Fragilisé par une contestation sociale d’une ampleur sans précédent en Israël et voyant sa campagne électorale sans issue, Benjamin Netanyahu a dû se rabattre sur le Congrès Américain pour un discours en trompe-l’œil.

Monsieur Netanyahu, la solution à la crise israélienne n’est pas en Amérique  

Israël compte 2 millions de chômeurs au sens du BIT.

Les inégalités ne se réduisent plus.

La société est aujourd’hui touchée par trois crises qui s’entretiennent les unes les autres : crise de l’emploi, crise du sens et crise du lien social
La crise du lien social provient du délitement progressif du tissu de relations qui existaient autrefois entre les individus.

D’autres phénomènes amplifient cette crise : le manque de logement, la panne de l’ascenseur social, la stagnation des rémunérations etc.
La flambée des prix des logements est un élément central et ce depuis des années, depuis la «La révolte des tentes» a commencé en juillet 2011.

Des pans entiers de l’économie entre quelques mains.

Un coût de la vie très élevé pour des salaires stagnants.

Des inégalités croissantes.

Les écarts de revenus au sein de la société israélienne sont très importants. Si le salaire moyen est de de 102 763 shekels par an, une majorité de la population se situe bien en dessous. Un Israélien sur cinq vit même sous le seuil de pauvreté, d’après les chiffres de l’OCDE, le plus mauvais chiffre des pays membres de l’organisation après le Mexique. 39% des Israéliens estiment d’ailleurs qu’il est difficile voire très difficile de vivre avec leur revenu actuel, contre 24% en moyenne dans l’OCDE.

Bref, un capitalisme devenu sauvage. Ceux qui n’arrivent pas à suivre sont laissés pour compte, sans filet de sécurité.

Il faut un changement. Le 17 mars.