L’assemblée générale (AG) des Nations-Unies (ONU) a donné lieu aux discours des chefs d’Etats. Parmi les plus significatifs, ceux, antagonistes, du président de la République française Emmanuel Macron et du président des Etas-Unis d’Amérique (USA) Donald Trump.

A cette occasion, le président américain s’est focalisé sur la nécessité d’en terminer avec le régime autocratique iranien, la poursuite des négociations avec la république populaire démocratique de Corée (du Nord), la défense de l’existence de l’Etat d’Israël et la conduite de l’économie mondiale à la faveur des intérêts américains.

De son côté, le président français a insisté sur l’urgence du respect des traités relatifs à l’écologie universelle, aux Droits humains et au multiculturalisme international.

Les deux discours pourraient s’avérer complémentaires s’ils ne subissaient deux anomalies.

La première concerne les contradictions entre les thèses françaises et leurs applications. Ainsi, par exemple, des proclamations de l’Exécutif français sur le caractère humainement obligatoire d’accueil des réfugiés par les Etats sollicités alors même qu’en pratique, la France procède par tergiversation et circonvolutions face aux navires d’immigrants aux larges des côtes françaises.

La seconde concerne la contradiction des diplomaties française et américaine. Alors que Washington souhaite isoler les régimes non-démocratiques appelant à la guerre, Paris préfère composer avec eux aux fins d’améliorer le sort des populations et maintenir ses avantages commerciaux.

Au-delà du conflit commercial, économique et financier que se livrent les USA d’une part et l’Union-Européenne et la France d’autre part ($ contre €) il s’agit bien de différences idéologiques et diplomatiques catégorielles.

Sans éluder le rôle des intérêts commerciaux, financiers et économiques des Etats protagonistes, il n’en reste pas moins que la position française est délicate au regard de la charte des Nations-Unies. Celle-ci, pour silencieuse qu’elle soit, n’en demeure pas moins vivante et plus que jamais d’actualité. Elle prohibe la résolution des contentieux entre Etats par voie de guerre.

Or, la composition, la tolérance, la patience affichées par la France ; ses alliés à l’égard d’Etats la plupart du temps autocratiques, hurlant de façon obsessionnelle leur volonté de destruction d’autres Etats qui ne leurs conviennent pas contrevient à la charte des Nations-Unies comme à la réglementation internationale sur l’organisation de la diplomatie mondiale. Elle s’apparente à un soutien à des dictatures bellicistes.

Ces antagonismes et ces contradictions, affichées depuis la tribune de l’AG de l’ONU, constituent une difficulté supplémentaire à l’exécution des principes fondamentaux de la société universelle, à la paix mondiale et au respect des Droits des peuples à vivre libres.