Parmi les grands problèmes qu’il y a en Israël, la non-remise du Guet, par les maris récalcitrants, occupe une place importante.

La vie de ces femmes qui attendent que leur ancien mari leur remette leur Guet, pour qu’elles puissent refaire leur vie, est un vrai calvaire.

Au sens de la loi juive, la femme ne peut pas se remarier, si elle n’a pas reçu son Guet. Elle est considérée comme Echet Ich, c’est à dire adultère si jamais il s’avère qu’elle a un rapport avec un autre homme que son (ex-) mari, alors que celui ci ne lui aurait pas encore remis le Guet.

Pire encore, si elle tombait enceinte, elle mettrait au monde un enfant, celui-ci serait considéré comme enfant ממזר, adultérin.

On voit dans la Paracha כי תצא Ki tetse, que l’homme qui a décidé de divorcer de sa femme, a le devoir d’établir et de remettre un Guet à sa femme. C’est un commandement, « une mitswah » de le faire, et jouer à cache-cache lorsque la vie en couple devient impossible, n’est pas une chose recommandable, bien au contraire c’est source de nuisance pour le couple, et une source de grandes souffrances pour les enfants quand il y en a.

La remise du Guet doit se faire avec le consentement et « la bonne volonté » du mari, car si celui était trop contraint de remettre le Guet : celui ci pourrait se révéler פסול c’est à dire nul et sans effet.

Des personnes avisées, et sans doute dotés d’une moralité limitée, se sont créés des refuges halakhiques, en empruntant le rôle d’Abrekh (homme qui étudie la Torah toute la journée), en étant condamne à la prison pour avoir refuse de fournir le Guet à leur épouse.

Sur une initiative de La Wizo, un projet de Loi, est venu sanctionné toutes les personnes qui se réfugient derrière l’étude de la Torah dans les prisons en étant habillé en civil.

Le projet de Loi qui a été adopté en premiere lecture, est venu limiter le droit de ces maris emprisonnés, à se réfugier derrière l’étude de la Torah, dans des conditions « dignes ».

Désormais, ils ne pourront plus a l’intérieur de la prison suivre ces cours de Torah en étant habilles en civil, il leur faudra porter les vêtements des prisonniers.

Cela leur rappellera, même dans leurs moments d’evasion (leurs moments d’Etude de La Torah), qu’ils ont oublié un des devoirs de la Torah, qui est celui d’aimer son prochain comme soi-même.

Et par consequent, quand à l’aide des dayanim (juges religieux juifs) ils sont arrivés à la conclusion que la vie en commun n’était plus possible, il ne faut pas aliéner l’ancienne épouse à une vie commune dont elle ne veut plus.

Cela est destructeur, non seulement pour la conjointe divorcee, mais aussi pour les enfants qui, souvent, ne comprennent pas la déchirure qui sépare leurs parents.