Cette année encore pour Yom HaShoah j’étais à Roglit (en Israël), au Mémorial de la Déportation des Juifs de France, érigé par Béate et Serge Klarsfeld en 1981.

Comme chaque année, Aloumim l’Association des Enfants Cachés en France pendant la Shoah a organisé la Cérémonie du Souvenir qui débute par l’allumage de la flamme, à la mémoire de nos familles assassinées.

Cette cérémonie a lieu dans les deux langues français et hébreu.
Elle réunit les « Grands Enfants Cachés » qui viennent de tout le pays, accompagnés souvent de leurs petits enfants pour beaucoup en uniforme de l’Armée et les enfants des écoles qui ont travaillé sur le sujet de la Shoah en France, très méconnu en Israël et dont un prix récompensera la classe qui a effectué le meilleur travail sur le sujet.

Des adolescents lisent dans les deux langues des poésies écrites par des déportés, cette année, il s’agissait d’un texte magnifique écrit par Marianne Kohn « Je trahirai demain ».

Flute, clarinette poésies lues par leurs auteurs, ou récit personnel d’une histoire vécue sont les moments de partage entre nous, mais pas seulement.

Depuis maintenant huit ans, Nicole Guedj, présidente de la Fondation France-Israël emmène une délégation de petits-enfants des Justes parmi les Nations dont les grand-parents ont sauvé des Juifs pendant la guerre.

Ces ados viennent en Israël pour la première fois, leurs pensées bourrées des idées véhiculées en France par les médias et la propagande dont ils sont abreuvés sans cesse.

Ils sont émerveillés par ce qu’ils découvrent ici et l’accueil qui leur est réservé.

Grâce à Israël, ils apprennent le rôle joué par leurs grands-parents, souvent inconnu dans leurs familles.

Cette année une juive de 87 ans a embrassé la petite fille dont les grands-parents avaient sauvé sa vie et pour qui cette jeune fille a allumé une bougie dans l’Allée des Justes à Yad Vashem.

Nous finissons par les prières de circonstance et notre hymne national la HaTikva.

Yom  HaZikaron

Cette semaine, nous nous préparons à commémorer les soldats tués au combat pour la défense de notre pays ainsi que les victimes du terrorisme palestinien.

Nous aurons les sirènes et nous nous immobiliserons à nouveau dans les rues.

Mais nous ne resterons pas dans le deuil et les larmes !

Le soir venu, quand les étoiles auront apparu dans le ciel d’Israël, nous célébrerons Yom HaAtsmaout, la fête de l’Indépendance de notre pays retrouvé.

Le peuple juif de retour sur sa terre ancestrale, vivra avec joie, force et ferveur la fin de cet exil de plus de 2000 ans.

Car enfin je suis/nous sommes de retour à la maison.

Toutes les résolutions Unesco du monde, appuyées par la France le pays d’où je viens qui trahit, lui ses juifs une fois encore, n’arrêteront pas la marche de notre histoire en mouvement, passé, présent et futur.