Cette semaine j’ai eu l’honneur d’être invité à parler à une conférence organisée par l’Organisation des Belges en Israël pour raconter l’histoire de mon alyah. Organisation au sein de laquelle j’ai eu l’honneur de diriger la section des jeunes pendant plus de quatre ans. Une opportunité pour moi de me souvenir de l’importance de l’alyah

Grâce à l’éducation sioniste reçue à l’école et dans les mouvements de jeunesse, très rapidement a germé en moi l’idée de m’établir en Israël. L’alyah c’est donc faite pour moi tout naturellement, harmonieusement, sans fausse note.

L’histoire de mon alyah est une histoire d’amour, une relation passionnelle avec l’état et la terre d’Israël qui comme toute relation amoureuse a connu de nombreux rebondissements. Des moments tragiques, des moments magiques, des moments de doutes, des moments remplis de joies.

En rencontrant cette semaine des immigrés de Belgique de tout âge et de tout horizon, je me rends compte que chaque histoire d’alyah est unique. Chaque alyah est une renaissance, une opportunité de réécrire notre propre histoire, une nouvelle page.

Ces centaines des belges arrivés ces dernières années sont en train de créer une nouvelle réalité, une communauté belge en Israël se rajoutant à la grandissante communauté francophone du pays.

La tendance de l’alyah francophone est partie pour durer, les candidats sont nombreux et le climat propice à l’immigration, plus que jamais une occasion idéale pour revenir sur notre terre.

Pour certain cette démarche sera le dernier recours pour se sauver d’une Europe moribonde et définitivement hostile à la vie juive, pour d’autres cela sera le premier choix, celui du cœur. Pour tous en tout cas, un nouveau départ, une chance de s’établir dans un pays dans lequel chacun avec ses  enfants pourra vraiment se sentir appartenir.

À tous ces milliers de juifs qui hésitent encore, je sais combien cette décision est difficile à prendre. Vous savez mieux que moi les enjeux et le prix à payer. Ce que je peux en tout cas vous garantir, c’est que le prix de l’épanouissement, de l’intégration, du sentiment d’être enfin chez soi est en revanche inestimable.

Faire son alyah, c’est avant tout s’occuper de nouveaux problèmes, mais c’est aussi et surtout trouver des solutions durables et permanentes pour notre pérennité et celles de nos enfants comme nous le rappelle la paracha de la semaine. Alors que les éclaireurs envoyés par Moshe s’approchaient de la terre d’Israël, ils furent dissuadés par les géants invincibles qui peuplaient la terre. Nous sommes en effet face à des challenges gigantesques, mais c’est seulement en les affrontant et les surmontant que nous aurons droit à ce qui nous est le plus cher ; le calme et la paix sur ce coin de terre nous ayant été promis.

Je suis heureux de faire partie de ce flux migratoire qui déferle depuis une quinzaine d’années sur Israël. J’espère que vous serez nombreux à surfer sur cette vague et que nous serons bientôt tous sur la même longueur d’onde.