Ledit « calife » du désormais fameux E.I (et son quart d’heure warholien ?) a dû bien ricaner.

Bien sûr que l’islam n’est pas, selon le calendrier islamique, au « 21ème siècle » comme le clame pourtant Obama qui veut même l’empêcher d’y rester, puisque l’islam façonne désormais son « 14ème siècle » à lui, 1392, du moins si l’on compte depuis le dit « Hégire » (622).

Il est vrai qu’Obama considère que ledit « E.I » n’a pas non plus de « théologie », ce qui est évidemment erroné puisque le djihad est sa théologie qui est le coeur même (dans ses deux dimensions, spirituelles et politiques) de ce qui est nommé « l’Islam » (voir, pour les curieux sur ces sujets, le livre préfacé par Ibn Warraq intitulé The legacy of Jihad, 2005).

Obama peut (tout) nier bien sûr. Et prétendre que ma tante est mon oncle (ce qui est cependant fort possible de nos jours…).

Il n’empêche qu’il existe bien un réel nommé E.I, dernière métamorphose du wahhabisme sauvage (genre S.A) qui attire par ailleurs tout ce que le nihilisme occidental a fabriqué depuis bien deux siècles et demi maintenant si l’on compte depuis l’effacement du calendrier chrétien lors de la Révolution française (un effacement que même les révolutions anglaises et américaines n’avaient pas osé) et qui se combina avec le second Romantisme antirationnel allemand posant le désir politique comme premier en particulier celui de se voir comme Dieu.

Tant et si bien qu’il n’est guère étonnant que le nouveau bourreau à la mode soit quelqu’un parlant le « britannique » tant, depuis la perte de puissance de la Couronne Britannique à la fin de la seconde guerre mondiale, la destruction de toute valeur et de tout principe hormis la dictature du 2+2=5, le tout au nom du Peuple, a fait ses classes en U.K dans les années 60 puis en France à la suite de la dictature communiste facilitée par Sartre et tout ce qui a suivi comme étant ce qui broie tout sur son passage et va sans doute jeter dans les harems et les haras nombre de masochistes et de sadiques fabriqués en chemin.

Obama, en ne portant pas le combat à hauteur de jeu, rate le défi du Symbolique c’est-à-dire la confrontation spirituelle montrant que l’Islam n’est rien d’autre qu’une haine de ce qui n’est pas en « paix » avec lui ; dans le couple amour/haine l’Islam a choisi le second terme, c’est-à-dire la répulsion selon Empédocle, les Juifs et les Chrétiens ayant choisi l’amour à savoir l’attraction, la séduction aussi, ce qui ne veut cependant pas dire qu’ils fassent toujours ce choix du côté de l’amour bien entendu.

Observons aussi que l’Islam, lorsqu’il est sans direction, soumis par une situation, s’endort, en attendant le porteur positif capable de lui redonner brusquement son souffle (pneuma: esprit) ; un peu comme dans Alien ou Jurassic Park, Terminator (III) où la « chose » (the Thing) se recompose dès qu’il existe un substrat adéquat ; comme on le voit sous nos yeux avec tous ces idiots utiles qui tentent de cajoler l’âme islamique (après l’avoir ranimé) avec des mots gentils sur le « manque d’intégration des victimes du racisme qui se vengent en allant (se) tuer », espérant qu’on puisse amadouer un volcan dont la lave est déjà en train de dévaler les pentes.

Nous en sommes là, espérant que les Kurdes (qui auraient été détruits si Saddam Hussein n’avait pas été balayé) fassent le sale boulot, maudissant bien sûr les Américains en croyant que sans 2003, voire que sans la guerre froide ayant eu des répercussions jusqu’en Afghanistan, il n’y aurait pas eu 2001 et 2014 alors que Ben Laden était déjà en mouvement dans les années 90 et que l’E.I est né en Syrie et non en Irak, que sa maison mère avait été éradiqué par Petraeus, avant que Obama ne décide de s’en aller comme s’il allait être récompensé pour ça, allant jusqu’à soutenir un shiite qui n’a fait que marginaliser les tribus sunnites, celles-ci se détachant peu à peu préférant la soumission sunnite wahhabite à la punition shiite. Maintenant que même les saoudiens ont peur du diable qu’ils ont eux-mêmes créé, Obama se voit dans l’obligation de mener une guerre qu’il n’a pas voulu. Sauf qu’il l’a fait mal. Nous entrainant alors dans sa chute.

Nous sommes encore sous la dictature de la bien-pensance, on le sait, qui persiste à croire que les solutions ne sont que sociales et militaires alors qu’elles sont d’abord spirituelles et politiques.