En France, l’engouement général à dénoncer via les «réseaux sociaux» de réels ou supposés agresseurs et offenseurs sexuels sous les hospices de «balance ton porc» appelle quelques indications.

Ces dénonciations désignent pêle-mêle prénoms, patronymes et parfois adresses des personnes dénoncées. Certaines correspondent à la réalité, certaines sont attestées, d’autres sont diffamatoires.

L’extinction des incidents sexuels et sexistes est une impérieuse nécessité. La dénonciation numérique comme mode opératoire est plus qu’aléatoire, destructrice, dénonciatrice.

Dénoncer des faits dans les réseaux sociaux et dénoncer les personnes devant les tribunaux paraît plus conforme à la démocratie.

Pendant ce temps, l’inégalité des sexes devant l’embauche, le licenciement, le salaire n’est ni contesté, ni même évoqué.

Nulle dénonciation analogue concernant les meurtres d’enfants tués à bout touchant (école juive de Toulouse), dame martyrisée avant d’être défenestrée (madame Halimi), jeune homme torturé et tué lentement (Ilan Halimi), enfants battus dans l’espace public (en France) au seul motif qu’ils sont juifs.