La nouvelle escalade dans la bande de Gaza et le nouveau déluge de roquettes contre les villages israéliens prouve que le Hamas n’a aucune intention de signer avec Israël une trêve à long terme.

Les affrontements se poursuivront jusqu’au jour où le mouvement islamiste prendra le pouvoir également en Cisjordanie ou disparaîtra par la force des armes à Gaza.

Aucune autre issue tangible n’apparaît à l’horizon. Toutes les tentatives de l’Egypte ou du Qatar d’aboutir à la cessation totale des hostilités sont vouées à l’échec car le Fatah de Mahmoud Abbas s’oppose à offrir ce privilège au Hamas.

Aucune réconciliation entre les deux frères ennemis ne sera possible sur le terrain tant que le Hamas ne remet pas définitivement ses armes. Aucune solution humanitaire et économique ne pourra être prise sérieusement en considération tant que le mouvement islamiste gère la situation et terrorise sa propre population.

Les spécialistes du monde arabe ainsi que les dirigeants européens se trompent en pensant que le Hamas pourrait reconnaître un jour l’existence de l’Etat juif. Le Hamas est un mouvement religieux fanatique et une filière de la confrérie des Frères musulmans. Il ne souhaite aucun compromis et ne cherche que sa propre survie. Toute trêve n’est pour lui qu’un ballon d’oxygène pour pouvoir se réorganiser, s’armer et préparer le nouveau round.

Depuis 2008, nous avons mené trois opérations militaires dans la bande de Gaza mais la trêve est à chaque fois violée brutalement par le Hamas.

Chaque jour, des cerfs-volants bourrés d’explosifs brûlent des champs d’agriculteurs et détruisent toute plantation et les tirs de roquettes se poursuivent. Les raids ponctuels effectués par Tsahal n’apportent pas non plus de solution car le Hamas les utilise pour gagner des points au sein de l’opinion internationale.

Les dépêches alarmantes qui diffusent sur la mort de « bébés » et de « femmes enceintes », reprises automatiquement et sans vérification par les agences de presse et surtout par l’AFP, démontrent un comportement cynique et macabre pour pouvoir jouer sur les sentiments des décideurs et des ONG. Aucune image ne diffuse le côté israélien. Le Hamas pratique aussi cette tactique en marchandant le rapatriement des corps des soldats israéliens.

Le Hamas et le Djihad islamique sont encouragés et financés par le Turc Erdogan, et les Ayatollahs d’Iran.

A chaque fois, nous assistons au même scénario sans voir la fin des hostilités. Cachés peureusement dans des bunkers, les dirigeants du Hamas tiennent toujours en otage leur propre population et aggravent la crise humanitaire. Ils utilisent femmes et enfants comme boucliers humains mais la presse internationale et l’Union européenne préfèrent condamner Israël pour avoir osé se défendre contre les agressions du Hamas et les violations de son propre territoire souverain.

Aucune pitié ni compassion à l’égard de cette bande de terroristes assoiffés de haine et de sang qui continuent à penser qu’ils demeurent toujours impunis.

Il est temps de mettre un terme à cette situation intenable qui se déroule quotidiennement à une cinquantaine de kilomètres seulement de Tel-Aviv. Il est aussi absurde de mener une vie paisible au centre du pays et ne pas être solidaire des habitants des kibboutz et villages du nord du Néguev.

La presse française de gauche comme celle du journal israélien Haaretz, référence des correspondants étrangers, préfère écrire de longs articles sentimentaux sur la détresse des enfants palestiniens plutôt que sur les gamins israéliens vivant quotidiennement dans la terreur.

Le Hamas devrait comprendre une fois pour toute qu’il n’existe aucun parallèle avec la force de Tsahal et que sa retenue qui freine une opération de grande envergure ne devrait pas être interprétée comme une faiblesse ou un désarroi. A chaque moment voulu et sans contrainte, Tsahal pourra utiliser sa force de feu.

Le gouvernement devrait réagir avec force et sans pitié. Il ne devrait pas prendre au sérieux les condamnations et les critiques à son égard, ni les considérations politiques ou électorales. Il s’agit d’un combat existentiel et légitime.

D’ores et déjà il faut lancer un ultimatum aux chefs terroristes du Hamas et du Djihad islamique : « désormais vous êtes à nouveau dans notre collimateur et vous serez ciblés et éliminés si les hostilités se poursuivent. »

La guerre contre le Hamas et ses chefs devrait être totale et sur tous les plans. Elle se poursuivra jusqu’au jour où ce mouvement islamiste cessera définitivement ces actions terroristes, et les villageois israéliens pourront vivre en sécurité absolue.

Cet article a été publié le 9 août 2018 sur le site http://jcpa-lecape.org/