La Cisjordanie (à laquelle Israël fait référence en tant que Judée-Samarie).

C’est sur cette phrase, apparemment factuelle et innocente, que s’ouvre l’article consacré par l’encyclopédie électronique Wikipédia à cette partie du territoire de l’état juif biblique.

Voici plusieurs décennies que je m’use les cordes vocales virtuelles à clamer, dans le désert du Net, que tant le vocable de « Palestine » que celui de « Cisjordanie » ne sont que des faux-nez géopolitiques destinés à masquer la réalité historique – incontestable mais universellement et violemment contestée -, à savoir, que :

Le pays sur lequel sont (re)venus vivre plusieurs millions de Juifs, s’appelait autrefois la Terre d’Israël, tandis que le territoire, aujourd’hui nommé Cisjordanie (c’est-à-dire, de ce côté-ci du Jourdain, par opposition à l’« Émirat hachémite de Transjordanie », créé en 1946), portait, jusqu’au deuxième siècle de notre ère, le nom biblique de Judée-Samarie [1].

Conscient qu’il ne servirait à rien de remettre le couvert pour une énième discussion vouée à se terminer par une empoignade qui n’aurait rien de pacifique, je me limiterai ici à tirer les conséquences de cette pluri-millénaire contestation, qui englobe celle de Sion (Is 34, 8), tout en sachant que c’est peine perdue d’avance et que seuls me liront celles et ceux qui partagent mes conceptions, tandis que les autres se boucheront les oreilles en criant dans les miennes leurs convictions antagonistes.

Vous me direz peut-être : pourquoi, alors, gaspillez-vous vos forces et perdez-vous votre temps à mener ce combat donquichottesque ?

– Tout simplement parce que je suffoque en me taisant, et parce qu’en Judaïsme, ce n’est pas Cervantès qui donne le « la », mais la parole prophétique.

Telle celle de Jérémie, qui me va comme un gant :

« Je m’étais dit : Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son Nom; mais c’était en mon coeur comme un feu dévorant, enfermé dans mes os. Je m’épuisais à le contenir, mais je n’ai pas pu. » (Jérémie 20, 9).

Telle encore celle d’Ezéchiel, à qui Dieu ordonne de prêcher, contre vents et marées, en précisant :

« Qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas ! »
(Ez 2, 5.7 ; 3, 11).

Et je crie à tous les échos du désert du Web :

C’est la parole de Dieu contre la vôtre, ennemis d’Israël, vous pouvez donner à la Terre d’Israël et à la Judée-Samarie, le nom que vous voulez – Palestine, Arabie, Patagonie, etc. -, vous ne changerez pas le dessein divin, émis, depuis la nuit des temps dans les oracles bibliques, et entre autres, dans ces deux-ci :

« Faites un projet : il sera réduit à néant, prononcez une parole : elle ne se réalisera pas, car « Dieu est avec nous. » » (Isaïe 8, 10).


« Nations, louez son peuple, car il vengera le sang de ses serviteurs, il rendra la pareille à ses adversaires, et il rachètera la terre de son peuple. » (Deutéronome 32, 43).

Menahem R. Macina

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[1] Voir Menahem R. Macina, « Judée ou Palestine? La preuve par les écrits chrétiens »