Nous commençons ces derniers temps à découvrir un nouvel antisémitisme de masse, beaucoup plus insidieux que celui que l’on a connu jusqu’à présent. Il s’agit du BDS. Cet antisémitisme ne s’attaque pas directement aux personnes mais à l’unique nation qui le subit depuis longtemps.

Dans BDS certains condamnent les actions de Netanyahu, d’autres justifient le BDS en soutien aux Palestiniens, et enfin la dernière catégorie, la plus nombreuse, se fiche bien de tout ça pourvu que l’on ne touche pas à son bien-être quotidien en France, en Italie, en Espagne, en Allemagne, et d’autres pays où les citoyens musulmans ne seront plus une minorité dans les 10 prochaines années.

Et tout cela en clamant haut et fort le respect pour l’indépendance et la sécurité d’Israël. Oui, en fait il est évident pour celui qui a lu le début, qu’il s’agit du BDS envers Israël ; personne d’autre.

Aujourd’hui, malgré les dénégations de tous nos bons pays Européens, on nage en plein antisémitisme. Les Juifs ne sont pas comme les autres. S’ils gagnent une guerre tant pis pour eux. On les contraindra à rendre leur prise de guerre, au contraire des autres.

Tous ces pays des « droits de l’homme », s’opposent au fait qu’un pays ayant gagné une guerre (qu’il n’a pas engagé), puisse bénéficier et profiter de sa victoire. C’est comme si on demandait à la France de rendre l’Alsace-Lorraine. En effet, l’Alsace-Lorraine a été prise par l’Allemagne après la défaite Française de 1871. Mais suite à la défaite de l’Allemagne de la Première guerre mondiale, ce territoire retourne à la France en 1919. On trouvera le même schéma avec la Cisjordanie. Tout cela pour dire que seul Israël ne peut pas revendiquer une victoire territoriale.

Une des revendications des ONG, fortement soutenue par l’Europe, est l’étiquetage de produits Israéliens fabriqués au-delà de la ligne verte, dans « les territoires ».

Il se trouve, que la résolution 242 de l’ONU qui fut signée le 22/11/1967, indique parfaitement la situation de la Cisjordanie après la guerre.

En effet, après la cuisante défaite infligée aux pays Arabes en Juin 1967, la Jordanie a décidé de se retirer unilatéralement d’un territoire qu’elle a occupé illégalement pendant 20 ans (dans le silence des nations), abandonnant lâchement ses citoyens sur place. Il s’agit de la Cisjordanie. C’est cette même Cisjordanie qu’Israël a occupé depuis lors. Il se trouve aussi, que la Cisjordanie correspond au territoire de Judée-Samarie. La situation après Juin 1967, est qu’Israël se trouve avoir récupéré la Judée-Samarie, incluant Jérusalem, lieu le plus saint du judaïsme.

Lors des discussions pour aboutir à la résolution 242, il a été pointé du doigt que la Judée-Samarie n’appartient plus (et de son fait) à la Jordanie. Logiquement, si une nation aurait pu revendiquer ce territoire, ç’aurait été la Jordanie puisque c’est la seule à avoir « nationalisé » ce territoire libre en 1947. Mais elle n’en veut plus.

A qui appartient-elle alors? Si l’on considère la guerre de 1967 et la victoire militaire, ce territoire appartient naturellement à Israël. Si l’on discute de son appartenance à Israël, la réponse est évidente, à personne. Cependant, il y a des centaines de milliers d’habitants sur place et si la Jordanie ne les a pas rapatriés, il faut bien faire quelque chose. Israël, tout victorieux qu’il est aurait pu à ce moment faire fi de tout sujet humanitaire, puisqu’à la veille de la guerre, ces personnes étaient des citoyens Jordaniens et clamaient haut et fort le désir de voir Israël rayé de la carte.

Mais toujours guidé par une éthique élevée, les Israéliens ont accepté de discuter d’une forme d’autonomie sur une partie de ce territoire. La résolution 242 fait mention d’un retrait « from territories » en français « de certains territoires », après négociation avec les résidents locaux.

Mais voilà que l’Europe, par la bouche de la ministre de affaires étrangères Européennes, ainsi que par les malheureuses initiatives de Mr. Fabius, décide a elle toute seule des frontières de l’état d’Israël. Voilà que la frontière d’avant la guerre devient la frontière d’un futur état Palestinien, peuple né et auto-déclaré dans les années 70, en contradiction totale avec la résolution de l’ONU, résolution à laquelle tous les pays Européens adhèrent.

Aujourd’hui, malgré les dénégations de tous les moralistes, on se trouve face à un nouvel antisémitisme. On condamne peu certains pays qui tuent à tour de bras, 230.000 en Syrie seulement, mais on crie au génocide lorsqu’Israël contre-attaque des terroristes qui l’ont agressé.

On est prêt à sacrifier l’emploi de plus de 15000 palestiniens qui viennent travailler dans les usines Israéliennes dont on conteste la localisation. On est prêt à payer plus de $5 milliards la reconstruction de Gaza dont les fonds sont incontrôlés et utilisés pour poursuivre le terrorisme. Mais tant que c’est, peut-être inconsciemment, contre Israël, alors la cause est bonne.

Mais il y a du bon dans tout ça.

D’abord, le BDS permet de bien clarifier la position de chacun : l’Europe comme les USA refusent de marquer Jérusalem capitale d’Israël. Les Européens vont un peu plus loin en voulant imposer des frontières à Israël. Çà au moins c’est clair.

Ensuite, l’Alyah. Les Européens voient bien qu’ils sont en train de perdre l’identité Européenne au profit d’une nouvelle identité musulmane issue de l’immigration. Des études, interdites, ont quand même vu le jour, montrant une proportion de jeunes très supérieure à toutes les prévisions imaginables.

Mr. Dalil Boubakeur a, de son coté, cassé le célèbre chiffre de « entre 4 à 6 millions de Musulmans » en réclamant un nombre supplémentaire de mosquées correspondant mieux à la demande des 10 millions de musulmans de France.

La réaction politique à ce changement est alors d’apaiser les foules et se positionnant pour les « Palestiniens » et contre Israël, entrainant des actes de violence contre les juifs. Cela, combiné avec une situation économique instable, permet à Israël de continuer à augmenter sa population Juive par une Alyah de pays riches, ce qui n’a jamais vraiment été le cas auparavant.

La réaction de l’Europe contre cette résolution 242 est la négation du consensus mondial qui assure le partage d’un territoire par la négociation pour permettre à un peuple abandonné de vivre en autonomie. Et bien sûr, la négation de la victoire militaire d’Israël sur ses ennemis.

Ainsi, étiqueter, pour fin de boycott, les produits fabriqués dans une zone pouvant appartenir à l’état d’Israël est une atteinte à l’indépendance du pays bien sûr mais surtout une atteinte à la résolution 242 de l’ONU.

La haine, consciente ou pas, des nations occidentales, atteint un nouveau palier. Qu’importe Daech, la guerre civile en Syrie, les crimes contre l’humanité en Irak envers les minorités, les saccages, destruction et assassinats des Chrétiens d’Orients, des Coptes …. pourvu qu’Israël soit réduite en cendres si ce n’est par les guerres militaires alors par la guerre économique lancée par BDS.

Il serait pourtant possible à Israël de redistribuer son économie et de ne réserver les productions des territoires que pour le marché intérieur. Là aucune plainte possible. Tout le monde le sait. Mais en réalité, la volonté est de condamner Israël dans sa totalité, de calquer les « territoires » sur la revendication Palestinienne, c’est-à-dire tout l’état d’Israël.

L’Europe, ne fait que préparer sa politique à sa nouvelle population mais surtout ne pas dire qu’il ne s’agit pas d’antisémitisme de renier un document (Res 242) que l’on a signé.