C’est à l’occasion d’une interview accordée à un journal économique belge à l’occasion du 1er mai qu’Elio di Rupo, président du Parti socialiste francophone et ancien Premier ministre, a versé dans l’antisémitisme le plus brutal.

Clouant au pilori ce que François Mitterrand appelait les puissances de l’argent, il illustre sa position avec les mots suivants : «Ils nous ont fait la Belgique des diamantaires anversois.»

Il faut savoir que même si les Indiens tiennent aujourd’hui le haut du pavé dans le secteur du diamant, dont Anvers est l’une des capitales mondiales, ce sont les Juifs qui y ont été pendant des décennies omniprésents. Au point que dans l’imagerie populaire diamant rime encore toujours avec Juif.

Les diamantaires sont par ailleurs loin d’être les prototypes du capitalisme sauvage que dénoncent à juste titre les socialistes belges. Ils ne se livrent notamment guère à l’exploitation d’une main-d’oeuvre bon marché, comme le font nombre de capitaines d’industrie.

Leurs bénéfices sont aussi loin d’atteindre le niveau des grandes familles belges ou des cadres supérieurs du monde bancaire, qui sont nombreux à avoir des salaires supérieurs au million d’euros.
Les défenseurs de Di Rupo estiment, quant à eux, que celui-ci ne visait nullement les Juifs. Un argument qui nie radicalement l’évidence !