La France ne le cache même plus, à croire même qu’elle veuille que cela se sache, surtout en France : convaincre sa population pro-palestinienne et pro-arabe, que sa politique arabe a eu des effets très bénéfiques pour tous les ennemis irréductibles d’Israel.

Sinon comment comprendre cette visite du ministre des Affaires Étrangères français au Liban juste au jour anniversaire des 10 ans de la 2 ème guerre du Liban de l’été 2006.

M.Ayrault a même prévu un entretien avec le Hezbollah, pourtant décrétée organisation terroriste non seulement par l’UE et les USA, mais aussi par la Ligue Arabe elle-même.

Pour ceux qui ne l’ont pas encore compris, la France désormais s’enorgueillit d’avoir comme amie, cette organisation terroriste qu’elle a sauvée en 2006 d’une défaite annoncée, après plusieurs semaines de guerre dans laquelle Israël était sur le point de l’éliminer du paysage militaire et politique, non seulement au Sud-Liban, mais de tout ce pays.

Rappelez-vous, en juillet 2006, quand Israël avait réagi à une attaque sur son territoire du Hezbollah, faisant 3 morts militaires et kidnapping de deux autres soldats, blessés, mais éliminés ensuite, elle mit quelques jours à prendre un avantage certain, tous les pays (sauf la France) laissèrent du temps à Israël pour en finir avec ces terroristes du Hezbollah.

La France voulut faire voter une résolution au Conseil de Sécurité très défavorable à Israël, sans aucune condition de sécurité pour l’avenir, ce que le conseil refusa, c’était mal connaître l’entêtement des français qui voulurent absolument sauver le Hezbollah, ils sortirent de leur chapeau une garantie qu’elle ne respecte pas, à savoir, une force de l’ONU de 15 000 hommes avec 3 000 soldats français de la FINUL.

Cet argument, le Conseil de Sécurité ne put l’ignorer, il fit voter cette fameuse résolution 1701, qui stipulait que le Hezbollah devait se retirer définitivement au delà du fleuve Litani, que plus aucun « combattant » de cette milice ne devait retourner au Sud-Liban, et « the last but not the least » plus aucune arme ne devait être acheminée dans cette partie du Liban.

On a vu ce qu’il en est advenu, la France et la Finul n’ont rien fait pour empêcher que le Hezbollah ne se réinstalle au Sud-Liban, elle a laissé cette organisation terroriste se munir de plus de 100 000 missiles qui menacent maintenant tous les israéliens, tous sont sous la menace, et tout le monde s’accorde pour dire qu’en cas de nouveau conflit avec le Liban, le bilan sera très lourd des deux côtés, merci qui ?

Alors que l’on ne vienne pas nous faire croire que toute cette agitation de la France au Proche-Orient ne vise qu’à promouvoir la paix et la sécurité dans cette région, tout porte à croire que la diplomatie française, à moins qu’elle ne soit inconsciente, mène au contraire la région vers des jours incertains et dangereux.