Pour bien prouver que les temps changent, concernant le conflit israélo-palestinien, les premières actions de la nouvelle administration américaine que certains qualifient de pro-israelienne, devraient se focaliser sur les deux sujets que sont l’UNESCO : annuler le vote qui nie les liens du peuple juif avec Jerusalem comme fut annulée la résolution qui stipula que « le sionisme était du racisme », et, une fois cette résolution annulée : enfoncer le clou, déplacer l’Ambassade américaine de Tel-Aviv dans la capitale d’Israël, suite logique.

Dans tous les cas, Jerusalem est, et restera la capitale israelienne, les Palestiniens n’envisagent dans le meilleur des cas, que de s’approprier Jerusalem-Est, ce qui reste à voir, si seulement un jour ils voulaient bien négocier une paix définitive, rien n’est moins sûr.

Je ne pense pas qu’il faille revoir toute la politique américaine, mais revoir certains points comme le sujet des implantations qui seraient soi-disant un frein à la reprise des négociations, ou encore les velléités de faire miroiter un rôle que le Conseil de Sécurité pourrait jouer (comme le pense la diplomatie française) au lieu de bien faire comprendre aux uns et aux autres que le seul et unique moyen d’arriver à une paix juste et durable, c’est de laisser aux seuls protagonistes le soin de la rechercher par des négociations directes.

M. Trump devrait discrètement mettre en garde M. Hollande afin qu’il n’insiste pas pour mettre à exécution son intention de soumettre sa résolution de reconnaître un état palestinien à l’ONU sans passer par des négociations directes, cela évitera de mal débuter les relations entre la France et les Etats-Unis, et d’éviter à M. Obama de mettre son veto, tout le monde sera content, Israel en tête.

M. Hollande devrait bien analyser le résultat des élections américaines.