Jusqu’à présent, Trump a été un combattant, mais assécher le marécage et rendre sa grandeur à l’Amérique exigera un miracle, celui d’unir les « États-Unis ».

Quelques points à examiner

Sans aucune surprise, même l’attaque de missiles commandée par le Président Trump, le 7 avril, ciblant la base aérienne syrienne dont les avions ont apparemment largué des bombes au gaz sarin sur la population civile trois jours auparavant, a entraîné les critiques des médias néo-libéraux. Néanmoins, le sentiment général est qu’une réponse militaire était appropriée.

La terreur a frappé la Suède quelques semaines après que l’ancien Premier ministre suédois, Carl Bildt, se soit moqué du président en gazouillant : « La Suède ? Une attaque terroriste ? Qu’a-t-il fumé ? » Maintenant, après qu’un immigrant illégal a tué quatre personnes et en a blessé 15 autres en se servant de son camion dans le centre-ville de Stockholm, l’actuel Premier ministre de Suède a déclaré que la Suède ne « reviendrait plus jamais » au temps de l’immigration de masse.

Après des mois de dérision envers les déclarations de Trump, à l’effet que l’administration Obama l’avait espionné, lui et ses conseillers, Eli Lake de Bloomberg a révélé que Susan Rice, l’ex-conseillère à la sécurité d’Obama, l’avait effectivement fait.

En conclusion, je suis d’accord pour dire, comme l’ancien Vice-président Joe Biden l’a fait, que le Président Trump mérite qu’on lui donne une chance de gouverner le pays.

Les solutions pour aller de l’avant

Pour « drainer le marécage », qui est le terme utilisé par le Président en se référant aux dégâts laissés par son prédécesseur, Trump doit d’abord assécher les courants qui le nourrissent. Dans le cas de la société américaine, il y a division, méfiance et aliénation.

L’administration Obama, dont plusieurs attendaient qu’elle guérisse les blessures du racisme de l’Amérique, a induit exactement le contraire. Ce fut l’une des périodes les plus divisées, sinon pire, que les États-Unis aient connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

L’élection de Donald Trump a mis ces fissures en évidence, mais il ne les a pas créées. Dans la société américaine, une marginalisation accélérée est en train de se produire, et le centre se rétrécit des deux côtés de l’échiquier politique. Pour nettoyer tout cela, Trump devra trouver une façon d’aider la société américaine à fusionner en une société dont les projets, les objectifs sont communs, dans une entente commune de ce qui est bon pour le pays.

En ce moment, les tensions sont tellement élevées que si Trump échoue, le prochain président pourrait bien avoir à s’attaquer à des problèmes tels que des états proclamant leur indépendance du gouvernement central, des affrontements violents entre la police et les citoyens, et d’autres problèmes plus caractéristiques des pays du ti
Une approche d’homme d’affaires

L’un des principaux atouts du Président est son approche de la gouvernance en sa qualité d’homme d’affaires. Il est désireux d’apporter des changements à la fois politiques et personnels. Comme il est déjà en train de chercher des idées pour améliorer son gouvernement, il faudrait qu’il choisisse de former son cabinet avec des gens déterminés à connecter l’ensemble du peuple américain, plutôt que de promouvoir un programme spécifiquement politique ou sectoriel.

Le cabinet devrait adopter une approche positive et proactive qui considère les problèmes comme des indicateurs de désunion sociale plutôt que des crises isolées. La façon de procéder devrait ressembler à ce qui se passe au sein d’une famille saine : elle doit avoir des priorités tout en prenant soin de tous les membres de la famille. Si l’administration de Trump parvient à considérer le peuple américain de cette manière, l’Amérique peut, sans aucun doute, retrouver sa grandeur.

Le point de vue juif

Comme n’importe quelle administration des dernières décennies, le Cabinet de Donald Trump regorge de juifs. Les gens pensent souvent que les juifs se servent de leur pouvoir financier pour se tailler une place au sommet. Mais considérer leur succès comme une simple conséquence de leur richesse serait ignorer la force principale des juifs.

Les juifs sont au sommet principalement parce que ce sont de grands connecteurs. Leur habilité à connecter des gens leur donne du poids dans chaque système. Le problème est que les leaders politiques ont tendance à utiliser ce talent unique à des fins partisanes. Trump établira un précédent s’ils les utilisent afin de promouvoir un programme d’unité panaméricain.

Il existe une bonne raison pour laquelle les juifs excellent pour relier les gens. Le peuple juif est la seule nation au monde à avoir un anniversaire officiel. Selon la Torah, le 6e jour du mois hébreu de Sivan, en l’an 2488 du calendrier hébraïque (1272 av. J.-C.), le peuple juif a été proclamé.

La condition préalable à la proclamation du peuple juif était qu’ils s’unissent « comme un seul homme dans un seul cœur ». Depuis cet évènement mémorable, l’élévation et le déclin du peuple juif a dépendu de son degré de dévouement au principe d’unité.

Pendant des siècles, les juifs ont enduré d’innombrables conflits et querelles internes. Ils les ont surmontés en appliquant la loi que le roi Salomon rédigeait succinctement : « La haine suscite les conflits et l’amour couvre tous les crimes. » (Proverbes 10:12)

À un moment donné, au début de l’ère commune, ils ont perdu leur capacité de « recouvrir leur haine par l’amour ». En conséquence, l’aliénation entre eux s’est transformée en une telle haine qu’elle a entraîné l’exil de la terre d’Israël et la ruine du Temple. Le Talmud (Massékhet Yoma) le déclare très clairement : « Le Deuxième Temple (…) pourquoi a-t-il été détruit ? À cause de la haine sans fondement. »

À la suite de la destruction du Temple et de l’exil de la terre d’Israël, les juifs sont restés des experts de la connexion, mais ils ne voulaient plus relier la nation « comme un seul homme dans un seul cœur ». À la place, ils ont utilisé la compétence qu’ils avaient perfectionnée depuis des siècles pour ne promouvoir que les intérêts de leur propre coterie.

Comme les succès politiques nécessitent de bonnes relations pour accéder au sommet, les politiciens ont toujours gardé plusieurs juifs comme conseillers à leur côté, portant généralement le titre (péjoratif) de Juif de la Cour. Tout récemment, Jonathan Levi du Forward a posé la question : « Jared Kushner serait-il le “juif de la Cour” du royaume de Donald Trump ? »

Rendre à l’Amérique sa grandeur

Drainer le marécage exigera que les juifs de l’administration de Donald Trump travaillent d’une manière différente de toutes les autres administrations. Pour réussir, l’Amérique doit être une nation unie. Trump doit exiger en tout premier lieu que les juifs facilitent la connexion et de bons rapports entre eux des deux côtés de la carte politique. Ensuite, ils doivent étendre cette concorde au reste de la nation.

Si les juifs qui occupent des postes clés au sein des deux partis établissent la confiance et la compréhension entre eux, il sera beaucoup plus facile pour le Président de concilier avec le Parti démocrate et d’établir un gouvernement qui bénéficie du plein appui du Congrès.

Plus Trump attend, plus il lui sera difficile de fonctionner. Des éléments de discorde, comme Barack Obama, John McCain et Bernie Sanders, se renforceront par la poussée implacable des médias néo-libéraux qui englobent presque tous les principaux médias d’information, y compris, dans une certaine mesure, Fox News.

En général, les conseillers suggèrent à un dirigeant le chemin et les tactiques à adopter dans une situation donnée. Mais Donald Trump n’est pas votre président ordinaire. En tant qu’homme d’affaires, il comprend que pour obtenir des résultats, il faut agir. Il est un leader et déterminera l’aide qu’il désire recevoir de ses conseillers.

S’il est intelligent, il leur demandera d’établir une feuille de route allant du sectarisme actuel à la confiance, à la coopération, et finalement à la cohésion de la société américaine et de l’établissement politique. Non seulement cela rendra sa grandeur à l’Amérique, mais elle sera de plus un modèle pour toutes les autres nations, « une lumière pour les nations », pour ainsi dire.

La mise en œuvre d’un plan de cette envergure drainera certainement le marécage et garantira à l’Amérique un avenir de sécurité, de paix et un rôle mondial prédominant.