« Nous sommes en guerre, nous subissons depuis plusieurs mois en Europe des actes de guerre, » a déclaré le Premier ministre Manuel Valls lorsque des terroristes ont tué des dizaines de personnes innocentes suite aux explosions meurtrières à Bruxelles. Des dirigeants du monde entier ont présenté leurs condoléances et ont affirmé leur détermination à vaincre le terrorisme.

Mais les mots sont une chose et les actions en sont une autre. A titre d’exemple, l’Union européenne et ses Etats membres continuent de financer des organisations non-gouvernementales (ONG) qui justifient, glorifient et encouragent le terrorisme palestinien.

Un rapport du 27 mars dernier a mis en évidence le fait que « des milliers de terroristes palestiniens, y compris les hommes qui ont orchestré des attentats-suicides et qui ont assassiné des enfants, reçoivent des fonds provenant de financements publics [étrangers] » du gouvernement britannique. Dans de nombreux cas, ces fonds sont transférés aux ONG problématiques liées à des groupes terroristes.

En 2013, par exemple, le Royaume-Uni a transféré 1,25 million de livres à l’Islamic Relief Worldwide (IRW); peu après, en Juin 2014, le ministre de la Défense d’Israël déclarait l’IRW illégale, à cause de son rôle présumé dans le transfert de fonds vers le Hamas et lui a interdit d’opérer en Israël et en Cisjordanie (le Hamas est une organisation classée comme terroriste par Israël, les États-Unis, l’Union européenne et le Canada).

Ce dangereux phénomène ne concerne pas uniquement le Royaume-Uni, d’autres Etats membres de l’Union européenne font un usage irresponsable de l’argent du contribuable européen. Depuis plusieurs années, l’UE et les gouvernements des pays européens financent des campagnes d’ONG qui suppriment volontairement le contexte du terrorisme à l’encontre de civils, tout en favorisant un artificiel et dangereux « droit de résistance ». Certains, comme Saif Abu Keshek (anciennement de l’International Solidarity Movement), qui a déclaré que les Palestiniens ont le droit de « choisir la lutte armée » dans le cadre de leur résistance, utilisent ainsi ce droit inventé pour justifier les attentats dirigés contre des Israéliens innocents.

En octobre 2015, par exemple, alors que les attentats au couteau, les fusillades et d’autres attaques contre des Israéliens s’intensifiaient, la plupart des ONG financées par l’Union européenne prétendant défendre les droits de l’Homme se sont abstenues de condamner immédiatement ces actions. Au lieu de cela, elles ont publié des communiqués quelques jours après, condamnant principalement la réponse des forces de sécurité israéliennes aux attaques. Certaines ONG ont également noté que les droits israéliens avaient été violés. Cependant, cela était presque exclusivement dans un contexte de création d’équivalence immorale entre les attentats terroristes et les réponses défensives, et en plaçant le blâme sur Israël pour la violence palestinienne.

Par exemple, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède et la Suisse ont versé des dizaines de millions d’euros au  Secrétariat des droits de l’homme et du droit international de l’Université de Bir Zeit à Ramallah. La mission du Secrétariat est ouvertement biaisée et sa mise en œuvre consiste essentiellement à diaboliser Israël et à effacer les crimes commis contre des civils israéliens. Plusieurs représentants d’ONG financées par le Secrétariat ont des liens présumés vers des groupes terroristes mais les bailleurs de fonds européens sont manifestement désemparés.

L’ONG Al Haq, bénéficiaire d’une subvention de 710 000 dollars du Secrétariat, maintient sur son site internet une liste appelant les attaques terroristes des crimes « présumés » et met en avant la fiction selon laquelle les Palestiniens ont été tués arbitrairement au lieu de préciser qu’ils l’ont été alors qu’ils assassinaient des Israéliens. Al Haq ne qualifie pas les attaques terroristes palestiniennes de criminelles ou illégales, ni ne tente de connaitre les identités et l’état des victimes israéliennes.

Dans un autre exemple flagrant, le Centre palestinien pour les droits de l’homme (Palestinian Center for Human Rights ou PCHR), qui a reçu plus de 700 000 dollars du Secrétariat, a nié l’existence des attentats au couteau à Jérusalem, les qualifiant de « présumés » et a déshumanisé les victimes civiles qualifiées de « colons », comme si ce statut était pertinent ou justifiait leur assassinat.

Un troisième exemple est celui d’Addameer, qui a reçu  325 000 dollars du Secrétariat (2014-2016), qui s’ajoutent aux 75 000 euros versés par l’Irlande en 2013. En octobre 2015, cette ONG a refusé de se prononcer contre le terrorisme palestinien, qualifiant chaque attaque contre les citoyens israéliens de « prétendue » attaque. En outre, dans une lettre qu’elle a co-signé avec une douzaine d’ONG après que des dizaines d’attaques terroristes aient eu lieu, cette ONG a supprimé toute mention de la violence palestinienne contre les Israéliens, en déclarant « les deux dernières semaines ont été le témoin d’une alarmante escalade de la violence contre les Palestiniens, à la fois dans la fréquence et dans la gravité. » Non seulement les attentats ont été ignorés, mais les auteurs sont allés jusqu’à déclarer qu’« Israël utilise la sécurité comme prétexte » pour cibler les Palestiniens.

Ce faux récit, construit par des ONG grâce à des années de travail financées par l’Europe, repris par des articles de journaux, par la radio et par la télévision en Europe, a finalement pénétré l’ONU et les parlements en Europe. En novembre 2015, par exemple, la ministre suédoise des Affaires étrangères, Margot Wallström, a déclaré que l’alternative qui se présente aux Palestiniens est qu’ils « doivent accepter une situation désespérée ou recourir à la violence », tandis que le secrétaire de l’ONU Ban Ki Moon a déclaré que le terrorisme palestinien était compréhensible, car c’est « la nature humaine de réagir à l’occupation ». En d’autres termes, les attentats terroristes visant des civils dans les cafés, les bus ou les supermarchés sont compréhensibles.

Face au terrorisme, l’Europe doit comprendre qu’il n’y a pas de différence entre un attentat dans un bus à Tel Aviv et celui dans une station de métro à Bruxelles, entre une attaque dans un café à Jérusalem ou à Paris : le mode opérationnel est le même, et les mesures prises pour lutter contre le terrorisme sont similaires. Dans les deux cas, les groupes qui soutiennent ces attentats odieux doivent cesser d’être financés.

La lutte contre l’apologie du terrorisme exige un changement de mentalité chez les dirigeants et les hauts fonctionnaires. Ils ne peuvent tout simplement pas lutter contre le terrorisme en Europe avec une main et l’excuser en Israël avec l’autre. De même que l’UE ne pourrait à la fois dénoncer le racisme et financer des groupes qui prônent la suprématie blanche, elle doit cesser de financer les ONG palestiniennes encourageant le terrorisme.