Parmi les « bien-pensants », il est de bon ton de se déclarer « pro-palestinien ». Non que l’on soit antisémite, non, non, surtout pas. D’ailleurs, on n’a rien contre les Juifs, on est juste contre la politique du gouvernement israélien… N’a-t-on donc pas le droit de critiquer Israël ?

Ce refrain hypocrite, dans lequel on feint de ne pas être antisémite tout en soutenant les Palestiniens quoiqu’ils fassent, tout en condamnant Israël pour ses crimes (rarement) réels ou (souvent) imaginaires, je ne le supporte plus. Mais sans doute ne suis-je pas assez « bien-pensant » ?

Non, les Palestiniens ne sont pas les éternels innocents, les éternelles victimes. Non, les Israéliens ne sont pas les méchants absolus, les colons spoliateurs de terres, les assassins de malheureux enfants qui ne font que jeter des pierres à des soldats surarmés.

Je ne supporte plus ces médias politiquement corrects qui, lorsqu’ils évoquent les évènements se déroulant à Jérusalem, à Hébron ou à Tel Aviv annoncent toujours en premier lieu qu’un Palestinien a été abattu par des forces de sécurité israéliennes avant d’ajouter, comme s’il s’agissait d’un détail tout à fait mineur et secondaire, que ledit Palestinien avait poignardé des passants israéliens, ou qu’il avait tenté d’en écraser avec son véhicule.

Je ne supporte plus cette édile parisienne qui feint de s’émouvoir d’une « fusillade » à Tel Aviv, alors qu’il s’agissait en fait de l’acte d’un tireur palestinien ayant abattu des convives désarmés. Auriez-vous osé parler de « fusillade » lorsque des dizaines de malheureux amateurs de musique rock furent froidement abattus dans une salle de spectacle de votre ville, Madame Hidalgo ?

Pourquoi ce double langage permanent de la part de la plupart de nos  journalistes, de nos commentateurs et de nos politiciens ?

Pourquoi faut-il que ce qui est qualifié de terrorisme à Bruxelles, Paris ou Toulouse ne l’est pas lorsque des actes similaires sont commis à Jérusalem, à Hébron ou à Tel Aviv ?

Pourquoi un terroriste abattu là-bas serait-il moins terroriste que ceux qui le furent au Bataclan ou à Saint-Denis ?

Comment peut-on tolérer, voire approuver, qu’une municipalité de la région parisienne accorde la dignité de « citoyen d’honneur » à un terroriste palestinien emprisonné ? Non Monsieur Azzédine Taïbi, maire communiste de Stains, Marwan Barghouti n’est pas Nelson Mandela. Le leader sud-africain a su tendre la main à ses ennemis et, une fois libéré, il n’a eu de cesse que de prêcher la paix et la réconciliation. Quant à Monsieur Barghouti, il a fait couler le sang de civils israéliens innocents et a toujours appelé à la libération de la Palestine, laquelle Palestine ne se limitant certainement pas, pour lui à la « Cisjordanie » et à la bande de Gaza, et n’incluant pas davantage la population non Arabe des territoires qu’il entend « libérer » !

Mon écœurement a été porté à son comble, jeudi dernier, lorsqu’un jeune Palestinien de 17 ans larda de 14 coups de couteau une jeune fille israélienne endormie, âgée de 13 ans, après s’être subrepticement introduit dans sa chambre. Là aussi, l’assassin a ensuite été tué par un agent de sécurité israélien. C’est peut-être regrettable, mais ce qui est vraiment regrettable n’est pas qu’il ait été tué. Ce qui est éminemment regrettable c’est qu’un garçon de 17 ans ait froidement décidé de sacrifier sa vie (car il savait qu’il ne s’en sortirait pas vivant) pour arracher celle d’une gamine de quatre ans sa cadette. Pensait-il vraiment accomplir un acte héroïque, un acte de résistance, en portant ses multiples coups de poignards dans le corps d’une enfant innocente ?

Je n’ai que pitié pour ce garçon au cœur débordant de haine. Mais surtout, j’ai le plus profond dégoût pour tous ces « journalistes », enseignants et politiciens palestiniens qui ont su, par leurs émissions, leçons et discours haineux convaincre un jeune homme qu’il deviendrait un héros et même un martyr en assassinant une jeune fille qu’il ne connaissait même pas. Car il ne faut pas s’y tromper, ce sont bien ces médias de la haine, cet enseignement scolaire manichéen et biaisé, ces harangues grandiloquentes incitant à la violence, et ce depuis des décennies, qui ont conduit à des actes aussi ignobles.

Et il ne faut surtout pas oublier que ces médias, ces programmes scolaires et ces autorités sont largement et généreusement financés par l’Union Européenne et pas nos États européens, France comprise ! Des générations de jeunes Palestiniens ont été éduquées dans la haine, la haine d’Israël, la haine du Juif. Pour la plupart de ces jeunes, Israël et les Juifs représentent le mal absolu. Tuer un Juif, pour eux, n’est donc pas un crime, mais un acte salutaire. Tant que des mesures n’auront pas été prises pour faire cesser cette propagande criminelle, cet enseignement destructeur et ces discours violents, il serait illusoire de penser que la paix, la vrai paix, est possible. Car pour faire la paix, il faut être deux.

Et les pacifistes, jusqu’à preuve du contraire, se retrouvent surtout au sein de la société israélienne. Quant à la France, qui invite régulièrement à l’apaisement, qui condamne la violence tout en mettant sur le même plan les vraies victimes et leurs agresseurs abattus, elle devrait commencer, avec ses partenaires de l’Union Européenne, à conditionner son assistance financière à l’Autorité palestinienne. Elle devrait suspendre les financements en faveur des médias de la haine et des programmes scolaires qui sèment les germes de futures violences dans l’esprit des enfants et des adolescents palestiniens.

En guise de conclusion, j’aimerais citer les récents propos de deux mères. L’une est Israélienne, l’autre est Palestinienne. L’une vient de perdre sa fille, l’autre son fils.

« Je suis ici, le cœur plein de douleur et je m’adresse à toi, la mère arabe, la musulmane qui a envoyé son fils poignarder ma fille à mort. j’ai élevé ma fille avec amour, mais toi et les éducateurs arabo-musulmans, vous lui avez appris à haïr ».

Rena Ariel, maman d’Hallel Yaffa, 13 ans.

« Mon fils est un héros. Il m’a rendu fière. Mon fils est mort en martyr défendant Jérusalem et la mosquée Al-Aqsa. Loué soit Allah, Seigneur du Verbe, il a rejoint les martyrs qui l’ont précédé et il n’est pas meilleur qu’eux. Si Allah le veut, tous suivront ce chemin, tous les jeunes de Palestine. Allah soit loué ».

La mère de Muhammad Taraireh, 17 ans, assassin d’Hallel Yaffa.

Pardonnez-moi, chers bien-pensants, mais je me sens beaucoup plus proche de Madame Ariel que de Madame Taraireh !