Le Ministre de la défense Moshé Yaalon s’est laissé aller, à l’université de Tel Aviv, à une analyse peu flatteuse de la politique étrangère de l’administration américaine entre les mains de Barack Obama.

Elle n’a, évidemment, pas plu et il a été accusé aussitôt de porter atteinte aux bonnes relations entre Israël et les États Unis.

Une personnalité américaine a déclaré ne pas comprendre pourquoi, le ministre de la défense continue « à cracher dans la source qui alimente la sécurité d’Israël dont il est responsable ».

Apparemment, il suffirait que les USA fournissent l’armement pour que la sécurité des Israéliens soit assurée !

Est-ce vrai ?

Avant l’arrivée de Barak Hussein Obama à la Maison Blanche, l’Egypte avait une frontière par laquelle aucune roquette ni attentat terroriste n’était possible.

Depuis, Hosni Moubarak a été renversé, huit civils israéliens ont été assassinés et plusieurs missiles l’ont franchi dans le but évident d’accroître l’insécurité.

La frontière israélo-syrienne était également tranquille. Faute d’intervention américaine dans la guerre civile syrienne, les obus de mortiers affluent sur le territoire israélien.

Dernièrement, quatre patrouilleurs israéliens ont été blessés par une charge posée à leur intention. Un soldat lutte actuellement pour sa vie.

La Hezbollah, continue de s’approvisionner en missiles syriens et iraniens, pour la manche future. Des engins, bien sûr, de plus longue portée et pouvant transporter des charges explosives plus importantes.

Suite aux excuses de Benjamin Netanyahu à la Turquie, concernant l’arraisonnement du bateau Mavi Marmara, obtenues suite aux pressions de Barak Obama, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan exige, maintenant, la levée du blocus de Gaza entre les mains du Hamas.

Outre que ces excuses sont dorénavant superflues et que l’Etat d’Israël s’est humilié sans raison, chacun imaginera que cette levée n’améliorera nullement la sécurité des israéliens.

Dès son arrivée, le président américain a exigé un gel total de la construction dans les villes et villages situées en Judée et en Samarie. Depuis, cette exigence s’est faite ‘’palestinienne’’. Ce qui a nuit au dialogue et à la sécurité israélienne.

L’Irak était en 2009 un pays entre les mains des américains. Depuis, le retrait de forces us a été décidé. Ce qui a comblé d’aise le voisin iranien et a défavorisé un peu plus encore la sécurité régionale d’Israël.

L’Iran, en 2009 était loin d’être un pays au seuil du nucléaire. Situation lui permettant de détenir les composants de l’arme nucléaire sans qu’aucune bombe ne soit produite et assemblée. Depuis, c’est chose quasiment faite.

Faut-il rajouter une ligne sur l’armement de la Lybie qui circule dans le Sinaï ou est arrivé dans la bande de gaza ? Inutile !

Comme démontré, l’insécurité frontalière et régionale de l’Etat d’Israël s’est accrue depuis l’arrivée de Barak Obama aux commandes.

Une politique étrangère américaine ferme aurait été plus efficace que de se vouloir être « la source qui alimente la sécurité d’Israël ».

Alfred Nobel, créateur du prix portant son nom et devant récompenser chaque année des personnes ayant rendu service à l’humanité, doit s’en retourner dans sa tombe !

Moshé Boggie Yaalon n’est probablement pas le seul israélien à ne pas remercier Barack Obama.

Ni à espérer le départ de ce prix Nobel 2009 de la paix au plus tôt !