La France connaît depuis plusieurs années des incidents dans des supermarchés autour de produits de consommation alimentaire kasher et/ou en provenance de l’Etat d’Israël. Des groupes d’individus jettent à terre les produits, renversent les présentoirs et terrorisent la clientèle et la plupart du temps les équipes commerciales présentes en rayon.

Ces incidents constituent en droit français des délits de boycott, de trouble à l’ordre public, d’entraves à la vente. Ils ciblent la clientèle juive en particulier. Ils s’agrègent au tableau des délits et crimes antisémites (assassinats, enlèvements, menaces, tortures) infligées en France depuis plusieurs années à des Français coupables d’être nés juifs et attachés à l’existence de l’Etat d’Israël.

En dépit du caractère multi-délictueux des individus qui prennent part à ces incidents, il est à regretter leurs succès dans la plupart de leurs méfaits. Rares sont les directions commerciales, les préfets, qui refusent ces actes de terreur et qui saisissent l’autorité judiciaire ou la police.

Les craintes à réagir énoncées par les directions commerciales et la passivité de la plupart des préfectures à faire respecter le Droit et à saisir les procureurs de la république constituent pour les délinquants autant d’encouragements à récidiver.

Les violences attachées aux boycotts et aux boycotteurs des produits israéliens ou kasher vendus en France, l’absence de réaction générale et concertée des pouvoirs publics constitue une indignité supplémentaire assénée en toute impunité aux Français juifs, aux consommateurs en général, aux principes du Droit & des libertés publiques.

Il s’agit d’un pas supplémentaire dans l’abandon des principes constitutionnels français et des Droits humains universels par les corps de l’Etat dont c’est pourtant la charge.