une ou l’autre faction terroriste telle que le Hamas, prendra de suite ou plus tard le pouvoir dans cet état, le fait que trois guerres ont suivi le retrait de Gaza, a été pour les Israéliens, plus que tout autre chose, la raison de leur méfiance à leur égard et ce qui a déterminé pour une grande part leur choix le 17 mars, la paix certes, mais pas à n’importe quel prix.

Un jour viendra, un Anouar El Sadate ou un Nelson Mandela émergera au sein du peuple palestinien, avec cet Homme providentiel, les dirigeants israéliens qui seront aux commandes, j’en suis persuadé, ne laisseront pas passer l’occasion de faire tout ce qu’il faudra pour signer cette paix qui semble impossible aujourd’hui, avec ceux qui dirigent ce peuple, qui profitent de la situation et qui le mènent nulle part.