Israël vient de reconnaitre qu’il fournit une aide humanitaire aux rebelles syriens.

Mais dans la situation extrêmement complexe qui prévaut dans cette région, où tout le monde se bat contre tout le monde, on peut se demander lesquels des rebelles Jérusalem soutient de facto contre Bachar Al Assad.

Essayons de comprendre.

Il semble bien qu’il s’agisse du front Al Nosra, pourtant lié à Al Qaïda et qu’il y aurait d’après le Times of Israël, un accord d’armistice, dont les Etats-Unis, la Jordanie et Israël auraient assuré la médiation, entre les Druzes et ce Front Al Nosra, que Bachar Al Assad et Hassan Nasrallah chef du Hezbollah, font tout pour torpiller et ranimer les hostilités entre la communauté Druze du Golan et Israël, d’une part et les Syriens rebelles du Front al Nosra, de l’autre.

Situation confuse donc sur le Golan syrien, alors qu’on se dirige à peu près surement vers la disparition de la Syrie telle que nous la connaissions et que l’avaient dessinée il y a près d’un siècle MM Sykes et Picot. Il y a déjà une partition de fait.

Malgré l’appui du Hezbollah et le soutien de l’Iran, les forces fidèles à Assad ne cessent de reculer depuis plusieurs mois, au nord-ouest, au sud et au centre. Elles ne contrôlent plus que 20% du territoire syrien et Assad ne peut espérer au mieux que de conserver un état croupion, le long de la côte autour de la zone où les Alaouites auxquels il appartient sont concentrés.

L’État Islamique qui gouverne actuellement un territoire de près de 300.000 km2 ne donne pas de signes d’essoufflement et l’on peut avec le « Courrier international » se poser la question : Et s’il venait à gagner ?

C’est fort possible. La guerre aérienne que lui fait la coalition a montré ses limites, l’expérience ayant prouvé qu’une guerre ne peut se gagner que par des opérations au sol.

Les Occidentaux échaudés par leurs expériences précédentes se refusent à les envisager et les états arabes n’ont pas été capables jusqu’à présent de monter une telle opération.

Et le Daesh qui fête son premier anniversaire, continue à prospérer étendant ses tentacules dans toutes les directions. On le voit avec l’importance du territoire qu’il contrôle et avec les nombreux attentats qu’il revendique un peu partout dans le monde, les derniers en horreur étant la décapitation d’un industriel français, cet épouvantable massacre de touristes sur la plage tunisienne de Sousse et mardi ce désastre de l’armée egyptienne qui perd 70 hommes dans le Sinaï.

L’État Islamique est parti à la conquête du monde et personne ne semble en mesure de l’arrêter, alors que si l’on en croit Ehoud Barak, ancien ministre de la défense et ex-chef d’état-major de Tsahal, si on en avait la volonté et si l‘on y mettait les moyens il serait défait en deux jours!!!!