Plus de 2000 ans d’extermination de peuples, de pogroms, d’horreurs, d’atrocités, de guerres… au nom du monothéisme : un seul dieu, 3 religions et la myriade de leurs courants…

Quelle aberration sémantique jamais relevée, faisant de tous ces dogmes, les dépositaires des mêmes promesses qui s’arrachent dans une férocité sans pareil : dieu, testament, peuple élu, terre sainte, Jérusalem… S’agit-il vraiment de guerres de religion ou plutôt de guerres de succession ?

Tous ces mots, ces mots obscurs chevauchant les campagnes, le glaive brandi et l’étendard dressé sur autant de chapelles qu’il faut pour mieux régner ; des mots diaboliques massacrant des innocents, exterminant des peuples, l’humanité ; des mots pervers, menteurs, juges et parties pour écrire sans scrupule la raison du plus fort et le sens de l’Histoire ;

Pièces d’un puzzle à composer dans la cohérence du message mosaïque dont la seule légitimité transcenderait les mots par la révélation.

Moïse. Prince pharaonique,
D’une dynastie en quête d’éternité,
Qui s’intronisant dieu sur terre se fait bâtir par des milliers d’esclaves,
Des pyramides pour demeure éternelle ;

Symbole du pouvoir sans vision
Qui au seuil de l’Eternité
Dépose pour ultime offrande,
Les vestiges de sa brève puissance,
De son égoïsme monstrueux,
De ses privilèges insensés,
Ayant fait plier les peuples sous la servitude.
De sa tyrannie,
Et qui dans le naufrage des empires,
S’échoue sur les rives du temps,
Comme les branches mortes de l’évolution.

Moïse, visionnaire de l’évolution,
Prophète de l’ETERNEL,
De ce qui est, qui a été et qui sera –

Au cours duquel tout se crée et se transforme
Partout à la fois dans la cohérence sans laquelle rien ne peut exister,
LE TEMPS, L’ENERGIE DE SA COHERENCE.

Quand de l’infiniment petit à l’infiniment grand,
De la matière à la cellule, au-delà de la molécule, de l’atome…

Il y a leurs mouvements, leurs rythmes, 
Leurs process, simultanés et séquentiels,
Leur temps, l’énergie de leur cohérence
Qui les fait glisser par les correspondances
Sur la matrice infinie des transformations
Pour manifester à un moment précis, toutes les formes de la création ;

Base de données universelles,
Infinie et en expansion
De tout ce qui se passe et se transforme partout à la fois 
Dans la fluidité des liens qui fonde
La cohérence universelle,
Oeuvre de justice, œuvre de paix,
oeuvre du temps,

Où tout ce qui a été,
Fut en devenir
De ce qui est
Et devient,

Fondement des lois créatrices universelles
Qui fédèrent l’évolution,
Avec pour seule possibilité d’être,
Celle d’être du temps,
A l’image de l’Eternel.

Révélé par la sanctification
De l’être qui s’incarne
Dans l’inouïe sensation d’exister,

Réveillant la mémoire des générations,
Dans la cohérence des temps,
Où soudain le destin individuel
S’intègre dans celui des générations passées,

Et défroissant les voilures,
Guérit les blessures, 
Parvenant indolores
Du monde d’en bas,
Vers le monde d’en haut,

Par le faisceau de lumière
Qui en éclaire les causes.

Sceau de la rédemption !
Sceau de la délivrance !

Du temps qui jaillit du temporel
Pour se déployer partout à la fois dans l’univers,

Arrachant au consensus collectif,
La conscience soulevée
Vers l’extase de l’Eternel.
Ainsi nommé pour qu’il Soit,

Dressé sur les piliers de l’Univers
Comme la tente du sacerdoce, 
Retentissante de l’hymne à l’Extase
Sur les hauts lieux de la transcendance.

L’Alliance révélée en sa gloire éternelle ;
Oeuvre de Justice et de Paix,
D’Amour et de Respect,

Transcrite par Moïse dans les lois des codes éthiques, civil, écologique, pénal, de santé, de travail, de la Torah.

La Torah dont le premier commandement de sa constitution ordonne d’être fidèle à l’Eternel, iachar El, ISRAEL ;

Combat de chaque instant du mal et des défauts en soi 
Pour gravir l’échelle de Lumière d’ISRAEL
Et atteindre cette dimension
Jusqu’à ce qu’elle se manifeste.

Moïse abdique le pouvoir, délivre les esclaves des diverses contrées
conquises par pharaon et les conduit dans le désert.

Là où par la Torah,
Il scelle l’acte fondateur d’un peuple,
Son identité,
Sa mission.

Peuple d’Israël, portant en son nom
Ce commandement suprême

Peuple de l’Alliance,
Sur les routes de l’exode
En charge de ce projet,

Elu pour l’accomplir
Envers et contre tout,

Sur le chemin vers soi,
Tracé par Moïse,

Qui de la servitude à la délivrance,
Du temporel à l’Eternel change les temps, 

A la fin du Temps des nations,
A la fin du temps des états.

Que la paix soit ! Amen