Le président de la République française, Emmanuel Macron, a procédé à la création du conseil présidentiel des villes. Il y a nommé, notamment, Yasin Belattar, humoriste et animateur télévisuel.

Commentateur et débatteur de la vie politique française, Belattar ne se limite pas à apporter une saine et civique contradiction à ses interlocuteurs ou aux personnes qu’il évoque. Il les insulte et s’en prend à la nature de leurs personnalités.

Ce comportement n’est pas conforme aux valeurs démocratiques constitutionnelles, législatives et réglementaires en vigueur en France. Il subordonne les idées aux injures et aux stigmatisations. Il rappelle la virulence des débats parlementaires et des harangues de foules entre la première et la deuxième guerre mondiale.

A moins d’un changement souhaitable et intégral des dispositions vocales de Belattar, la participation de ce dernier au conseil présidentiel des villes risque de provoquer le trouble des autres membres et le dysfonctionnement de la nouvelle institution.

Dans ce cadre connu par le chef de l’Etat français, la nomination de Belattar par Macron surprend et inquiète au regard du respect des libertés publiques et du bon fonctionnement des pouvoirs publics.

Au-delà des opinions politiques, rappelons les propos du général De Gaulle -fondateur de la constitution actuelle- « Les institutions ne valent que ce que valent ceux qui les servent ».