Revenons un bref instant, à froid, sur ce fiasco « diplomatique ».

En effet, cette conférence est sans nul doute un fiasco « diplomatique » : des conclusions symboliques et copiées-collées sur celles de l’ONU, des pressions américaines dans l’attente de l’investiture TRUMP, un désaveu britannique et une absence du Kremlin.

J’emploie les guillemets à bon escient : il n’était pas « diplomatique » de prétendre présider aux destinées d’une Nation, quelle qu’elle soit, contre sa volonté et en son absence.

Nous ne sommes plus en 1919, à la Conférence de la Paix de Paris, à l’époque où les Empires Coloniaux décident du sort des « autres » en se partageant le Monde.

Pourtant François Hollande, Président sortant ne se représentant pas en 2017 donc désormais sans aucun poids diplomatique ne l’oublions pas, avait réussi la prouesse de réunir 75 délégations à cette occasion.

Je ne referais pas la liste de tous les pays et régimes présents, connus et reconnus pour leur accent totalitaire, fasciste et/ou djihadiste : d’autres l’ont déjà fait, certainement mieux que moi.

Tant d’effort, de tractations et d’empreinte carbone pour:

  • Réponse A : le conflit syrien où la France a lamentablement échoué ?
  • Réponse B : l’état préoccupant de la Libye où la Russie de Poutine vient de prendre pied pour gérer ce que nous aurions dû gérer à la chute de Kadhafi ?
  • Réponse C aussi diverse que variée : les migrants ? les réfugiés climatiques ? les massacres ethniques ? la faim dans le Monde ? les épidémies ? la purge d’Erdogan ? les Kurdes ? le génocide arménien ? le Yémen ? …

Je pourrai user toutes les lettres de l’alphabet pour énumérer autant de bonnes raisons qui auraient pu justifier une telle agitation…

Et bien non, il s’agissait simplement de juger l’Etat d’Israël en réaffirmant avec force les dernières résolutions portées par nos Organisations Internationales.

Tout ceci sans les Russes et sans les Anglais : deux poids-lourds diplomatiques, au moins, nous en conviendrons tous.

Dernier coup de canif au projet français : 3 semaines seulement après avoir été l’une des chevilles ouvrières de la résolution condamnant les implantations israéliennes au Conseil de sécurité, la Grande-Bretagne a finalement refusé de signer la déclaration finale, emmenant avec elle l’Australie.

La conférence de Paris a été le dernier échec « diplomatique » de François Hollande.

Quelles sont les véritables raisons qui l’ont poussé à l’organiser coûte que coûte ? Voici la question à laquelle il nous faut répondre à mon avis et je veux bien parier qu’un début de réponse se trouve à Doha…

Finalement, en pleine primaire du Parti Socialiste, le jour même du premier débat, les seuls qui ont donné de l’écho à la conférence-fiasco ont été ceux qui l’ont dénoncé.

Nous pouvons légitimement en déduire que l’affection nuit parfois à la raison.