« Le 8 novembre, les élus Front National ont reçu l’annonce de la possibilité, pour ceux le souhaitant, de se joindre aux voyages à Auschwitz, organisés, comme tous les ans, au profit des lycéens franciliens.

Deux élus du groupe Front national se sont inscrits. Par un message téléphonique de ce jour, 16 novembre, le conseil régional me fait savoir que, puisque deux élus du Front National sont inscrits, aucun élu ne pourra finalement participer à ce voyage » s’indigne à juste titre Wallerand de Saint-Just l’élu FN.

« La demande du FN aurait pu susciter légitiment le trouble. Pour préserver la sérénité de ces déplacements à Auschwitz, plus aucun élu – que ce soit du FN ou d’autres groupes – ni collaborateurs n’accompagneront les lycéens, excepté des membres de l’exécutif », justifie un proche de Valérie Pécresse.

Il est temps que la mémoire de la Shoah cesse d’être prise en otage par des partis politiques ou des organes communautaires, qui l’utilisent, et s’en servent comme faire-valoir.

Les morts de la barbarie nazie, qu’ils soient Juifs, Tsiganes, opposants politiques, homosexuels, ou handicapés doivent reposer en Paix.

Il est temps que les gardiens de cette mémoire refusent qu’elle soit entachée par des calculs politiques ou par une marchandisation honteuse.

Souveraineté d’Israël.

Israël a refusé l’entrée de son territoire à des élus français du PCF et des Insoumis au prétexte qu’ils venaient pour soutenir Marwan Barhgouthi et Salah Hamouri.

Marwan Barghouti est le chef des Tanzim (bras armé du Fatah) qui a fusionné avec la brigade des martyrs d’El Aqsa, à l’origine de nombreux attentats qui ont coûté la vie à des dizaines de civils israéliens dont les suivants :

2 mars 2002: Beit Yisrael, Jérusalem – 11 morts
5 janvier 2003: Arrêt de bus au sud de Tel Aviv – 22 morts
29 janvier 2004: Rehavia, Jérusalem, ligne de bus n°19 – 11 morts
14 mars 2004: Port d’Ashdod – 10 morts
Etc.
Après jugement, il purge une peine de prison à vie.

Salah Hamouri est un franco-palestinien, membre du FPLP, mouvement terroriste interdit en Israël qui a revendiqué de nombreux attentats.

Arrêté en 2005, il a été emprisonné pour avoir projeté d’assassiner le grand rabbin d’Israël.
Il a été libéré avec 1026 autres prisonniers palestiniens en échange de la libération du soldat Gilad Shalit fin 2011.

Il est revenu en France, et malgré son interdiction de territoire, il a pris le risque inconsidéré de remettre les pieds en Israël. Il est actuellement détenu administrativement dans l’attente de son renvoi en France ou d’un nouveau procès.

Pour ceux qui pensent que le FPLP est une association de bienfaisance, rappelons quelques attentats revendiqués par le mouvement de Hamouri :

27 août 2001 – assassinat de Meir Lixenberg, responsable de sécurité de quatre colonies de Cisjordanie
18 octobre 2001, un commando du FPLP assassina à Jérusalem, le Ministre du Tourisme, Rehavam Zeevi, membre du parti Moledet, pour venger la mort d’Abu Ali Mustafa. C’est le premier meurtre d’un ministre israélien par un groupe palestinien.

16 février 2002 – Attentat suicide dans une pizzeria à Karnei Shomron (3 morts et 30 blessés)
27 avril 2002 – Des combattants du FPLP sont rentrés dans des maisons du Kibboutz Adora et ont tiré à bout portant (4 morts et 7 blessés)
19 mai 2002 – Attentat suicide dans un marché à Netanya (3 morts et 59 blessés)

20 juin 2002 – Un homme est rentré dans une maison à Itamar et a tué un homme, ses trois enfants et un voisin (5 morts et 2 autres enfants blessés)
24 avril 2003 – Attentat suicide devant la station de train de Kfar Saba (1 mort et 13 blessés)
11 mai 2003 – Tir sur le conducteur d’une voiture près d’Ofra.

25 décembre 2003 – Attentat suicide à un arrêt de bus près de Petah Tikva (4 morts et plus de 20 blessés)
27 février 2004 – Deux hommes sont tués par balles dans leur voiture sur la route Lahav-Ashkelon (2 morts)
1er novembre 2004 – Attentat suicide au marché Carmel à Tel Aviv (3 morts et plus de 30 blessés)
18 novembre 2014 – le FPLP revendique le massacre dans une synagogue de Jérusalem. (4 fidèles juifs et un policiers sont tués. 7 civils sont blessés)

29 juin 2015 – Attaque contre une voiture transportant des civils israéliens. 4 personnes sont blessées, dont une qui décède le lendemain à l’hôpital.
Le gouvernement israélien élu par le peuple israélien a jugé que ces élus français, tous militants pour le boycotte d’Israël et dont l’objectif avoué était de soutenir des terroristes devenaient de facto, personae non grata sur le territoire israélien.

Le Quai d’Orsay

Alors que la France vient seulement de sortir de l’état d’urgence qui a duré plus de 2 ans, et qu’une Loi d’exception a été promulguée le 31 octobre dernier pour lutter contre le terrorisme.

Alors que des Français affiliés à Daesh sont liquidés par des forces spéciales pour éviter leur retour en France.
Le Quai d’Orsay a réclamé la levée de cette interdiction de territoire au nom de la Liberté.

On aurait aimé que ce même Quai d’Orsay s’offusque des interdictions de territoires faites à des Français juifs qui désirent se rendre paisiblement et sans faire de politique dans des pays arabes.

Ce même Quai d’Orsay se serait grandi s’il avait réagi avec fermeté contre les discours de l’Iran du Hezbollah ou du Hamas appelant à la destruction de l’Etat d’Israël et au massacre des Juifs.

François de Rugy, Président de l’Assemblée Nationale a justement précisé : « Israël est une grande démocratie par ailleurs, il y a un Parlement en Israël dans lequel il y a des débats très vifs et avec des représentants, y compris de ceux qu’on appelle les Arabes israéliens, qui donc ont leurs députés », mais il fait fausse route lorsqu’il en déduit « qu’il puisse y avoir des députés français qui puissent se rendre sur place ».

En France aussi nous avons des opposants à la République comme Houria Bouteldja du mouvement des Indigènes de la République et de nombreux autres, mais que ferait le gouvernement français si une délégation d’élus saoudiens ou algériens désiraient venir en France pour apporter leur soutien à Salah Abdelslam ou Abdelkader Merah.

Nul doute que le ministère de l’Intérieur leur interdirait notre territoire en arguant que nous n’autorisons pas des élus étrangers à s’immiscer dans des affaires touchant à notre sécurité nationale.
Et il aurait raison.

Mais dans la tête des fonctionnaires du Quai d’Orsay, vieille maison gardant les stigmates d’un autre temps, l’Etat Juif est toujours le Juif des Etats, unique en son genre, à qui on demande ad vitam aeternam de se justifier devant le tribunal des nations.