Par décision du tribunal militaire de Tel Aviv, ce soldat qui avait achevé un terroriste « au couteau » qui gisait au sol après avoir été blessé par un autre soldat en riposte à l’attaque,a donc été condamné à une peine de prison ferme de dix-huit mois.

Le public, après le prononcé du jugement, entama soudainement la Hatikva, pendant qu’au-dehors plusieurs centaines de manifestants exprimaient leur désarroi.

Cela a été semble-t-il une décision de justice « mi-figue mi-raisin ». Ce qui est frappant, c’est que le père du terroriste lors d’une interview s’est permis de critiquer cette décision, en qualifiant lui aussi de meurtre les faits reprochés au jeune soldat franco-israélien !

J’aurais eu à défendre l’accusé, j’aurais probablement qualifié la réaction de ce dernier comme étant faite sous le coup de l’émotion et sans aucune intention d’achever ce terroriste, qui a récolté « ce qu’il a semé » :la mort.

Le pays est ébranlé par ce jugement. Tout compte fait, le tribunal ne pouvait pas ne pas condamner l’accusé.

Une décision peut-être plus forte mais avec sursis aurait vraisemblablement satisfait tout le monde, et surtout la famille du jeune soldat resté courageux pendant toute la procédure.

Aller en appel apparaît risqué et mieux vaudrait selon moi y renoncer pour le moment venu, et solliciter une grâce de l’autorité supérieure.

Avec le temps cette affaire sera apaisée et les soldats, comme l’a écrit un journaliste réputé, ont à gagner une guerre, pas à « gagner » devant un tribunal.