Les beaux jours arrivent enfin (à Paris) et je te propose aujourd’hui un dessert, un végétal qui allie la fraîcheur à des racines dans notre patrimoine culinaire…

Comment cette “racine barbare” est-elle arrivée dans nos ShTETLEKh, aucune idée… mais demande autour de toi, la rhubarbe, notamment sous forme de compote, fait partie de l’héritage des Ashkénazes. On peut en faire des tartes, meringuée ou non, des confitures, voire même un “crumble” délicieux (mais qui n’est pas “de chez nous”) que m’a fait goûter Ulrike Skadow, la styliste de mon livre – excellente cuisinière ! (A faire avec des “pétioles” nouvelles, plutôt fines, et justement au début de la saison pour ne pas devoir les éplucher).

rhubarbe

Mais mon souvenir d’enfance c’est la compote de rhubarbe. Certains blanchissent (tu la plonges quelques minutes dans l’eau bouillante et tu jettes cette première eau). D’autres l’écument… On peut ajouter de la cannelle, de la vanille, etc. Je préfère la simplicité et son acidité naturelle : 20 % de sucre – quand même – soit 150 g pour 600 g de tiges ébarbées. Cuisson ± 20 min. Attention les feuilles ne sont pas comestibles !

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