Voilà plus d’un an maintenant que la guerre de Gaza est terminée !

Le Hamas et les autres factions terroristes n’y ont absolument rien gagné si ce n’est un élargissement de 3 miles nautiques de leur zone de pêche…

En revanche, en acceptant les conditions d’un cessez-le-feu refusées un mois et plus de mille morts plus tôt, ils y ont perdu en crédibilité aussi bien à l’international qu’auprès de leurs ressortissants dont les maisons et les infrastructures détruites ne sont pas prêtes d’être reconstruites.

L’heure n’est plus aux réjouissances et les robinets d’où coulait l’argent à flot continu se sont peu à peu taris au gré des lâchages de supporters de plus en plus désappointés par les choix stratégiques du Hamas et de ses satellites ainsi que par la corruption endémique qui sévit à tous les étages de son organigramme.

Ajoutons à cela le renforcement drastique des mesures égyptiennes à l’encontre de Gaza qui tendent à rendre totalement imperméable à tout trafic la frontière entre les deux territoires, et nous obtenons une photographie assez nette des difficultés que rencontrent les caciques de la bande côtière…

Du côté de l’Autorité palestinienne, le tableau n’est guère plus plaisant.

Mahmoud Abbas fait face à une espèce de lassitude de ses soutiens occidentaux mêlée à un certain découragement dû en grande partie à l’absence de réformes économiques fiables, et surtout à l’absence de transparence quant à l’utilisation des sommes astronomiques allouées par la communauté internationale à la gestion de ce territoire…

Lui comme les dirigeants du Hamas ont bien comprit qu’une intifada déclarée ne les mènerait qu’à une énième désillusion, Arafat en ayant déjà fait supporter aux palestiniens par deux fois les frais sans rien y gagner de concret…

Ils savent très bien que l’initiative de lancer un nouveau soulèvement populaire ne mobiliserait l’opinion et les médias que le temps que durera celui-ci et qu’il s’en suivra une période durant laquelle on ne parlera plus ou presque de ce problème !

Ils ont donc choisit de mettre en place une stratégie légère mais constante d’événements en apparence non contrôlés ou planifiés qui placeraient leur « combat » à la une de l’actualité de manière régulière, optant ainsi pour une « guerre d’usure » plutôt qu’un affrontement généralisé dont les éventuels bénéfices ne seraient qu’éphémères !

En effet, entre les lanceurs de pierres et autres cocktails Molotov sur les soldats et les civils israéliens, les attaques au couteau, à la voiture bélier, les minis émeutes sur le Mont du Temple à l’occasion de chaque fête juive, les agressions permanentes des pèlerins ou touristes non musulmans s’y aventurant et quelques tirs sporadiques de roquettes, les dirigeants palestiniens qui ne manquent aucune occasion d’encourager ces actes de violences, s’assurent par cette « intifada » qui ne dit pas son nom, une couverture médiatique quasi journalière et espèrent ainsi susciter au travers de leurs « martyrs », au pire une réprobation internationale, au mieux, des condamnations de l’Assemblée Générale de l’ONU si coutumière du fait…

L’exécutif israélien l’a bien compris et tente de parer ces manoeuvres en durcissant les peines contre les terroristes semeurs de troubles, en modifiant enfin les règles d’engagement de nos soldats dans certains cas, et en déclarant illégales les organisations Mourabitoun et Mourabitat, responsables des agressions physiques et verbales sur le Mont du Temple.

Mais tout ceci participe à mon humble avis d’un plan précis visant à diaboliser et isoler Israël sur la scène internationale à l’approche de l’assemblée annuelle des Nations Unies au cours de laquelle Mahmoud Abbas, après avoir pris des initiatives unilatérales en violation flagrantes des accords d’Oslo qu’il s’était engagé à respecter, déclarera probablement au nom de l’autorité palestinienne la fin de ceux-ci, mesure spectaculaire qui sera, à n’en pas douter, applaudie par les membres présents qui lui fourniront le succès diplomatique dont il a tant besoin, mais aux conséquences désastreuses pour son peuple qui se verra privé de toutes les coopérations économiques et sécuritaires avec l’état Hébreu prévues dans ces accords…

Abou Mazen, comme son prédécesseur, a embrassé la politique du pire et nous prouve, s’il le fallait encore, qu’il n’est en rien un partenaire fiable pour une paix juste et durable !

Abba Eban disait je cite : « les palestiniens ne ratent jamais une occasion de rater une occasion »…

COMME IL AVAIT RAISON !