Le Parti communiste français « déplore » l’invitation par Emmanuel Macron du Premier ministre israélien à la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv. Pour ce résidu de parti politique (1,2% aux dernières élections présidentielles), Benjamin Netanyahou « est un homme de guerres et de violences ».

« L’Elysée confirme la venue de Benjamin Netanyahou [annoncée par le Times of Israel le 2 juillet dernier], le dimanche 16 juillet, pour la commémoration de la rafle du Vel d’hiv ».

« A cette occasion, un entretien de travail aura lieu » entre le président français et le Premier ministre israélien, annonce l’Elysée.

Or, samedi 8 juillet, le Parti communiste a déploré la venue de M. Netanyahou à la cérémonie prévue dimanche à l’emplacement de l’ancien Vélodrome d’hiver, en présence du président Emmanuel Macron, au motif qu’elle devait « envoyer un message fort de paix », et que le Premier ministre israélien « est un homme de guerres et de violences ».

« Le Premier ministre israélien, dont l’obédience d’extrême droite n’est plus un secret pour personne (sic), est un homme de guerres et de violences (re sic) qui, chaque jour, fait obstacle à la construction d’un processus de paix, juste et durable, entre Israéliens et Palestiniens », poursuit le parti.

Cette posture indigne du PCF a suscité plusieurs réactions. Pour l’historien Serge Klarsfeld, « Benjamin Netanyahou a tout à fait sa place et je suis heureux que, pour la première fois, un Premier ministre d’Israël soit présent à cette cérémonie », a ajouté l’historien de 81 ans, rappelant qu’en signe de « réconciliation », l’ambassadeur d’Allemagne et celui de Pologne assistaient à la cérémonie depuis plusieurs années.

« Si Israël avait existé, il n’y aurait pas eu de Vel d’Hiv », a déclaré lundi 10 juillet Serge Klarsfeld à l’AFP.

L’avocat a aussi récusé l’affirmation du PCF selon qui la commémoration devait « envoyer un message de paix »« Ce n’est pas du tout un message de paix !

Quelle paix ? S’il y a un message en ce qui concerne les Juifs c’est qu’il faut se défendre », a-t-il ajouté, rappelant que ces derniers n’avaient « même pas eu une arme pour se défendre » contre les persécutions pendant la Seconde guerre mondiale.

Autre réaction, celle de Sammy Ghozlan, président du Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme. « Le BNVCA salue la décision de Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République Française, d’inviter le Premier Ministre Israélien Monsieur Netanyahou aux cérémonies de la commémoration de la Rafle du Vel d’Hiv.

Le BNVCA, comme tous ses requérants, condamne la déclaration scandaleuse et l’attitude indigne du Parti Communiste Français. Depuis plusieurs années le PC, courtisan des islamo palestiniens, idolâtre leurs chefs les plus cruels et les admire bien que terroristes.

Le BNVCA considère que la position de ce parti en perdition est d’autant plus condamnable que c’est dans les communes dirigées par des élus du PC et de l’extrême gauche que le nouvel antisémitisme est né et s’est gravement développé sous couvert d’antisionisme.

Contrairement au PC, le BNVCA considère que la présence de M. Netanyahou représentant l’État juif fait justement honneur aux 13 542 juifs dont 4 000 enfants, raflés et envoyés à la mort par la police française de Pétain.

Le BNVCA rappelle et souligne que lors des cérémonies de commémoration de la Rafle du Vel d’Hiv ou de la Shoah, les élus communistes ne font jamais état dans leurs discours de déportés juifs mais seulement de résistants.
Le BNVCA reste convaincu que l’incitation à la haine d’Israël prônée par le Parti Communiste et l’extrême gauche marquera l’histoire de l’antisémitisme »
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En effet, l’incitation à la haine d’Israël du Parti communiste et de l’extrême gauche se traduit notamment par le soutien indéfectible au BDS, mais aussi par le fait de déclarer « citoyen d’honneur » des terroristes palestiniens, assassins de civils israéliens. Comme par exemple Marwan Barghouti.

Selon Memri, l’Institut de recherche des medias du Moyen-Orient : « une dizaine de municipalités (quinze selon le quotidien de l’Autorité palestinienne Al-Hayat Al-Jadida), apparemment toutes communistes, ont manifesté leur solidarité à l’égard de Barghouti en formant un réseau de villes et collectivités pour la libération de ce dernier.

Une affiche représentant Barghouti enchaîné a été déployée sur la façade des mairies, en présence de maires, députés et autres officiels, à côté du drapeau tricolore et de la devise de la République: « Liberté, Egalité, Fraternité ».

S’il est vrai que le Parti communiste français a eu une attitude glorieuse entre 1939 et 1945 contre les nazis, payée à un prix très lourd, personne n’oubliera non plus les personnes mortes, torturées, assassinées par tous les partis communistes de la terre depuis 100 ans.

Combien de personnes tuées sous Staline : 30 millions ? Par Mao sous le couvert du Parti Communiste Chinois : 60 millions ? Sans oublier tous les autres pays…

Le parti-pris contre Israël, seule démocratie au Proche-Orient, du Parti communiste français et de ses alliés d’extrême gauche et autres écolos, et leur bienveillance envers les terroristes palestiniens pose question.

Bien sûr, le vote musulman vaut bien une messe pour ces partis prétendument laïcs. On en connaît aujourd’hui le résultat dans les urnes… Les partis communistes, socialistes et écologiques se sont effondrés lors des dernières élections. Entre syndrome de Stockholm et haine de soi, et aussi inculture crasse érigée en vertu, ces idéologies agonisent bruyamment.

Autre fait intéressant, montrant que les extrêmes se rejoignent, lors des élections présidentielles, Marine Le Pen semblait retourner aux standards des méthodes paternelles en niant, à plusieurs reprises, la responsabilité de la France dans la déportation de juifs sous l’occupation nazie, en rappelant qu’elle considérait que « le régime de Vichy n’était pas la France ».

Les 16 et 17 juillet 1942, 13 152 hommes, femmes et enfants juifs avaient été arrêtés à la demande des nazis et sur ordre du pouvoir français en place pendant l’Occupation.

La rafle, la plus massive jamais organisée sur le territoire français, représente à elle seule près du tiers des 42 000 Juifs envoyés de France à Auschwitz en 1942. Seuls 811 reviendront chez eux après la fin de la guerre.