S’inscrivant dans la lignée du courant Expressionniste venu d’Allemagne au tout début du XXè siècle, l’artiste israélienne Tami Epstein ouvre les portes de son subconscient pour en déposer toutes les ondes visibles et invisibles sur une grande feuille de papier posée devant elle, à même le sol.

Cependant, loin des considérations de l’époque et d’une Europe en crise identitaire au bord de deux guerres mondiales, où l’artiste tend à déformer la réalité par une projection de sa subjectivité, souvent fondées sur des visions angoissantes pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle – « Le Cri » du norvégien Edvard Munch (réalisé entre 1893 et 1917) en est l’un des exemples tant par le titre de l’oeuvre que par la représentation quasi cauchemardesque du sujet -, Tami, dotée d’un très grand optimisme, développe une technique unique de création de la réalité par la peinture à partir de la méditation.

Tout ce que fait Epstein découle de son intuition et de son lien énergétique. Dans un espace nettoyé énergiquement avec des plantes de sauge ou par purification spirituelle, dans une pièce éclairée par de bonnes énergies et des anges, dans des vêtements immaculés (bien qu’elle admette que ses oeuvres les plus abouties soient créées lorsque elle est entièrement nue), c’est au sortir d’un rêve, en pleine nuit, ou au réveil en état méditatif le matin, après une danse spirituelle ou une méditation, qu’elle est le plus inspirée.

Dans une peinture que l’on peut aisément qualifier d’« intuitive », sans esquisse ni volonté d’aboutissement, d’un mouvement rapide et spontané, parfois en fermant les yeux, toujours dans un état de concentration maximal, Tami se laisse guidée par la lumière et les énergies qui l’entourent, ce qui semble invisible à l’oeil nu apparaît subitement entre les lignes du dessin, et son coup de pinceau est aussi précis que si elle reproduisait un modèle. 

Crédit : Tami Epstein

Tami Epstein est convaincue que si nous créons dans un état méditatif, alors la pensée crée la réalité, et lorsque la pensée est accompagnée de travail pendant la méditation, le résultat est au-delà de simples lignes et couleurs sur le papier : sinon qu’en peignant dans un état de calme absolu, empli de pensées positives et de paix intérieur, on peut provoquer pour soi-même et par la peinture la guérison des différentes déficiences corporelles.

C’est en ce sens qu’elle dirige des ateliers de peinture et de guérison avec la peinture, en mettant l’accent sur la peinture spirituelle, la peinture de l’aura, les couleurs de l’énergie et son flux dans le corps. 

Crédit : Tami Epstein

Il y a quelques années, Tami Epstein a lancé une initiative pour la paix « International Art for Peace project » où l’idée est que tous les participants, où qu’ils se trouvent dans le monde, crée tout en méditant pour la paix dans le monde, et ce, au même moment, basé d’après l’heure du levé du soleil à Jérusalem – le centre du monde.

Epstein a également présidé le World Art Games (Jeux Olympiques de l’Art) en Israël en 2017. Tami a participé à de nombreuses expositions collectives, ses oeuvres figurent aujourd’hui dans les collections du Izmir Museum en Turquie, du World Art Games Museum et Umag Museum en Croatie.

Crédit : Tami Epstein