A la suite de la grande révolte arabe contre la construction sioniste en Israël, les britanniques ont désigné une commission d’enquête royale. Cela fait précisément 80 années que Ben Gurion s’est exprimé devant ce comité et ses dires résonnent dans nos consciences jusqu’à ce jour.

En 1936,  avec pratiquement quarante ans d’activité, le projet sioniste avançait doucement et sûrement, provoquant la colère et le désarroi des voisins arabes. C’est à cette date, qu’une vague de violence sans précédent va venir frapper la jeune nation juive. Les autorités britanniques étant aussi la cible de ces attaques, se retrouvent prises au dépourvu. C’est dans ces conditions chaotiques que fut décidé l’établissement d’une commission d’enquête royale confiée au Lord Peel. Son but était d’étudier en profondeur les racines et les motivations alimentant le conflit opposant les juifs et les arabes sur la terre de Palestine.

Ce Lord anglais avait reçu une mission dont nous comprenons aujourd’hui sa dimension historique : la résolution du conflit israélo-palestinien, avant même que ce dernier fut nommé ainsi.

Durant son travail, de nombreux dirigeants des deux camps opposés furent auditionnés par les membres de la commission.

C’est à ce moment, que le leader du yishouv, l’état juif en devenir, va faire une apparition qui restera à jamais encrée dans les mémoires.

Le Lord Peel a demandé à Ben Gurion, quel est le droit des juifs à prétendre que cette terre leur appartient alors que la majorité d’entre-eux n’y sont même pas nés.

Sans se laisser le moins du monde impressionner par les prérogatives du noble anglais, il prit un Sefer Torah dans sa main et lui répondit : « Voici notre titre de propriété sur cette terre » et ajoutant de suite « Il y a 300 ans, les premiers pionniers partant pour les États-Unis se mettaient en route à bord du bateau « Mayflower ». Quelqu’un se souvient-il a qu’elle date précise est parti le bateau ? » Un long silence résonna dans l’assistance. Personne n’osa tenter de réponde. « Quelqu’un se souvient-il peut-être du menu servi à bord du bateau ? » surenchèra-t-il. Le président émit un rictus, visiblement mal à l’aise.

« Nos pères sont sortis d’Égypte vers la terre promise il y a plus de trois mille ans et chaque enfant juif sait exactement vous dire le jour. Le 15 Nissan. De plus, chacun sait de quoi ils se sont nourris durant la traversée, de matzot, de pain azyme. Tout ça nous le savons grâce à ce livre, ce document authentique qui prouve notre lien indéfectible avec notre terre. »

L’intervention de Ben Gurion est aujourd’hui brûlante d’actualité.

Dans un contexte global où la légitimité d’Israël ne cesse d’être remise en question il est primordial de se souvenir de ces vérités.

Les pionniers sionistes n’ont déshérités personne de leur terre, ils y sont revenus après y avoir été chassés par la force pour reconstruire leur Nation.

Comme l’a su l’expliquer notre premier Premier ministre avec tant de fermeté, notre livre sacré en est la preuve irréfutable. «Un milliard de croyants on lu ce livre et ne peuvent pas nier au peuple d’Israël le lien avec la terre qui lui a été remise !»  termina ainsi Ben Gurion le plaidoyer pour sa terre.

Et tous ceux qui mettent en doute le bien fondé de notre entreprise sur cette terre, ceux-la renient notre droit à l’autodétermination, ils sont les ennemis d’Israël et ne sont rien d’autre que des antisémites.