Clôture de la fashion week de TelAviv GINDI 2014, avec MASKIT qui marque l’ancrage de la mode israélienne dans sa culture de différence et met en perspective l’avenir :

Après quatre jours Marathon avec un défilé toutes les deux heures pendant trois jours de 10h à 22h, et pas moins d’une vingtaine de designers, dont nous avons pu découvrir les modèles pour la saison automne/hiver 2015, la fashion week finie sur un regard tourné vers le futur.

C’est par le show de MASKIT, ce 12 mars, que la Fashion Week a fermé ses portes. C’est en hommage à Ruth Dayan âgée de 96 ans aujourd’hui, veuve de Moshé Dayan et fondatrice de la maison de couture en 1954.

L’anniversaire des 60 ans d’existence de la maison a été l’occasion de retracer l’histoire de cette entreprise, show également dédié à la récolte de fond pour les enfants prématurés de l’hôpital Tal Hashomer.

C’est un show en deux parties, surprenant, car inattendu, dans cette ambiance de fashionistas et cette folle semaine de la mode où nous avons été replongés il y a 60 ans.

Une vingtaine de modèles de robes en passant par les jupes et costumes traditionnels de la première collection Maskit recouvrant la période des années 1950/1960.

C’est Yael Huldai (la femme du maire de Tel-Aviv) qui ouvre le show avec un manteau rouge toujours d’actualité, suivi de Léa Peretz (femme de Amir Peretz), on retrouve également Titi Eynan (1ère Ethiopienne miss Israël ) avec des tenues traditionnelles brodées à la main.

Maskit, est la première maison de couture israélienne née de la volonté de Ruth Dayan d’aider les nouveaux immigrants à s’intégrer professionnellement.

Si à l’origine Ruth avait comme mission de former des agriculteurs elle a préféré mettre au service de la création le savoir faire des artisans venus des quatre coins du monde.

Au vue du succès de son choix, Maskit est né. Elle s’est alors entourée de designers talentueux comme Finy Laintersdorf, pour imposer sa marque par la création de pièces uniques, faites mains qui sont rapidement devenues une référence à travers le monde et être le représentant d’Israël.

Les plus grands noms de la mode internationale, ont fait appel aux designers et artisants de la maison : Dior, Yves Saint Laurent ou encore Gyvenchy.

Précurseur du concept store avec un lieu dédié à la création et l’artisanat sur plusieurs étages. On y retrouve alors des vêtements et des objets pour la maison.

La seconde partie du défilé, présentant la collection actuelle est résolument tournés vers l’avenir.

Fruit de la rencontre entre Ruth Dayan et Sharon Tal. Après un passage à vide en 1990. C’est en 2010 que ce projet a vu le jour.

Sharon Tal est une créatrice israélienne issue de l’école SHENKAR et qui a fait ses classes chez Albert Elbaz à Paris et Alexander Mc Queen à Londres, elle a su faire renaître Maskit de ses cendres.

Pour cette collection « hommage », Sharon Tal réinterprète la première collection sous des codes contemporains.

Dans la lignée de la tradition de la mode israélienne, des djellabas, des robes du soir ou des ensembles noirs avec des passementeries dorées, mais aussi de la couleurs du parme ou du rouge c’est une collection en plein dans son temps, légère avec une touche chic à la française sans perdre de vue l’identité du pays.

Entre passé et avenir le défilé Maskit nous a surpris à plein d’égards, et confirme que le meilleur ambassadeur d’Israël est bien la mode, un concept finalement universel.

Une note de fin magique et originale qui bien que moderne, reste ancrée dans les valeurs du passé et dont Maskit tient une place de choix dans l’histoire d’Israël.