Je lisais aujourd’hui la page d’un média pro-israélien sur les réseaux sociaux.

Elle mettait à l’honneur Laurent Joffrin qui au travers d’un édito publié dans « libération » plaçait le mouvement BDS face à certaines de ses contradictions.

Il est vrai que nous n’avions pas l’habitude de lire ce type de critiques au sein de cet organe de presse traditionnellement partisan de la cause palestinienne et que la plume de l’auteur de ce papier paraissait plutôt acerbe à l’égard de cette organisation.

Extraits : « Le boycott indistinct de tous les produits israéliens a d’abord pour effet de mettre tous ses citoyens dans le même sac et de sanctionner aussi ceux d’entre eux qui sont favorables à la paix ».

« Quand Omar Barghouti, animateur et cofondateur de BDS, met Israël sur le même plan que le Soudan du général El-Béchir, islamiste implacable, où la guerre civile et la répression ont causé quelque 2 millions de morts, il pratique un amalgame inacceptable ».

« La charte de BDS, en effet, ne se contente pas de demander l’arrêt de la colonisation ou la fin de l’occupation israélienne. Elle exige aussi le retour sans conditions des réfugiés palestiniens sur leur terre d’origine. Là aussi, sous une apparence logique, cette revendication révèle la vraie nature des dirigeants de BDS, en tout cas de certains d’entre eux. Le retour en question, s’il se produisait un jour, rendrait les juifs d’Israël minoritaires dans l’Etat qu’ils ont créé et dont l’ONU reconnaît le droit à l’existence »

L’article est de ce point de vue louable et sans concessions vis à vis de ce mouvement mais il convient quand même d’en analyser froidement la teneur complète et d’en tirer les conclusions qui s’imposent car en fin de compte, que nous apprend-il ?

RIEN DE PLUS QUE CE QUE LE MONDE ENTIER SAIT DÉJÀ !!!

A savoir que cette organisation n’est que la vitrine politiquement correcte de la plus abjecte des conspirations oeuvrant à la destruction d’Israël par des moyens autres que militaires.

Par contre, et c’est là que le bât blesse dans ce papier à priori favorable, monsieur Joffrin, en bon avocat de la ligne éditoriale de son journal, en profite pour répandre de manière insidieuse dans l’esprit de ses nombreux lecteurs, tous les poncifs et les contre vérités éculés depuis longtemps.

Tout d’abord, il légalise par omission le boycott qui viserait certains produits israéliens, faisant fi de la législation en vigueur qui, appliquée à ce cas précis, l’interdit purement et simplement…

Ensuite, il expose tour à tour « une politique israélienne d’occupation sans aucune base juridique », met en exergue « l’illégalité des implantations » , et distille l’idée qu’Israël viole les résolutions de l’ONU, se plaçant de facto aux côtés de ceux nous accusant de tous les maux sans pouvoir étayer leurs accusations de la moindre preuve tangible et participe à la rhétorique qui voudrait faire passer un consensus, fût il international, pour une vérité juridique établie.

Il oublie, ou fait mine d’oublier, les attendus de la cour d’appel de Versailles sur la supposée « occupation » par Israël de territoires « palestiniens ».

Il occulte le fait que dès 1921, toute la « Palestine mandataire » était promise à l’établissement d’un état juif, que malgré cela, 80% de ce territoire a été utilisé pour la création du royaume de Jordanie peuplé à 70% de palestiniens, qu’Israël a cependant accepté le plan de partage de 1947 et a dû faire face à l’invasion de toutes les armées arabes de la région et au delà dès la proclamation de son indépendance pourtant actée par les Nations Unies.

Il ne tient pas compte du fait qu’au regard stricto sensu du droit international, illustré par l’article 80 de la charte de l’ONU, Israël est parfaitement fondé de construire où bon lui semble au delà de la ligne verte qui n’est, on ne le rappellera jamais assez, qu’une ligne d’armistice et non une frontière comme tous semblent ou voudraient nous le faire croire.

Il était donc inutile et même contre-productif d’encenser ce monsieur sur les évidences qu’il a énoncé, au risque de valider du même coup ses inepties.

Nous ne devrions pas considérer ça comme une victoire et n’avons pas non plus à distribuer de médailles sous forme de satisfecit lorsqu’un journaleux nous concède « généreusement » des « miettes de vérité », tout comme nous n’avons pas à nous excuser d’exister.

Ne nous laissons pas endormir par de fausses concessions, dénonçons systématiquement toute dérive, tout mensonge, toute propagande visant à légitimiser les calomnies éhontées de nos détracteurs.

Nous sommes parfaitement légitimes sur notre terre et ne sommes ni des voleurs, ni des colons et encore moins des tueurs sanguinaires, qu’on se le dise une bonne fois pour toutes et que ceux qui l’affirment nous trouvent sur leur chemin à chaque fois et partout !!!

NE LÂCHONS RIEN, NOTRE FORCE EST NOTRE DROIT !!!