A l’heure où Barack Obama termine son deuxième et dernier mandat en tant que Président des Etats-Unis d’Amérique en optant, de manière plus qu’ostensible, pour une politique de la terre brûlée notamment à l’encontre de l’Etat d’Israël et de la Fédération de Russie, la mise en lumière de son bilan nous permet de mieux comprendre le baroud d’honneur de ses derniers instants de pouvoir.

La liste des “succès” de Barack Obama étant trop longue, intéressons-nous à celle de ses échecs par ordre croissant de responsabilité :

  • Une Amérique toujours plus violemment communautarisée, où les minorités notamment noires comme hispaniques n’ont que très peu de chance de s’offrir un avenir radieux et tombent parfois sous les balles des forces de l’ordre.
  • Le contrôle des armes à feu entravé par le Congrès, à majorité républicaine certes, malgré les fusillades à répétition aussi atroces les unes que les autres.
  • Guantanamo encore et toujours, alors que Barack Obama s’était engagé, années après années depuis 2008, à faire fermer cette prison, 59 détenus y séjournent encore.
  • Un total et cuisant échec de la politique étrangère, qu’il partage avec Hillary Clinton: la main tendue du discours du Caire prise comme un signe de faiblesse, mauvaise gestion de l’Afghanistan, de l’Irak comme de la Syrie, création de l’Etat-Islamique, “permissivité” sur le dossier atomique avec l’Iran pour des raisons de realpolitk géographique et économique, cafouillage sur le meurtre de l’Ambassadeur américain en Lybie, scandale diplomatique et sécuritaire des mails Clinton, isolation et destabilisation des Etats arabes autoritaires laïcs pour favoriser l’implantation d’entités politiques salafistes, résurgence d’un climat de Guerre froide avec la Russie et sabotage des relations diplomatiques avec Israël, échec de la tentative de main-basse sur la région Asie-Pacifique, retard cumulé militaire et géostratégique…

Le charismatique et formidable communicant Barack Obama restera le Georges W. Bush junior démocrate que l’on espérait surtout pas…