Cela sonne comme « destination finale » dans la bouche des fondateurs de BDS et il suffit d’écouter l’un deux, Omar Barghouti, dans une vidéo de 2009, où il explique comment en s’appuyant sur les lois internationales et les démocraties, les Palestiniens peuvent modifier la perception et le regard de l’opinion de la planète sur Israël, pour en être convaincu.

L’objectif de BDS est de modifier cette opinion jusqu’à ce que chacun dans le monde ne voit plus Israël comme un État nation démocratique, mais comme une entité guerrière et violente, raciste, qui d’après les lois internationales, n’aurait pas le droit d’existence, pensent les fondateurs de BDS, et que les occidentaux, ignorants des réalités du Moyen-Orient, entre bonne conscience, culpabilités diverses et antisémitisme latent, pourraient enfin légalement éradiquer !

En 2005 est créé le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions.) L’idée majeure de ce mouvement est que si vous dépossédez l’État d’Israël de ses institutions culturelles (arts, médias…), de ses académies universitaires, de ses avancées économiques et des ses institutions politiques et judiciaires, il ne reste plus, aux yeux du monde, qu’un pays en guerre et colonisateur.

Comme il est impossible d’obliger Israël, fondamentalement démocratique, à se transformer en Corée du Nord, BDS, insidieusement depuis 10 ans, tente de couper les liens entre Israël et le reste du monde afin d’en changer l’image, à défaut de la réalité.

Et depuis 2005, sophismes et contre vérités, communications directes ou subliminales propagées par BDS courent et surfent sur les réseaux, et hélas surtout à l’ONU et dans les instances déterminantes pour la paix du monde, faisant basculer l’opinion internationale convaincue qu’il faut boycotter Israël pour qu’il accepte de rendre les territoires occupés, et qu’enfin les Palestiniens aient un État à eux.

Sauf que BDS n’est pas intéressé par la création de deux États. Ce que veulent les fondateurs de BDS, c’est la disparition d’Israël. Ils l’ont dit ouvertement, ils ont communiqué sur le sujet dès 2005, et pourtant personne ne s’est offusqué, n’a réagi, comme si à chaque fois que les juifs sont remis en question, une unanimité internationale semblait se créer et se liguer contre eux.

Dix années après sa création, BDS a réussi à faire :

  • que la cause palestinienne devienne une cause internationale,
  • qu’Israël soit accusé de génocide envers les Palestiniens,
  • que chacune de ses décisions soit remise en question et en discussion à l’ONU,
  • que des pays du monde, apparemment démocratiques, puissent envisager légalement, de boycotter les fondations culturelles et les académies universitaires d’Israël.

S’attaquer à la « Culture » c’est ce que seuls font où ont fait les grands dictateurs et persécuteurs de l’Histoire des hommes. Ce que font les islamistes aujourd’hui.

Histoire :

Quand le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU est créé en 2006, les mouvement radicaux palestiniens types BDS, ont déjà d’excellents relais au sein des pays de la Conférence Islamique (un «des clubs de nations» au sein de l’ONU).

Quelques mois plus tard, est créé sous leur impulsion, l’Agenda Item 5 qui oblige le Conseil à examiner la situation israélo-palestinienne à chaque session.

Un an plus tard, Israël sera le seul pays à être condamné pour violation des droits humains fondamentaux. À titre d’exemple, au même moment, le Conseil s’était senti « profondément concerné » par la situation au Soudan (qui à l’époque n’avait rien à envier à la Syrie d’aujourd’hui).

Pour l’ONU, le seul pays qui est constamment à l’ordre du jour n’est ni la Corée du Nord ni le Kazakhstan ni le Myanmar ni la Chine, ni l’Arabie Saoudite ou le Qatar, c’est Israël !

Et l’on peut se dire avec consternation, que cet organe de l’organisation des Nations Unies, un de ceux qui devrait être le plus apolitique, le plus efficace, afin de promouvoir des avancées réelles pour la paix du monde, a été complètement récupéré par des groupes d’intérêts particuliers.

Et propagande :

J’écoutais récemment Pascal Boniface sur France Info parler encore de son livre «la France malade du conflit israélo-palestinien». Il ne me viendrait pas à l’idée de le taxer d’antisémite ou d’antisioniste, mais il a en revanche, la naïveté propre aux personnes intelligentes, ayant eu la chance de faire des études supérieures et vivant dans une démocratie en paix, blanc et homme de surcroît ; une naïveté liée à l’éloignement des réalités humaines fondamentales qu’il n’approche apparemment qu’en théorie.

Armé de sa logique, il suit la ligne du rasoir d’Occam jusqu’à l’absurde, oublieux que ses prises de positions et ses arguments sont utilisés par des antisémites de la pire espèce pour délégitimer le droit à l’existence d’un pays et de sa population.

Et lorsqu’il parle de la « centralité » du conflit israélo-palestinien (dont il reconnaît qu’il n’est pas un des plus meurtriers et dont l’occupation qui en résulte est l’une des moins brutale au monde), quand il s’acharne à en faire un sujet permanent de ses interventions médiatiques et qu’il déplore dans un énième livre sur le sujet que ce conflit soit importé en France, il est exactement dans le rôle qu’une certaine propagande palestinienne et arabe dont BDS, a cherché à faire jouer à un maximum de faiseurs d’opinion.

Mais la « centralité » de ce conflit, qui est devenu un indicateur politique et moral pour beaucoup, ne s’est pas faite toute seule. Au début des années 80, voire même au début des années 90, la situation en Israël et en Palestine ne passionnait pas les foules. Des groupes politiques ont alors mis en place une propagande (bien pensée et encore mieux réalisée au vu des résultats) pour faire de la cause palestinienne une cause morale universelle.

Deux décennies plus tard, le travail de fond de ces activistes commence à payer. Actuellement, une large part de la population française pense, à priori, qu’Israël est un état terroriste qui a volé la terre de paysans, nommément les Palestiniens. Que ces Français se soient mis à y réfléchir ces dernières années uniquement, qu’ils n’aient presque aucune connaissance sur l’Histoire des différents peuples de la région et qu’ils aient pourtant une opinion aussi tranchée, n’interpelle personne. La «centralité du conflit israélo-palestinien» est devenue un fait établi, comme si elle avait toujours été là, aussi immuable que la gravité et l’héliocentrisme.

Pour BDS : faire changer l’opinion internationale sur Israël était la première étape vers « une destination finale »

La seconde étape et le véritable objectif (les territoires occupés ne sont  qu’un prétexte pour des occidentaux désireux de croisades et de bonne conscience) était, est « la destination finale » et la disparition d’Israël.

En s’appuyant sur le droit international et une opinion planétaire gagnée par communications perverses et mensongères à la « cause palestinienne », qui ne peuvent et ne devraient pas admettre que vive un État raciste, le racisme étant prohibé par le droit international, BDS entraîne légalement des boycotts et des sanctions contre Israël, qui vont bien au-delà de son économie, mais s’attaquent à ses institutions, à ses universités et à sa culture, or, lorsqu’on touche aux fondamentaux et aux patrimoines culturels des gens et des nations, on les phagocyte, on les met en esclavage et on les éradique.

C’est ce que veut BDS. Son objectif n’est pas la fin de l’occupation israélienne dans les territoires palestiniens, c’est la destruction pure et simple de l’État d’Israël. Écoutons leurs fondateurs et leurs leaders :

Omar Barghouti s’adressant à un public  Je pense que n’importe qui, pour peu qu’il soit moralement cohérent, devrait s’opposer au droit de tout État dans le monde, d’exister en tant qu’État raciste. Notre campagne actuelle peut être considérée comme le dernier chapitre du projet sioniste. Nous assistons à la disparition rapide du sionisme, et personne ne pourra le sauver.

 Assad Abou Khalil : Justice et liberté pour les Palestiniens sont incompatibles avec l’existence même de l’État d’Israël.

 Ahmed MoorIl se peut que le BDS ne signifie pas nécessairement la fin de l’État juif. Il est sans doute un mouvement important d’un projet à long terme à savoir la dernière étape vers la confrontation finale.

Quand les pays du monde envisagent de boycotter les académies universitaires israéliennes, l’antisémitisme originel et la volonté de détruire Israël remontent en surface

Actuellement les islamistes tentent d’effacer la culture, les livres et tout le patrimoine des peuples et cités qu’ils envahissent, parce que si vous enlevez son histoire à une population, celle-ci finit par ne plus savoir qui elle est, d’où elle vient, et n’importe qui peut alors l’exploiter. La France, les Anglais, les Portugais et enfin tous les pays colonisateurs ont procédé ainsi en s’appropriant des territoires et des continents. Les Turcs l’ont fait en détruisant l’art et le patrimoine culturel arméniens en même temps que les Arméniens, et Hitler a tenté la même chose envers les juifs.

Très nombreuses sont les nations qui ont détruit ou assimilé d’autres nations, sauf Israël, qui malgré son obligation de défense constante contre les Palestiniens, n’a jamais tenté de les détruire (relire : Génocide palestinien, un leurre international ?)

BDS depuis 2005 et grâce aux nouvelles technologies de communication, tente en dégradant l’image d’Israël et en demandant à ce qu’on boycotte ses institutions ainsi que ses universités et ses arts, de faire disparaître légalement Israël ;  mais, c’est sans compter avec la force vitale de notre jeune nation.

C’est en oubliant que les juifs ont résisté à tous les drames de l’Histoire ; et alors même que depuis des siècles des empires puissants ont disparu et que des civilisations prestigieuses ont chuté, nous juifs demeurons, uniques à être encore et toujours regroupés autour de nos valeurs  d’universalité et d’humanisme, d’une religiosité et d’un divin qui nous ont préservés et nous préserveront toujours du délitement et d’une «destination finale».

Grégaires nous avons survécu, et grégaires nous demeurerons, ce qui n’exclut pas l’ouverture aux autres, ni l’aide apportée au monde, notre destin. Nous sommes une famille, indestructible parce que matricielle et originelle, que nous le savons et que nous la préservons pour le bien de l’humanité.

Arrogance ! diront certains. Peuple élu ! diront les autres. A mon avis de fille d’Israël, nous sommes un peuple élu, légèrement arrogant.

Personne n’est parfait !