Parfois, le climat rejoint curieusement la stratégie. L’actualité internationale illustre l’un et l’autre.

Le conflit israélo-palestinien dure a minima depuis 1948. Il n’est pas le seul conflit ni le seul à comptabiliser soixante-sept ans de souffrances inutiles. Le statut de démocratie parlementaire israélienne et le financement illimité des ennemis d’Israël permettent une médiatisation sans égal de ce conflit.

Deux éléments naturels permettent de comprendre la fragilité ontologique des conflits et la subordination obligatoire du genre humain sur des paramètres qu’il ne maîtrise pas.

La tempête de sable qui sévit au Proche-Orient depuis quelques jours provoque deux conséquences immédiates.

D’une part, elle trouble l’économie humaine, animale et végétale des êtres vivants de la région déjà dans le feu de la guerre.

D’autre part, elle réuni en les mêmes sphères climatiques et géographiques des pays et des peuples que les conflits séparent en géopolitique et en chronologie…

Les oiseaux aussi souffrent de cette tempête. Eux qui survolent sans limite des territoires ennemis fermés à des Etats par d’autres Etats.

Il serait banal et vain de célébrer l’indépendance du climat et la liberté des oiseaux sur la condition humaine.

Il semble par contre utile à l’Humanité de déceler l’utilité de la vue climatique et de la vue ornithologique sur les vues stratégiques, géopolitiques et militaires. Alors que ces dernières mènent depuis des siècles à l’effroi et aux massacres, les premières consacrent la vie et la liberté.

Bonne année à tous !

Pierre Saba